Étiquette : écologie

Entre liquide polluant et packaging, l’épine nommée fond de teint !

Beauté & Santé Vie de Style

Entre liquide polluant et packaging, l’épine nommée fond de teint !

Chères lecteurs, enfin, chères lectrices, car j’imagine que cet article vous intéressera un peu plus que ces messieurs ! Nous avons rendez-vous aujourd’hui avec la rubrique Vie de style pour parler teint !

Je ne sais pas vous, mais cela fait déjà plusieurs années que je suis assez mal à l’aise avec le packaging des fonds de teint.

Du plastique à n’en plus finir, des bouchons qui se cassent rapidement à force d’être baladés à droite et à gauche dans la trousse à maquillage … Et pourtant, bien qu’ayant une poudre à disposition, je ne me vois pas (encore) me passer d’un fond de teint liquide, couvrant et agréable. Peut-être que la transition me fera évoluer, mais je ne suis pas encore prête pour l’instant à faire sans, je crois !

Camoufler la réalité

Comme pour me dégoûter un peu plus, je viens de me racheter mon fond de teint chez Nocibé, une marque que j’apprécie malgré tout parce qu’elle me semble plus authentique que bien d’autres dont les prix des produits se situent dans le budget que je souhaite mettre pour mes produits beauté. Un budget pour l’instant assez léger, bien loin des achats Guerlain, Chanel et autres !

Cet achat est le dernier. Au fond, que sais-je de la composition de ce produit ? Ce n’est pas grâce à la petite étiquette illisible au dos du produit que je le saurai.

Au final, chez Nocibé comme chez d’autres concurrents, on vend aux clientes des produits sans les avertir de la composition de ces derniers. On imagine que tout ça n’est pas très beau à voir et que la pollution de l’environnement est bien réelle avec ce genre de produit …

Ce n’est pas comme si notre peau n’avait pas besoin de produits adaptés et sains, et d’autant plus celle du visage !

Une catastrophe écologique

Et puis tout est en plastique lisse et brillant. Franchement, est-ce raisonnable ?

J’ai donc décidé de casser mon ancien tube juste pour voir vraiment comme tout cela était fabriqué.

[La réponse]

 

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Inutile de vous dire qu’au-delà de l’aberration écologique que ce tube représente, j’ai récolté une bonne dose de fond de teint au fond du tube couleur argent que vous voyez sur la photo. Il y a donc en plus de cela du gaspillage, beaucoup de produit gaspillé.

Certaines marques proposent des tubes en verre. J’en ai déjà acheté mais cela n’évite pas le gaspillage puisque le produit a du mal à couleur le long des parois en fin d’utilisation. Et puis il faut aussi jeter le flacon. C’est mieux, mais pas suffisant !

La solution : recharger son flacon ?

Je crois que la solution serait de proposer des flacons en verre qui pourraient après être stérilisés (j’imagine), être rechargés ! Pour l’instant les marques ne le proposent pas, ou alors des marques peu accessibles en raison de leur prix.

Si vous avez des noms, je suis preneuse !

Qu’en est-il des fonds de teint bio ?

Si j’en suis là aujourd’hui, c’est que je n’ai pas encore trouvé vraiment ce que je cherchais … Certaines marques de produits « bio » proposent des fonds de teint, mais beaucoup s’arrêtent à la commercialisation de poudre …

La marque Weleda qui est une référence en matière de soin du corps et du visage par exemple, n’en propose pas.

Le groupe Léa Nature par le biais de la marque So Bio Etic commercialise une gamme de fonds de teint, mais là encore, on retombe sur le bon vieux tube en plastique.
Je ne sais pas ce que valent ces produits très abordables.

La marque Avril qui se revendique « marque française de beauté bio et naturelle » propose quant à elle des produits encore plus abordables. Les fonds de teint Avril sont en vente à 8€.
Là encore, je ne sais pas ce que ça vaut.

L’espoir (pour l’instant) vient plutôt de la marque Couleur caramel dont les efforts de packagings m’ont toujours surprise ! Si les fonds de teint Couleur caramel sont eux aussi conditionnés dans des tubes en plastique, la marque semble évoluer ! Elle propose des produits rechargeables, grâce à sa nouvelle collection « Signature ».

A quand le fond de teint fluide fabriqué avec des produits sains, rechargeable et à prix abordable ?

Avec Leax, la mode éthique au top !

Entrepreneurs Les faiseurs

Avec Leax, la mode éthique au top !

Lors de mon passage à Lyon cet été, je suis allée rencontrer Clément, le fondateur de la marque de vêtements responsables LEAX.

Un échange réalisé au « showroom » de la marque qui était jusqu’à la fin du mois Passage Thiaffait, en plein cœur de ce 1er arrondissement de Lyon qui n’en finit plus de créer.

Rencontre !

– – – –

TC : LEAX, qui ? Quand ? Quoi ? Comment ?

C. : J’ai effectué mes études en alternance dans une petite boîte de l’industrie électronique. Propulsé responsable marketing avec des responsabilités donc, j’ai eu envie de créer ma propre boîte.

J’ai toujours apprécié la mode et suis sensible aux messages sur l’écologie (sans être fanatique – rires!). Avec Leax, je mêle valeurs et mode.

Leax en images !

Je suis parti du constat que l’industrie textile est au monde, la deuxième la plus polluante après celle du pétrole. Il fallait donc faire autrement pour limiter l’impact de cette industrie sur l’environnement ! Nous

TC : Pourquoi avoir choisi « Leax » comme nom de marque ?

C. : Car ce n’est pas un nom trop franchouillard. Les engagements parlent pour la marque et la première valeur est le respect de l’environnement, avant le Made in France. Leax ça sonne bien, c’est simple et ça se retient facilement !

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TC : Sur votre site, ressortent 3 piliers qui constituent des engagements forts. Il y a tout d’abord la fabrication française, la distribution de produits écoresponsables et enfin la fixation d’un prix juste. Peux-tu nous en dire plus ?

C. : Oui ! Nous voulions des produits de qualité, durables et respectueux de l’environnement tout comme des êtres humains notamment.

Pour commencer, nous sommes certifiés OEKO-TEX notamment ce qui signifie qu’aucune teinture chimique n’est effectuée sur nos vêtements. Nos produits sont également en coton bio même si comme il ne vient pas de France, il est plus difficile de contrôler les filières.

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Au showroom, les produits Leax sont à côté de ceux d’une autre marque fondée par un ami de Clément.

Au fond, une certification ne veut pas dire grand chose, c’est plus l’engagement de nos fournisseurs qui sont des marqueurs de la volonté de mieux produire.

Concernant le prix, nous supprimons les marges pour aller directement vers le client. Enfin, nous produisons en France et donc participons à la création d’emplois dans les ateliers de nos partenaires et limitons les transports.

TC : D’ailleurs j’ai lu que la production était « sincèrement française ». Cela voudrait donc dire que certains ne sont pas sincères dans leur démarche ?

C. : Pas tous ! Le Made in France est attendu par les consommateurs et il faut se méfier. Certains mettent des étiquettes pouvant faire croire au Made in France alors que par exemple seule la couture du produit aura été faite en France.

De notre côté, nous ne rigolons pas avec ça ! Le design, le patronnage, la confection, la couture, les étiquettes … Tout est fait en France. Notre seule « faille » vient du coton car nous n’en produisons pas en France.

« Nous voulons permettre aux hommes et aux femmes de s’habiller de la tête aux pieds de manière responsable et Made in France »

TC : Comment se matérialise l’engagement du ramassage des déchets ?

C. : Pour chaque produit Leax acheté, 500 grammes de déchets sont ramassés en montagne. Nous sommes engagés avec Moutain Riders, une association savoyarde.

L’idée c’est de rembourser la dette à la nature car l’impact zéro dans l’industrie du textile n’est pas possible.

C’est un engagement concret, car nous finançons le ramassage de ces déchets. En un an d’existence, nous avions permis le ramassage de plus d’une demie tonne de déchets en montagne.

Chaque année, nous participons aussi aux « Mountain days ».

TC : La montagne, une passion en danger ?

C. : Oui, on le voit de plus en plus chaque hiver où les stations à petite et faible altitude ont beaucoup de mal à avoir un bon enneigement. Il faut déjà qu’elles réfléchissent à un nouveau fonctionnement pour continuer à faire vivre le tourisme car bientôt, on ne pourra plus skier sur leurs domaines skiables …

L’été, on le voit aussi avec la fonte des glaciers devenant de plus en plus rapide. Par exemple, près de Chamonix, il y a la mer de Glace, où on peut voir facilement où était le glacier il y a encore quelques années et ça fait froid dans le dos de voir un tel écart en si peu de temps.

TC : Communication pleine de pep’s. Les jeunes sont donc votre cible ? Une cible réactive et sensible aux messages que vous portez ?

C. : Nous ne connaissons pas la majorité de nos clients car ils achètent du Leax sur internet. Mais ils sont à priori âgés en majorité de 25 à 40-45 ans. Au dessus de ces âges là, ils vont acheter pour offrir. Ces clients sont parfois aisés et satisfaits de pouvoir consommer de manière responsable. Les autres ont moins de moyens mais viennent avant tout pour nos engagements.

Avoir une communication jeune nous permet d’aller toucher des jeunes ! Et personne n’est mécontent de mieux consommer !

TC : Tu finissais tes études quand tu as lancé Leax. Cela n’a pas été trop dur ?

C. : Pendant 1 an j’ai fait des recherches de fournisseurs. Il a fallu montrer du professionnalisme, de la crédibilité. Tout s’est fait par les rencontres qui permettent de constituer un petit réseau de personnes emballées par le projet et qui souhaitaient travailler avec nous.

Ce n’est pas évident mais on y arrive !

TC : Quel est l’avenir de la marque ?

C. : Nous venons de remporter un prix dans la catégorie « Environnement, biodiversité, énergie » de « La fabrique Aviva » ce qui est un bel encouragement pour nous !

Notre gamme va s’élargir et cela commence dans très peu de temps avec la « culotte écolo »

« On entame notre 3ème année d’existence. C’est l’année, ça passe, ça casse ! »

TC : Quel est ton sommet préféré ? (Et pourquoi?)

​C. :​ Je n’ai pas encore eu la chance de me rendre sur beaucoup de sommets. Mais je conseille à tout le monde (accessible à tout le monde) l’aiguille du midi à Chamonix.On a une vue imprenable sur les alpes et le Mont-Blanc. On peut même apercevoir les plus chanceux qui crapahutent direction le plus haut sommet d’Europe.

Encore une fois, Lyon me montre à quel point elle peut être dynamique et créative ! J’avais rencontré Eleonore, et là j’ai découvert la marque Leax grâce à son fondateur Clément. La tête sur les épaules, les valeurs de respect de la terre et des humains comme guides, lui permettent d’agir et de rêver ! Il rêve de pouvoir nous offrir à tous, les moyens de nous habiller de manière responsable et de nous extirper d’un système de production textile ultra-polluant tout en étant nocif pour nos santés.

Il a choisi de mutualiser ses efforts avec ceux qui comme lui créent des marques responsables. Bravo !

Je lui souhaite que « ça passe », et que cette année puisse être une belle passerelle vers des horizons élargis !

 Suivre et s’habiller Leax :