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Rédiger ! Rédiger son projet !

Entreprendre

Rédiger ! Rédiger son projet !

Choisissez la manière qui vous conviendra le plus, mais rédigez ! Sur l’ordinateur, sur des feuilles, sur un carnet qui vous suivra partout … A chacun sa technique, mais surtout n’oubliez pas de poser des mots.

Structurer ses pensées et son projet

Je repense souvent à ce professeur d’allemand qui a miné une partie de mes heures de langue au collège avec son esprit fermé et ses radotages que toute la classe a supporté. Mais s’il est une expression qu’il avait l’habitude de nous sortir à chaque fois que nous butions des mots lors de nos prises de parole, c’est « ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément ».

Justement, pour bien concevoir les choses, il est utile de les marquer par écrit, de les retravailler (vous me voyez venir avec la notion de pitch ?) pour être ensuite capable de les exprimer clairement à vos interlocuteurs.

Et puis, pour tous ceux qui n’ont encore pas les idées claires ou qui ont 10 idées à la minute, c’est aussi un moyen de se décharger de toutes ces pensées pour avancer, les mettre dans des cases où elles iraient bien … Communication, graphisme, administratif, compta … Il y en a pour tous les goûts !

Avoir une base pour construire

Si je conseille vraiment d’écrire, c’est parce que garder les traces de sa réflexion peuvent aider en cas de doute ou d’appréciation sur un sujet précis.
C’est de ce document que tout va partir, tout va se construire.

Et puis, voir son évolution sur quelques mois est aussi primordial car il permet de se donner un coup de fouet quand il y en a besoin. De se redonner des objectifs si les choses piétinent.

C’est une fondation, et comme pour toutes les fondations solides, le qui, le quoi, le pourquoi et le comment sont des questions auxquelles il faut répondre !

La rédaction de mon projet, pour inspiration …

Pour rentrer dans le détail de ce document que je trouve fondateur, j’ai choisi de partir de ma propre expérience, afin de vous donner quelques éléments qui je l’espère vous simplifieront le travail sur votre propre projet.
Ce projet très détaillé n’est donc pas à mettre dans toutes les mains, mais plutôt à garder pour vous ou pour vos très proches. Pour vos autres interlocuteurs, vous pouvez concocter un autre document. Petit bonus à la fin de cet article !

Mon projet étant un projet artisanal de vente de produits et de prestations, il est donc à modifier et à adapter à vos projets.

Voici les parties que contient le document fondateur de mon projet :

-Moi, mon idée, mon projet : parler du porteur de projet, de son parcours, les réflexions menées et les objectifs qui en ont découlé, l’envie d’incarner des valeurs, m’angle choisi pour le projet, les activités de l’atelier, les matières travaillées, le positionnement marketing

-Ensuite, dérouler ses valeurs essentielles, l’objectif immédiat du projet (dans mon cas l’idée a été de créer une marque)

-J’ai ensuite parlé de l’identité visuelle de la marque

-Le site web (des détails sur sa conception)

-Le marketing

-Ensuite j’ai déroulé les différents champs de mon activité avec mes inspirations, les produits envisagés,

– Les fournisseurs

-Chiffrage et besoins en matos

-Les concurrents

-Le pitch du projet

-Communiqué de presse ou présentation du projet

Comme vous avez pu le voir, ce document a été pour moi un document fourre-tout détaillé au maximum de mes idées et de mes recherches au tout début de la création du projet.
J’ai bien sûr depuis revu toutes les rubriques plus en détail mais au moins dès le départ, j’ai fait un gros travail de structuration de mes idées.

Bonus : le document « recap’ »

A côté de ce document fondateur dont je viens de vous parler, j’ai aussi pris le temps de faire un document « recap » que j’ai pu envoyer à des personnes sollicitées pour m’aider sur tel ou tel point. C’est grâce à ce document que j’ai réussi à ouvrir des portes parfois fermées, rencontré des personnes diverses qui ont pu me donner des conseils ou m’aider concrètement.
Le but était à la fois de me présenter, mon parcours, puis mon projet. Le tout expliqué de manière claire et dynamique, car on n’attire pas de l’aide en faisant pitié !
Même quand on va chercher de l’aide un peu en désespoir de cause parfois (ce qui demande de l’humilité et peut parfois faire peur), on doit être enthousiaste !

Entreprendre : par où commencer ?

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Entreprendre : par où commencer ?

Bon ça y est, je lance mon projet. J’en parle autour de moi avec des retombées plus ou moins agréables (lien article tu es devenue cinglée).

La page est blanche qui ne demande qu’à être griffonnée, tout est possible mais rien n’est fait. Toutes les idées se mélangent, la liste des choses à faire se remplit à vue d’œil à chaque « tempête de cerveau » (ou brainstorming) et la paralysie peut guetter.

Je pars ici encore, comme pour tous les articles de ce blog et à fortiori de cette rubrique, de ce que je connais, de ce que j’ai vécu. Je parle donc plus particulièrement à ceux qui ont le plus besoin de soutien, ceux qui entreprennent seuls.

Tout est à faire, que faire ?

Se détendre

Garder son calme et son énergie pour mener la course de fond qu’est l’entrepreneuriat sont indispensables.
A chaque moment de doute, se poser la question du « pourquoi » est la priorité.
C’est la ou les réponse(s) à cette interrogation qui seront vos moteurs. Car au fond, il n’y a pas de fumée sans feu. Alors, retrouvez ce feu !

Prendre le temps de réfléchir

Et puis vient le temps de la réflexion sur tous les sujets. Car un projet entrepreneurial englobe tout, la vie professionnelle comme la vie personnelle. Et des sacrifices, il va sûrement falloir en faire un peu plus qu’ailleurs. Au début tout du moins.
Comment faire ? Quoi faire ? Dans quel ordre ?
C’est justement là que les choses sérieuses commencent.

Débroussailler les idées …

Il faut débroussailler, débroussailler encore, pour mettre en place un plan d’action.
Des actions à réaliser sur de petites échéances pour commencer ; pour mélanger le « réfléchir » avec « l’agir ».
Selon vos préférences, il faut écrire sur des notes, sur des documents word ou sur des feuilles en papier. Faire des parties, des sous-parties. Ou alors noter tout en vrac et ranger après.

Pour ma part, j’ai commencé à rédiger un document de base de mon projet.

Qui suis-je ? Quel est mon projet ? Le nom de celui-ci ? Sa forme juridique ? Quelles valeurs je vais mettre dans ce dernier ? Quels seront mes produits ou mes prestations ? Mes fournisseurs ? Mon marketing, ma communication ?
J’ai en parallèle pris des feuilles blanches pour travailler sur chaque produit ou prestation, en notant toutes mes idées. Et en commençant à noter tout un tas d’informations au hasard qui me venaient en tête.
J’ai ensuite sur une feuille fait un plan d’action à 1 semaine, 2 semaines, 3 semaines, 1 mois etc.
Petit à petit, j’ai donc construit mon projet en revenant ajouter des informations dès que possible.

Ma to-do liste s’est complétée aussi et j’ai commencé par agir.

Quoi qu’il en soit, écrire permet de poser pour laisser reposer, et pour avancer, donc. Si vous n’en avez pas l’habitude, essayez, vous verrez que la méthode porte ses fruits ! Et fait avancer !

… Et ne pas se limiter

Surtout, l’idée est de noter tout ce qui nous passe par la tête. Sans limitation, au contraire, laisser libre court à l’imagination … C’est en rêvant haut que l’on atteint les sommets !

Souvent, quand on commence une telle aventure on est focalisé sur la tâche immense qu’il reste à faire. Ce qui peut faire peur.
Mais au contraire, mieux vaut tout noter, pour voir petit à petit les choses de manière plus réalistes. Un projet n’est pas tout beau directement, il est le fruit d’essais, d’échecs, de compétences, d’expérience.

Je garde précieusement mes premières pages griffonnées anarchiquement ou mes documents informatiques où les infos se recoupent et se mélangent !

Parfois je les ouvre et je mesure le chemin parcouru !

Faire un point sur soi

Tout cela permet aussi de faire un point sur soi.
Quelle est ma situation professionnelle ? A court terme, à plus long terme comment je vois cela ?
Quelles sont mes compétences pour monter mon projet ? Où sont mes failles ? Ai-je besoin d’aide ? De quel type de personnes ? Ai-je déjà des contacts ou non ?
Quelles sont mes forces ? Mes faiblesses ? Comment puis-je les mettre en valeur ou les combler ?

Agir

En fonction des éléments rassemblés suite aux différentes étapes évoquées tout au long de l’article, vous avez des éléments pour agir.
Faites au plus pressé, au plus facile aussi et entrer dans le dur petit à petit.
Parlez avec d’autres qui vous ont précédés dès que vous le pouvez, glanez des conseils, des avis.
Et puis, pensez administratif rapidement, car tout n’est pas si simple et prend du temps.

Le côté financier est aussi une vaste question mais à mon avis, elle vient après les étapes décrites plus haut. Rêvez pour l’instant ! Rêvez !

 

Tu es devenue cinglé(e) ?

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Tu es devenue cinglé(e) ?

Ça y est, les gros verrous ont sauté (Si vous souhaitez découvrir les miens, c’est ici !). La décision est prise, je me lance pour de vrai dans la construction de mon projet. J’ai la boule au ventre et en même temps je suis heureuse.

J’ai quand même passé en début de mois 3 entretiens pour un poste en CDD dans une grande maison d’édition. Une façon pour moi de satisfaire mes parents qui souhaitent que je travaille comme tout le(ur) monde dans une boîte ? Sûrement ! Mais aussi une manière de me prouver que si je veux un poste je peux l’avoir, et que mon projet est un vrai choix, résultant d’une vraie vision et pas une situation par défaut.

Enfin, vous me direz, monter une boîte quand on n’est pas trop sûr de le vouloir, ça ne dure qu’un mois ! Une vraie course de fond, ça ne se prend pas à la légère !

Revenons à nos moutons ! J’ai donc vu mon éventuel N+1, mon éventuel N+2 et enfin une RH du groupe. Comme ils cherchaient le mouton à 5 pattes pour un temps déterminé, en le payant très mal, j’ai refusé. Je vous en parlais dans un article #ConfessionsIntimes ici même d’ailleurs.

Tout le monde m’a prise pour une cinglée, mais moi au fond j’étais libérée. Une « chômeuse » qui refuse un poste ????

Ou juste une fille qui a envie de croire en ses capacités, et qui va se bouger pour faire devenir son projet réalité. Alors, j’ai annoncé à tous ceux que je croisais que « je me lançais ». Mon égo était regonflé de ces entretiens intéressants qui avaient su mettre en valeur mon parcours atypique.

Et là, j’ai rencontré plusieurs espèces de personnes !

Les « emballés »

Ce type de personne est celui qui fait un bien fou ! C’est eux qu’il faudra aller solliciter pour une écoute bienveillante au moment des doutes, mais aussi des grandes joies. Pour se réjouir ensemble !

Ils y croient, ils sont à fond, c’est génial !

Les « heureux pour toi »

Il y a ceux qui ne s’imagineraient jamais à notre place mais qui ont envie de comprendre et qui nous font confiance. Sans être complètement emballés, ils savent se réjouir de la joie de nous lancer que nous essayons de leur communiquer.

Les « interrogatifs »

Ces derniers essayent de comprendre mais ils ont plein de questions. Au fond, ils doutent du projet. Par leurs questions, nous pouvons les remercier car ils nous mettent à l’épreuve. Gare au pitch pas préparé, leur sentence pourrait nous faire du mal.

Ils penchent plutôt pour le non, sans vouloir non plus nous accabler. Peut-être que la suite du projet les fera changer d’avis ?

Les « j’ai peur pour toi »

Cette catégorie de personne est celle qui à priori fait le plus de mal pour la confiance en soi. On les sent à côté de la plaque, enfin, à côté de notre plaque. Plutôt fermés bien souvent, sans réelle volonté de comprendre ce qui se passe en nous pour que nous nous lancions.
Il faut se parer d’un beau bouclier pour ne pas prendre en pleine face leurs remarques qui nous feraient bien trop de mal émotionnellement.

Il est judicieux à mon avis de ne pas trop fréquenter ce genre de personnes en phase de lancement de l’activité. Leurs paroles ne font pas avancer les choses, contrairement aux interrogatifs, et fait même naître une culpabilisation inutile.

 

Je remercie pour ma part chacun des types de personne que j’ai rencontrées, car la plupart m’ont permis d’avancer. D’aller plus loin ou de me muscler !

Ce que j’aimerais vous dire, c’est de ne pas vous arrêter devant les réactions qui vous font mal. Certains ne vous comprendront jamais car ils n’ont pas la volonté ou tout simplement que leur schémas de pensée ou de vie est si éloigné du vôtre qu’ils n’arrivent pas à se mettre à votre place pour vous comprendre. Ils pourraient au moins se réjouir pour vous et vous faire confiance, mais ça c’est encore une autre histoire.

 Alors, nourrissez-vous des remarques, des discussions de ceux qui vous veulent du bien et qui vous aiment réellement. Vous ne pensez pas ?

 

Leur soutien sera un précieux allié et leurs oreilles de douces compagnes !

Les verrous sautent, la petite musique devient chanson !

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Les verrous sautent, la petite musique devient chanson !

En janvier dernier, j’ai eu la chance d’effectuer une formation professionnelle qui a été pour belle moi une belle passerelle entre une envie de longtemps que j’avais déjà commencé à débroussailler quelques mois auparavant (juste avant d’ouvrir ce blog) et le projet qui prend forme depuis.

Enfin, je vous dis cela mais me lancer réellement n’est pas venu en un jour. Petite analyse des blocages qu’il a fallu surmonter pour me lancer !

Quoi faire ?

Si je sais depuis l’adolescence que j’aimerais être libre dans mon travail, j’étais partie sur le domaine juridique. Mais pendant mes études, j’ai souvent rêvassé à autre chose. Une activité manuelle qui me permettrait aussi de faire travailler mes méninges.

Le temps passant, les difficultés à savoir « quoi faire », m’ont fait entrer dans une phase d’introspection. Grâce à certains amis qui m’ont ouvert les yeux chacun à leur manière, j’ai fait un peu plus connaissance avec moi. J’ai accepté les remarques parfois douces, parfois dures. Et, à grands renforts de bouquins, j’ai essayé de répondre aux questions : « Qui suis-je ? », « Quels sont mes intérêts ? », « Quels sont mes besoins ? », « De quelle manière ai-je envie de vivre maintenant et plus tard dans l’idéal ? », « Quelles sont mes compétences ? ».

En attendant, je continuais les expériences en stage ou de travail. J’ai entrepris de me former sur des sujets que j’avais envie de découvrir et puis j’ai pris confiance en moi, en ma capacité à poser des choix et à faire pivoter ma vie.

J’ai ouvert ce blog, je suis partie rencontrer des gens et voir du paysage et puis en rentrant j’ai fait le point. J’ai su que j’aimerais essayer de combiner plusieurs activités répondant chacune à une aspiration profonde à laquelle je souhaite m’attacher dans ma vie professionnelle.

Le chemin s’est dessiné au fur et à mesure. Patience !

La peur de sortir du rang

Mais au fond, si je me prenai à rêver, demeuraient des freins. Derrière la peur de sortir du rang, la peur de ne pas être pareil. Mais pareil que qui en fait ? Parce que nous sommes tous différents.
Nous sommes le fruit de notre éducation, imprégnés par les trajectoires et l’ambiance familiales. Nous devons implicitement en tant qu’enfant, rendre fiers nos parents et leur rendre la monnaie de tout ce qu’ils ont fait pour nous depuis notre naissance.

La pression est plus ou moins forte selon les familles, elle est différente. « Réussir » à occuper un poste à responsabilité pour satisfaire des parents qui se sont privés ? Suivre les traces d’un membre de la famille ? Reprendre une entreprise familiale ?

J’ai mis pour ma part du temps à me dire que le sens de ma vie m’appartenait, avant même d’appartenir à ma famille. Certes, nos choix à tous engagent nos proches et même au-delà, car nous vivons au sein d’une société. Sans toutefois rentrer en rébellion avec les uns et les autres, j’ai eu la force de me convaincre que je devais tenter mon aventure entrepreneuriale le jour où j’ai eu la force d’expliquer pourquoi j’allais le faire maintenant et arrêter de repousser.

Le manque de soutien familial

J’ai l’idée, je me sens capable d’y aller, mais je sais qu’il me manque un truc. Il me manque du soutien. Je sais que ce projet est le mien, mais je sais aussi qu’il va me demander beaucoup d’investissement personnel et va donc me mettre à l’épreuve.

Ça fait beaucoup à porter toute seule, et je sais que j’aurai besoin d’eux.

Mais voilà, nos choix et nos envies ne sont pas toujours partagés par notre famille, surtout par elle d’ailleurs. Parce que le lien familial est puissant, aussi puissante sont les réactions de sa famille à un choix. Que la réaction soit positive ou négative.

Personnellement, j’ai commencé à travailler concrètement sur mon projet mi-février en contactant des fournisseurs, en allant à des réunions d’associations d’aide à l’entrepreneuriat, en rédigeant la genèse de mon projet, …

Ce n’est que lorsque mes parents m’ont dit qu’ils me soutiendraient début mars, que je me suis sentie libérée d’un poids et que le déblocage a opéré.

Depuis un certain temps déjà j’attendais sans trop me l’avouer, le soutien que je n’avais pas.

L’incompréhension de certains amis

Et puis il y a les amis. Ces compagnons des grandes joies et des grosses galères. Ceux avec qui nous passons des bons moments d’aventure, de belles parties de rires, des week-ends ou des vacances.

Ceux qui posent un regard d’ami sur nous quand nous leur demandons, ceux qui écoutent nos petits secrets et qui percent les mystères de notre personnalité à force de paroles échangées et de moments passés ensemble.

Parfois, l’ami peut faire mal. Il n’arrive pas à se mettre à notre place et à comprendre ce qui motive ce grand saut dans l’entrepreneuriat. « Mais tu plaisantes là du coup ? », « Et nos vacances, ta vie, ton avenir ? » … Comme si nos choix engageaient leur vie ?

Comme si nos choix les mettaient en face de leur propre vie, de leurs propres choix ?

Il y a des comportements qui laissent songeur et des paroles qui vont trop loin. Comme beaucoup de choses, l’amitié ça passe, et ça repasse.

Ca fait mal, mais parfois prendre ses distances est la meilleure des décisions.

Mon quotidien ?

On l’entend de la bouche des autres, puis on le vit. Et là ça change tout. Le quotidien d’un entrepreneur est souvent bien rempli.
Certains prennent beaucoup de risques financiers notamment mais sont rémunérés. D’autres ont moins besoin d’investir mais le démarrage de l’activité est long et peu rentable.

Quoi qu’il en soit, pour tous, c’est un saut avec une prise de risque au bout des pieds. C’est un quotidien parfois chargé, des horaires étendus, une vie sociale qui en prend un coup, des insécurités financières.

Allez donc louer un appartement quand vous vous lancez ! Demandez un prêt pour investir dans les travaux de votre maison !

La liberté a un prix, parfois dur à gérer ! Ce n’est pas à sous-estimer.

Et mes cotisations retraite !

Le statut de l’entrepreneur est aussi spécial. Un problème ? Il ne touchera pas le chômage. Sa retraite ? Il devra y penser toute sa vie car son régime de retraite ne sera pas forcément très favorable.

Être entrepreneur, c’est avoir une vie différente, une vie qui nécessite peut-être d’être encore plus responsable. Une vie parfois dure financièrement car la faillite peut déborder sur le patrimoine personnel.

Alors, il faut parier, il faut relativiser, il faut tenter et remettre à plusieurs certaines contraintes pour oser !

Il y aurait encore tant d’autres blocages à surmonter. Chacun a les siens, mais ce qui est sûr, c’est que l’aventure est belle et qu’il faut oser ! Faire tomber les murs les uns après les autres sans lâcher, même en vacillant, et dans la mesure du raisonnable.

A chacun de bien se connaître pour évaluer ce qu’il est prêt à supporter ou non.

La petite musique …

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La petite musique …

Dans le creux de l’oreille, elle me titillait depuis un petit bout de temps, revenant de temps à autre, faire jouer sa mélodie. Je veux parler de la petite musique qui commence tout doucement à se faire entendre, de temps à autre, et dont le son monte à tel point que l’on est obligé de l’écouter. Car un jour, j’ai décidé de me lancer !

Cela vous dit quelque chose ? Ce petit truc qui chatouille les oreilles et qui remonte doucement vers la conscience …

Au cours des études, stages, expériences professionnelles, réussites ou des échecs, désintérêts puissants ou intérêts envahissants, on sent, on ressent, on affine.

Comme le sentiment d’être tantôt à sa place, tantôt comme un cheveu sur la soupe. Comme le sentiment que la voie est celle de la création de sa propre activité.

L’esprit interpellé

J’ai très vite ressenti pour ma part une sorte de grosse admiration pour ces gens qui sont à leur compte. Que tous leurs choix engagent (parfois beaucoup) et qui n’ont pas de filet de sécurité. Qui mettent parfois leur vie personnelle de côté un certain temps, capables de vivre des situations très inconfortables, pour aller au bout de leur idée, de leur projet.

Il y a quelque chose du courage et de la ténacité qui m’ont toujours interpellée !

Ils sont créatifs et créent de la valeur en repoussant les montagnes, ils n’ont pas d’yeux que pour eux et essayent bien souvent de servir, au-delà de leurs propres intérêts, les autres.

Car être entrepreneur, c’est surtout être en lien. Avec ses associés si l’on en a, avec ses fournisseurs, avec ses clients, avec son comptable, etc.

Être libre de défendre la veuve et l’orphelin, c’est cela que j’avais envie de faire. Sans placer cette idée comme une ambition ultime, mon stage de 3ème (attention !) ayant validé cette option comme possible, j’ai « fait du droit ». Avec en ligne de mire, même floue, de devenir avocate.

Tout au long de mon parcours, je me suis arrangée pour faire des choix qui me donneraient la liberté de choisir pour qui travailler, avec qui et surtout pour quoi. Enfin, c’est ce que je pensais un peu naïvement parfois. Car la réalité au sein des cabinets d’avocat est tout autre, vous vous en doutez bien.
Mon échec à l’examen d’entrée à l’école des avocats m’a fait prendre conscience qu’être avocate n’était pas la seule voie pour m’épanouir. Quoi faire ? Où aller ? J’ai donc mis mes lunettes et, petit à petit, ma vision s’est précisée.

C’est surtout de ces lunettes qui clarifient la vue dont j’aimerais vous parler, car je pense que cela pourra vous donner des billes si toutefois votre sac est un peu vide, ce qui est loin d’être rare.

Mettre ses lunettes pour suivre son chemin

Je suis persuadée depuis longtemps que lorsque nous ne sommes pas à notre place, beaucoup d’éléments ou d’événements nous le font savoir. Encore faut-il s’attarder un peu sur nos difficultés et nos errances et de chausser nos lunettes pour mettre en lumière tout ce petit bazar.

Dans le domaine professionnel qui est un monde compliqué pour beaucoup (je ne vous l’apprends pas) où projets à enjeux, rapidité, stress, tensions, luttes d’égos étouffées et tâches plus ou moins faciles se côtoient, il est parfois difficile de prendre le recul nécessaire pour faire le point avec soi.

Combien d’amis nous parlent de leurs difficultés à trouver un travail, combien se sentent instables du fait de contrats déterminés qui s’enchainent, combien sont épuisés par des rythmes hachés, combien n’aiment pas vraiment ce qu’ils font mais ils ont un train de vie à assurer, une position sociale à préserver coûte que coûte. Combien ne pensent tout simplement avoir comme seul horizon ce qu’ils vivent à l’instant.
S’ajoutent à cela, des passions, des grosses envies, des capacités sous-estimées et le temps qui passe, faisant croire pour acquise telle ou telle situation de vie.

Au-delà de l’aspect financier qui en pousse beaucoup à ne pas écouter la petite musique qui s’écoule au creux de l’oreille (et on les comprend bien), la peur du changement les saisit. Quand ce n’est pas la peur du regard ou la honte de prendre un virage sur une route toute droite.

Je suis assez frappée personnellement par cette ambiance que je ressens un peu partout quand je parle aux gens. Le travail, même si beaucoup invoquent les 35H comme pour dire qu’il n’occupe pas une grande place dans nos vies, occupe en réalité une belle place dans la vie de beaucoup. Et je me dis que si nous n’avons pas tous l’envie d’entreprendre, nous pouvons quand même tous nous questionner sur nos situations et nos réelles aspirations plutôt que de laisser couler parce que « je suis en CDI, que veux-tu que je fasse ? ». Pour arriver où ? Pour vivre quoi au final ?

Si ces phrases résonnent en vous, je vous laisse y repenser … Faire le point avec tout cela et revenir très bientôt par ici car nous allons poursuivre ces questionnements.

Rubrique entreprendre, deuxième lancement !

Entreprendre

Rubrique entreprendre, deuxième lancement !

Il est 15 heures, ce mardi 30 octobre 2018, je suis en train de travailler quand j’entends le bruit de la perceuse.

Je regarde à travers la fenêtre et je vois mon père dehors, en train de construire un outil en bois dont je vais avoir grand besoin pour mon activité naissante. Je mesure alors le chemin parcouru depuis le premier trimestre de cette année !

Cela me préoccupe depuis quelque temps déjà, et je sais que j’ai des choses à partager dans la rubrique « Entreprendre » du blog. Cette rubrique est celle que j’ai envie de faire vivre à l’avenir avant les autres, tout simplement parce qu’elle correspond à la réalité de ma vie depuis février/mars dernier.

J’aimerais alimenter les autres rubriques mais j’en ai moins le temps et je vais essayer de ne pas trop me disperser.

Pourquoi un deuxième lancement ?

Je souris en relisant le premier article de la rubrique datant de fin mars. A vrai dire, je venais de me sentir « prête pour l’aventure ». Et puis comme d’habitude, le temps a filé à une vitesse folle, les choses se sont enchaînées, j’ai commencé à écrire des articles que je n’ai jamais publiés et 7 mois après, je prends enfin le temps d’envisager de faire vivre cette rubrique.

Que va-t-on trouver dans la rubrique ?

J’ai maintenant un peu de recul sur un certain nombre de sujets touchant à l’entrepreneuriat, donc je vais écrire sur des sujets qui ne me concernent plus pour le moment (choix d’un statut juridique, choix d’un nom d’entreprise, dessin du logo, …) et puis, j’ai hâte d’écrire sur des sujets qui me concernent en ce moment. De pouvoir parler d’un sujet quand il me vient grâce à une situation que je vis.

J’aimerais aussi que cette rubrique soit l’occasion d’échanges, d’entraide si possible, d’écoute …

D’où vient mon envie d’écrire sur l’action d’entreprendre ?

Juillet 2017 et les mois qui ont suivi ont été rythmés sur le blog par mes rencontres lors de mon périple en France. J’ai pu engranger à ce moment-là des expériences de vie, des expériences d’entrepreneuriat ; le tout dans différents domaines.

Et puis, l’idée germait de mon côté depuis un certain temps, j’ai eu enfin la force de me lancer à mon tour.

  • Une activité dans la communication au sens large du terme (je peux écrire, ça vous le savez ; je peux créer des images, ça vous le voyez ; je peux mettre en place des sites internet ; …).
  • La création d’une marque de sérigraphie artisanale, L’atelier de SORG.

Le processus de création est long, les premiers produits n’ont pas encore vu le jour car je travaille encore dessus actuellement. Mais d’ores et déjà, vous pouvez aller visiter une première version du site, en mode « projet ».

Le voilà : https://www.latelierdesorg.com/

Et je vous fais même un petit cadeau, voici la vidéo tournée pour faire connaître le projet, et m’aider à le lancer !

 

 

Le rythme des publications

J’essayais d’avoir un planning éditorial bien ficelé, et je n’y suis jamais arrivée ! Si je publie deux articles par mois, en milieu de semaine, je serai ravie !

Si j’arrive à faire mieux, je vous préviendrai, n’en doutez pas 😉

 

Voilà, vous savez tout pour aujourd’hui …

A très vite pour trotter à travers l’entrepreneuriat