Catégorie : Vue du Perchoir

Mots depuis le noctilien.

Vue du Perchoir

Mots depuis le noctilien.

[Publié initialement sur la page facebook du blog @trottecocotte]

-Le lundi matin, c’est souvent dur d’y aller, de recommencer la course de la semaine. En ce lundi matin, j’avais envie de vous partager un texte que j’ai écrit hier, dans un noctilien parisien, à une heure avancée de la nuit. Comme une envie de décrire une réalité choquante qui m’a frappée aux yeux encore plus que les autres fois.

Parce que nos lundis matins sont plein de promesses, plus que les dimanches de nuit dans un noctilien …-

Il est 3h51 ce dimanche 7 avril au matin. Je suis partie il y a presque 3/4 d’heure de chez mes amis et j’aurais pu prendre un « Kapten » (le nouveau nom de l’application Chauffeur Privé ») mais je ne l’ai pas fait.

Je ne suis pas souvent à Paris ces derniers temps et pourtant j’aime cette ville malgré tous ses défauts. Je l’aime aussi de nuit. Elle est si belle avec ses monuments bien éclairés, ses passants qui chantent en sortie de soirée et ses rues presque désertes où c’est un bonheur de circuler. J’ai hâte qu’il fasse meilleur pour que je prenne un vélib sans craindre de réanimer mon rhume à chaque virée.

Mais si j’aime cette ville elle me fait aussi souffrir car elle me montre un visage lourd et anormal.

Alors je sors mon téléphone, ouvre une note et j’écris ces lignes.

Chaussures bleues, pantalon de velours marron, parka violette et charriot bleu ciel avec une poche ouverte d’où je vois dépasser une banane, voilà une dame âgée.
Les mains accrochées à l’accoudoir, elle se retient de basculer à chaque virage pris brusquement par le chauffeur. À moitié endormie, elle semble habituée à la conduite sportive de ces derniers la nuit.

Un monsieur derrière elle a pris une place et a empilé 2 sacs de courses remplis d’affaires personnelles ainsi qu’un sac à dos qui lui sert d’oreiller. Sa capuche baissée, il tente de dormir. Il lève pourtant le nez vers moi même s’il a l’air ailleurs; comme pour vérifier qu’il est en sécurité.

A côté de moi assis sur une place double, un homme imposant à la parka kaki sale circule avec un sac de voyage et une petite valise. Il se retourne un peu perdu pour me demander si nous arrivons bientôt à Montparnasse.
Je lui dis que ce n’est pas encore là et que s’il veut je le préviendrai car je descends aussi à cet arrêt.
Il accepte !

Partout dans le bus des gens dorment tête contre la vitre ou les dossiers du bus. J’en compte 8, la moitié du bus environ.

Je ne déteste pas prendre ces bus sales et qui sentent mauvais car j’y vois une partie de la France que l’on oublie préférant parler de « ceux qui comptent » alors qu’ils sont pourtant assez grands et ont assez d’influence pour se faire remarquer seuls.
Comme un shot de réalité qui me rappelle que si tout n’est pas facile pour moi (vie d’entrepreneur artisan en devenir), je n’ai vraiment pas à me plaindre.

Ce qui me fait le plus mal ce soir c’est cette vieille dame qui doit bien avoir 75 ans, qui a le corps et les chaussures typiques d’une personne âgée et qui ne semble pas trop négligée. Je repère quelque racines, elle a dû se faire une couleur 1 ou 2 mois auparavant.
Sa peau a l’air toute douce mais ses traits sont tirés.

Que s’est-il passé pour qu’elle soit là, dormant dans un noctilien à la course folle dans Paris ?
Je ne sais pas qu elle a été sa vie mais sa vie a l’air banale. Une petite mamie qui pourrait tout à fait être la mienne.

Quand on arrive vers Montparnasse elle prend sa béquille violette en main et se redresse. Je vois son visage en entier. Elle referme sa parka et tapote la capuche du monsieur derrière elle. Lui demande si elle peut aller « à un point d’eau » à l’arrêt. Presque arrivés elle lui dit « j’irai plus tard il y en a un prêt à partir ».

Montparnasse est le terminus du bus, le chauffeur se lève et crie dans tout le bus comme une routine incessante : « Terminus, messieurs dames on se réveille et on descend. ».

Ils se lèvent et commencent à transvaser leurs bagages difficilement, avant de monter dans le même bus qui va partir en sens inverse.

Ce soir j’ai pris ce bus au Rond Point des Champs Elysées, après en avoir pris un autre du côté de l’Etoile. J’en ai vu passer des voitures qui coûtent des milliers d’euros, et j’ai aussi vu ceux qui n’ont rien.
Je n’apprends pas qu’il y a de la misère aujourd’hui, ma ligne de métro est l’une des plus fréquentées par ceux qui font la manche. Mais je n’avais encore jamais vu un bus aussi rempli de personnes dans le besoin et surtout âgées. Elles étaient plus nombreuses que les passagers comme moi. Et là, ça devient très compliqué …

À part leur adresser un beau sourire et un dialogue s’ils le souhaitent, je ne peux rien faire toute seule. Je ne suis moi-même pas si stable que cela car j’ai choisi d’entreprendre, mais j’ai la vie devant moi et tout le loisir d’évoluer !
Je ne peux pas leur offrir de l’argent ou du matériel car je n’ai pas grand chose.
Mais ce que je vois à mon niveau de jeune femme c’est l’hypocrisie de ce monde et de cette ville de Paris qui par beaucoup d’aspects met en exergue l’argent, la richesse et le confort matériel.
Je ne sais pas vous mais je trouve cela de plus en plus insupportable de supporter l’ambivalence.

Je ressens cela comme une violence. Cette violence qui devient ordinaire m’a fait mal et je me dis qu’il y a tant de choses qui sont loupées. De la richesse, de l’argent, il y en a. Mais le système est rayé, car de plus en plus souvent je vois des personnes âgées notamment dormir dans les bus.

Pas malades, juste pauvres et seules.

Cocotte caquète 4 : Trotte cocotte a un an !

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Cocotte caquète 4 : Trotte cocotte a un an !

Ca y est, cela fait pile poil un an aujourd’hui que j’ai publié mon premier article ici, sur le blog Trotte cocotte.

Je m’en souviens comme si c’était hier, et pourtant il s’en est passé depuis !

Je ne sais pas si vous faites cela parfois, mais j’aime beaucoup trouver dans ma vie des dates qui m’ont marquée et qui me permettent, si j’en prends le temps, de relire un peu ma vie entre la date choisie justement et le moment présent.

3 juillet 2017 : la naissance du blog et le début du périple en France

Il y a un an, j’étais en train de boucler mon sac pour un périple de 3 mois à travers la France, à la rencontre de personnes que j’avais envie d’aller rencontrer parce que je les trouvais intéressantes pour ma compréhension de la vie, pour la compréhension de nos vies.

Je finissais mon ménage pour laisser une chambre propre et agréable. Je faisais mon repassage parce que c’est quand même mieux de revenir avec des habits propres. Je la trouvais toute vide cette chambre ! On sentait qu’elle allait être délaissée quelque temps. Le temps d’un périple …

Et puis j’ai publié les premiers articles de chaque rubrique du blog, pour que vous puissiez saisir ce que je voulais faire de ce dernier. Et je suis partie à la gare le lendemain !

J’étais sur le quai, il faisait une chaleur monstre en plein après-midi, mais j’étais sereine et heureuse. Je souhaitais partir à la rencontre, aller frapper aux portes, et je m’apprêtais à le faire.

D’ailleurs, j’avais une vague idée de mon projet, des villes où j’allais aller mais j’attendais encore des réponses de personnes sollicitées. Je savais que j’allais devoir m’adapter, que des choses allaient bouger, et qu’il me faudrait être capable de supporter un voyage seule, sans voiture et avec peu d’argent. Il faudrait donc être particulièrement adaptable pour supporter un itinéraire flexible …

En parallèle, mon objectif était de vous partager au maximum l’essence des rencontres que j’allais faire.

J’ai trouvé cela très dur de prendre le temps d’écrire, et de trouver les mots pour le faire surtout, lorsque l’on est sans cesse invitée chez les autres.

Si j’avais donc gardé un certain nombre des sujets de rencontre pour mon retour, la vie en a décidé autrement un jour de septembre lorsque j’ai dû oublier mon carnet de rencontres dans le train …
Il me manque ce carnet, car j’y avais consigné de superbes discussions. Tout un tas de rencontres resteront donc dans mon esprit et dans mon cœur, car si je peux les résumer à l’oral, la profondeur de l’écrit manque à l’appel !

Si je ne devai retenir que 3 grandes idées liées à ce périple, avec le recul qui est le mien aujourd’hui, je dirais …

Les leçons du périple avec du recul

Faire confiance

L’aventurier est « la » personne qui fait rêver. On s’identifie à lui en se disant qu’il a un courage dingue de partir, comme ça. De quitter son confort matériel et moral pour se mettre en mouvement vers un ailleurs.

Au fond, nous trouvons cela génial bien souvent car nous percevons cette liberté qu’il a en osant partir, mais nous avons peur. Peur de ne pas y arriver, peur de l’inconnu, peur d’être mal, peur de quitter notre mode de vie …

Quand les choses doivent se faire, elles se font. Ne pas trop se projeter est dur car cela casse nos habitudes mais qu’est-ce que ça fait du bien ! Se laisser surprendre aussi et accueillir les opportunités simplement …

Le périple et la vie m’ont montré qu’il faut au contraire faire confiance pour aller de l’avant ! Lâcher prise pour mieux vivre !

Prendre sur soi

Ne pas être chez soi ou dans sa zone de confort suppose de ne finalement pas être si libre que ça. De porter les contraintes des autres.

Cela n’est vraiment pas facile, mais apprend là aussi à prendre du recul, à prendre sur soi en sortant de soi.

C’est une drôle d’expérience, qui vaut le détour car elle fait prendre conscience comme jamais de la nécessité que nous avons d’être dans la tranquillité, dans le silence parfois.

De couper un peu des autres pour mieux se retrouver et d’être libre, réellement, de ses faits et gestes.

S’émerveiller

Voyager permet de voir des choses que l’on n’aurait pas vues en restant dans notre ville ou village. Une des choses qui manque le plus aux adultes de notre société à mon sens, est la capacité à s’émerveiller.

S’émerveiller de la rencontre, de la beauté de l’homme ! Et s’émerveiller de la beauté de ce que l’on voit. Voir en toute petite chose, quelque chose d’extraordinaire.

Je me suis émerveillée des gens qui ont été mis sur ma route, tandis que ces routes et paysages de France me balançaient de la beauté aux yeux !

La vie du blog

Depuis, Trotte cocotte a grandi ! J’ai encore beaucoup de sujets à écrire, d’idées qui doivent prendre vie et forme … Le temps me manque mais je reviendrai ici, de manière plus régulière dès que possible !

Le blogging est une activité exigeante qui demande beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps. J’aime beaucoup réfléchir et écrire des sujets qui, à chaque fois je l’espère, vous plaisent et vous questionnent.
Mais ce n’est pas mon activité principale aujourd’hui et le reste de mes projets me grappille beaucoup de temps.

Les un an du blog me font me questionner sur la manière de garder ce lien, d’écrire librement, tout en pensant aussi à mes autres activités …

Si les publications sont très espacées, je vous en donnerai la raison bien vite et j’ai bien envie de revenir tous les mois au moins par ici. Je compte sur l’été pour me guider et pour m’aider à trouver un rythme tenable pour vous et moi.

Merci de vos remarques bienveillantes et pertinentes, et merci d’être là, tout simplement. J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire durant un an et vous me l’avez bien rendu !

Camille

Les ponts qui font couper !

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Les ponts qui font couper !

Normalement les ponts c’est fait pour relier. Un peu comme le pont qui a été construit pour relier le continent à l’Île de Ré.
Il évite aux habitants et aux visiteurs de l’île d’attendre de longs moments les navettes maritimes qui les contraignaient. Ils étaient isolés et ils le sont un peu moins.

Mais là, à la faveur d’un calendrier plutôt bien ficelé cette année, on a plutôt l’impression que les ponts sont là pour faire couper.

Oui, le mois de mai, a une drôle de trombine, avec ses trous de partout !

Avant que la semaine la plus mythique du mois se termine (un phénomène qui ne se reproduirait pas avant 2046 !), revenons sur ce phénomène bien français « du pont », voire du viaduc.

De très grosses coupures qui sont, après tout, les bienvenues ?

Le joli mois de mai

Je ne sais pas vous, mais je fais partie de ces personnes qui regardent chaque année l’arrivée du mois de mai avec des yeux bienveillants.

Et pas seulement parce qu’« en mai, fais ce qu’il te plaît », ou parce que c’est le mois de mon anniversaire. Surtout parce que le rythme de nos vies commence à changer.
Les jours sont de plus en plus longs, la chaleur commence à s’installer, le soleil se met à nous faire rêver de doux couchers de soleil. Et puis, ce mois est percé !

Oui, le mois de mai est un mois à trous. Il y a beaucoup de choses à fêter. Le travail, la fin de la guerre de 45, et des fêtes religieuses importantes pour les chrétiens.

Pour tous, le rythme s’allège le temps de quelques journées chômées. Cela nous permet de reprendre notre souffle après des mois d’hiver harassant, un printemps qui a eu du mal à s’installer et une fin d’année scolaire souvent bien chargée.

La nécessité de couper

Initialement, je n’avais pas prévu de prendre un peu de temps pour moi ce mois-ci, ayant pas mal de pain sur la planche. Pour être sûre de bien tout faire, je n’ai donc organisé aucun week-end entre amis, j’ai remisé au placard toutes les tentations que j’avais devant moi.

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« Seule ou non, je resterai dans Paris ! Je travaillerai tous les jours pendant que les autres se la couleront douce ici ou ailleurs !

Je porte un projet qui m’amène en ce moment à voyager souvent entre Paris et Lyon notamment, et qui me permet de boire des cafés en terrasse à 15 heures pendant que les autres sont devant un ordinateur depuis 9h du matin ! »

Sauf que, escapade ou pas, je ne m’amuse pas ! Je porte un projet qui me sort d’un bureau certes, mais ma tête ne se repose pas vraiment. Pas souvent d’ailleurs. Vous connaissez ça, vous aussi ?

J’ai donc mesuré à quel point j’étais ridicule de vouloir absolument avancer quand en face, de toute façon, il n’y avait personne. J’ai mis un temps fou pour obtenir des rendez-vous à la Chambre de commerce et d’artisanat pour ne parler que de cette entité.

Je ne veux pas forcément me l’avouer, mais moi aussi je suis fatiguée, moi aussi je vais prendre un peu le temps de vivre.

Parfois, il faut savoir être raisonnable pour retrouver de l’énergie et se remettre à fond dans ses activités …
Vouloir tirer sur la corde est une très mauvaise idée, qui ne fait d’ailleurs pas gagner en productivité, au contraire.

Retrouver de l’énergie !

Au final, si certains tapent sur l’épaule de la France et des français en tentant de les faire passer pour de vrais fainéants, que vaut-il mieux : avoir des gens heureux d’avoir pu vaquer à leurs loisirs quelques jours ou complètement harassés par leur rythme de vie ?

Je suis persuadée qu’à long terme, essayer de préserver un peu les gens est une bonne chose. Nous le voyons bien, le stress et la pression de notre société provoquent beaucoup de dégâts (santé, famille, relations au travail, …).

Et vous, vous lisez Trotte cocotte depuis la plage ou le fin fond d’un jardin ? Ou bien depuis votre bureau ?

Dans tous les cas, n’oubliez pas de couper un peu parfois, grâce à un pont ou pas !

Marketing : toujours plus fort, toujours plus tôt !

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Marketing : toujours plus fort, toujours plus tôt !

Dans un contexte de changement climatique (Vous avez vu ? Par une simple pirouette, j’ai évité le mot « réchauffement » qui déchaîne les passions entre ceux qui en sont persuadés et les sceptiques), chacun scrute les saisons.

Le froid que nous vivons ces jours-ci m’a inspiré un petit billet d’humeur à la frontière entre température et marketing.

Enfin un vrai hiver

Sans vouloir jouer les météorologues car je n’en ai ni les connaissances ni la passion, il suffit de regarder un peu autour de soi pour constater que cet hiver, nous vivons un « vrai hiver ». De la neige en montagne et en plaine, beaucoup de neige même, du froid, de la pluie.

La vague de froid venue de Russie depuis hier nous rappelle que nous ne sommes qu’en février, que le printemps n’arrive que dans un mois et que nous allons porter nos manteaux pendant un petit bout de temps encore.

Après un hiver rigoureux et très peu ensoleillé pour la plupart d’entre-nous, le manque de soleil est bien présent. Nous ne rêvons qu’à une chose, sortir nos lunettes de soleil et aller en terrasse siroter un bon Perrier citron. Pour cela, il faudra attendre un peu. Et quand enfin nous passerons de belles soirées en terrasse, nous serons heureux car nous les aurons rêvés, ces beaux moments !

Petit intermède ensoleillé :

 

S’il est normal d’avoir encore froid en février, et plutôt agréable de vivre une vraie saison (non ?), c’est sans compter les marketeurs et les influenceurs qui nous rendent zinzins.

marketing : Toujours plus de « hors-saison »

Les soldes d’hiver à peine terminés, le froid encore bien présent après de récentes neiges un peu partout en France, ils ont commencé à sévir.

Sans attendre, dès le lendemain de la fin des soldes, j’avais déjà dans ma boîte mail des bons de réduction valables sur la prochaine collection de vêtements ! Mais je ne doute pas que Darty ou Boulanger en ont profité pour proposer une promo sur un appareil à citronnade !

Eh oh, ça vous dirait de nous lâcher le porte-monnaie ? De nous laisser respirer 5 minutes ? De nous laisser vivre notre saison sans nous forcer à penser à la prochaine à coups de photos de campagne verte et ensoleillée ou de plage au soleil couchant ?

Si je ne me trompe pas, il nous reste encore 1/3 de l’hiver ou presque à vivre ? Alors pourquoi sans cesse nous décaler ?

Nous aurons des coups de cœur sur vos collections, ne vous en faites pas ! Mais laissez-nous avant profiter des achats d’hiver que nous venons de réaliser, car pour l’instant nous avons froid. Très froid même !

En quoi est-ce utile pour un business de couper la saisonnalité comme cela ? Bien loin des écoles de commerce, j’ai peut-être loupé la raison ! Ce que je vois, c’est que cela me met en rogne, et bien loin d’avoir envie de m’acheter un short, j’ai plutôt envie de me racheter des pulls ! Vous aussi ?

Ah oui, c’est peut-être parce que le but des marketeurs et des influenceurs qui travaillent ensemble à ce que nos achats soient très très peu reliés à nos besoins. Et paf, un coup de cœur !
Je suis les influenceurs sur Instagram notamment et sur leurs blogs. Loin de moi l’idée de les dénigrer car ils sont utiles, mais j’ai du mal à comprendre que la transparence qu’ils conquièrent bute sur certains points. Un petit manque de cohérence, facilement rectifiable !

Oui, mais dans tous les cas, une fois qu’on a reçu la blouse de nos rêves avec nœud dans le dos (ultra simple à repasser !) et motif superbe, même si on la portera dans 3 mois, on n’en achètera pas forcément une nouvelle dans 3 mois ! Où est le gain ? Vous me suivez ?

A faire évoluer ?

Bref, toutes ces lignes pour dire que dans un contexte économique tendu, où les bourses ne sont plus si disposées à s’ouvrir qu’à une certaine époque, se faire harceler à longueur de journée pour faire chauffer sa CB, ça ne détend pas.

A la radio, dans les rues, sur les carrosseries des bus, dans les journaux, sur Facebook, sur la colonne de droite des sites que vous visitez, dans votre boite aux lettres, … Lâchez-nous et respectez les saisons !

Vous nous faites fuir dans le Larzac ou en haut de la montagne. Et inutile de vous dire qu’au quotidien là-bas, 3 pantalons, 3 shorts, quelques t-shirts et des bonnes chaussures suffisent. Vous aurez tout gagné !

En attendant, belles descentes aux chanceux qui sont au ski ! 

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Cocotte caquète #3 : un travail tu trouveras !

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Cocotte caquète #3 : un travail tu trouveras !

Après une loooongue absence sur le blog, voilà un 3ème article #confessionsintimes ! Entre une formation professionnelle pour maîtriser une technique artisanale dont j’ai hâte de vous parler dans les semaines ou petits mois à venir, et la recherche d’un travail, il s’est passé du temps, et beaucoup de choses !

D’ailleurs, j’aimerais bien vous parler d’une de ces petites choses qu’il m’est arrivée, tout simplement parce que j’ai su que des mésaventures du même genre étaient aussi arrivées à plusieurs amis et que cela m’a laissée perplexe, très perplexe. Plongée dans l’univers impitoyable du recrutement.

Le « process » de recrutement

Loin de moi l’idée d’accuser ou de pointer du doigt qui que ce soit, mais plutôt l’envie de parler d’un système à bout de souffle, qui broie les gens et fait perdre leur temps au recruteur et au candidat.

Fin janvier, faisant naviguer ma souris sur les pages d’un site connu pour proposer des emplois dans des startups, je tombe nez à nez avec plusieurs offres d’emplois qui me motivent. L’une vient d’une grosse entreprise de l’édition (dont j’apprécie particulièrement les publications), ce n’est pas une startup mais soit !

Ni une ni deux, je remets mon CV à jour pour y intégrer ma nouvelle formation professionnelle, je prends mon clavier et j’envoie ma candidature.

Quelques jours plus tard, en fin d’après-midi, un Monsieur m’appelle me précisant que ma candidature a retenu son attention. Il me propose de nous rencontrer. Ravie, je lui réponds que je souhaite me plier à son emploi du temps. Le rendez-vous est pris en début d’après-midi le lendemain.

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2 jours plus tard, il me rappelle pour me dire que son directeur (le directeur d’un département important de l’entreprise ainsi que la DRH souhaiteraient me rencontrer l’un et l’autre en début de semaine suivante).

J’accepte donc ces 2 prochains entretiens. Toutefois, je m’étonne intérieurement du process de recrutement qui me paraît surdimensionné pour un CDD de 4 à 5 mois.

Le lundi matin, je prépare donc mes entretiens quand je reçois un mail m’indiquant d’apporter une lettre manuscrite. Je m’exécute donc immédiatement, recopiant ma lettre de motivation. 2 heures plus tard, ce dernier m’appelle me faisant part d’un changement de dernière minute ; la DRH n’étant plus disponible pour me recevoir le jour même mais le lendemain.

Je retournerai le lendemain, quand on aime, on ne compte pas.

La recherche du mouton à 5 pattes

Les entretiens passent, les échanges sont bons et fructueux. Je dois quand même à chaque fois justifier mes choix, dont celui de n’avoir pas voulu poursuivre dans le domaine du droit à la suite de mon échec au CRFPA (entrée à l’école des avocats) ou de n’avoir pas « retenté » au moins une fois l’examen.

J’explique donc mon long cheminement, celui qui m’a poussé à changer de domaine, forte de compétences juridiques, rédactionnelles et orales ainsi que des formations que j’ai pu suivre seule comme les MOOCS. A priori, ces compétences sont d’une grande aide dans les boulots auxquels je postule puisqu’il s’agit pour moi de rédiger, de conseiller des clients, de faire de la communication.

Mais je dois apporter des travaux, justifier mes expériences, mon CV, montrer que l’on peut me faire confiance, que je ne suis pas née de la dernière pluie et que j’ai acquis de vraies compétences.

Je ressens une pression énorme pour un CDD qui n’est pas non plus incontournable pour le fonctionnement de l’entreprise. Je sais que je suis largement capable de mener à bien les missions, d’être même force de proposition et d’aller plus loin s’il le faut.

L’offre d’emploi dont les missions sont claires et affichées deviennent soudain compliquées. Je comprends que l’on recherche un profil type, avec des traits de mouton. Oui, de mouton à 5 pattes.

Un peu comme celui qui essaye de se dépatouiller juste en dessous :

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Un mouton dont l’écriture a été scrutée. Imaginons que je sois totalement stressée ou malade, j’imagine que l’analyse graphologique aurait permis de le découvrir. Et que surtout, on m’aurait vite renvoyée chez moi !

Au final, alors que je vis à Paris, c’est un salaire de misère qui m’a été annoncée. Pas bien plus élevé qu’un SMIC mensuel. J’ai été blessée, blessée qu’on ose me proposer.
Comme je suis blessée lorsque cela arrive à d’autres.

Indécent pour une personne qui se bouge et qui prouve qu’elle en a envie, et qu’elle est motivée !

J’ai donc refusé de céder et l’histoire s’est terminée là. Déçue quand même d’avoir été retenue pour finalement ne pas être reconnue par une rémunération décente. Eux ayant pris le temps de me faire recevoir par 3 personnes sans tenir compte dès le début de la rémunération minimum que j’avais annoncée.

[Je fais une parenthèse pour vous parler de cette amie qui a vécu la même chose après 5 entretiens. Ou de cet autre ami qui après 8 entretiens et un stage d’immersion à l’autre bout de la France s’est vu entendre que « depuis le début il n’y a pas de poste pour son profil.]

Le couperet des « profil types »

Cette histoire me laisse tout de même songeuse. J’ai senti à plusieurs reprises, et notamment lors de ma rencontre avec la DRH la totale ignorance de la réalité des jeunes sur le marché du travail aujourd’hui.

Elle a eu beau défendre les MOOCS mis en place par son entreprise, pionnière, c’est vrai, dans ce type de proposition à destination de ses lecteurs, cela n’a pas eu l’air de la rassurer quant à ma motivation et mes compétences.

J’ai plusieurs fois entendu des amis me répéter les mots de leurs professeurs, « le droit mène à tout, à condition d’en sortir ». Des études très théoriques, qui donnent un excellent socle de connaissances mais qui ont du mal à être reconnues par des recruteurs hors domaine. Las des études, j’ai choisi de prendre du temps le soir ou en journée pour travailler des matières qui m’étaient inconnues. J’ai fait évoluer mes compétences et mon vocabulaire, je me suis payée des formations courtes et efficaces. Mais quand je me retrouve nez à nez avec une DRH d’un certain âge, toute ma bonne volonté semble niée.

C’est une dure réalité, les jeunes y sont confrontés. On nous demande de choisir notre voie à 18 ans. Et quand à 23, on se rend compte qu’on aimerait affiner, poursuivre, évoluer, mieux se connaître encore pour mieux savoir, des recruteurs sans courage ou soumis à un système de placement de pions (au choix), ne nous font pas confiance nous reprochant notre passé. Gare à ceux qui sont « hors case » !

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A tous ceux qui parfois désespèrent un peu de ce monde du travail standardisé, où la personnalité du candidat est épluchée en long, en large et en travers par des questions incessantes ou des algorithmes car il ne faut  surtout pas faire de « mauvais recrutement », tenez bon ! Le monde du travail nous montre d’entrée de jeu son visage dur, à nous de tenir bon.

L’avenir est à nous ! J’ai pu voir que les lignes frétillaient à plusieurs reprises en rencontrant des « opérationnels » ou des chefs d’entreprise ouverts … A nous de provoquer le changement !

En attendant, le courage a tendance parfois à s’évanouir quelques jours face au rouleau compresseur « cases-argent-productivité ».

Paris x La neige : association affolante !

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Paris x La neige : association affolante !

Au début de la semaine, la région Île de France pour ne citer qu’elle, a été recouverte d’un grand manteau blanc.

Après les inondations et le kite-surf dans les rues de certaines villes franciliennes, les pistes de ski ou les patinoires publiques et gratuites ont ouvert leurs portes.

Comme à chaque épisode neigeux, la circulation a été très, très, très difficile aux abords de Paris et dans la ville.

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Cela a permis à tout le monde de s’exciter sur les parisiens soi-disant paralysés avec 1 centimètre de neige sur leurs routes et trottoirs. Sans être une parisienne pure souche, je vis à Paris et je dois dire que ce lynchage médiatique et « provincial » a le don de me mettre hors de moi. Car la caricature est grotesque et qu’elle fait diversion. Pendant que l’on se rit des parigots, on évite de faire la lumière sur les vrais sujets.

J’en ai identifié 3 dont je vais vous parler par ordre d’importance, en partant du moins « préoccupant » à mes yeux pour aller vers celui qui me touche le plus.

Vous me direz s’il en est de même pour vous ! 😉

Les bouchons

Ah ces sacrés bouchons ! Prenez le périph’ un mardi matin en jour de trafic « normal », ca ne roule pas de manière fluide. Imaginez maintenant qu’on y rajoute des chutes de neige, et 10 centimètres au sol. Les choses se compliquent sérieusement.

Je n’ai pas la télévision chez moi, j’ai donc été épargnée par les traditionnels JT consacrés entièrement aux 10 centimètres de neige tombés en deux jours sur zone. C’était sans compter sur les réseaux sociaux qui eux aussi se sont emparés du sujet.

Tout le monde se plaint et rit des services de voirie vraiment incompétents au point qu’ « à chaque fois c’est la même pagaille ».

Enfin, la neige restera toujours la neige. Elle fait glisser, elle glace et elle oblige à ralentir, ce qui crée, devinez quoi … des bouchons.

N’étant pas analyste dans le domaine de la circulation et plus spécifiquement des pneus, je ne connais pas le pourcentage d’automobilistes franciliens (ou des alentours) équipés pour braver la neige, mais j’imagine que le chiffre est moins élevé qu’en Savoie.

Moralité de l’histoire, pourquoi toujours tout critiquer ? On pourrait choisir de se détendre, car c’est la vie et que la vie ça réserve parfois des surprises dont on se serait bien passé.

Si les routes sont engorgées parce que beaucoup ont besoin de prendre leur voiture. Allons chercher un début d’explication …

Domicile-travail : des lieux de plus en plus éloignés

Au fond, qu’est-ce qui nous turlupine tous ? C’est de voir la pauvre Isabelle ou le pauvre Bruno qui ont mis 4 heures pour faire 10 kilomètres.

Isabelle et Bruno ont en fait « de la chance », car le naufragé de la route qui est juste devant eux habite lui à Chartres. Tous les jours, il vient travailler à Montrouge en voiture depuis chez lui.

J’invente des prénoms et des situations, mais au fond je ne suis pas éloignée tant que ça de certaines réalités. Qui n’a pas déjà regardé un « Capital » consacré à ces personnes qui viennent de Chartres, Amiens, Reims ou Fontainebleau travailler à Paris tous les jours ?

Ils font pâlir d’envie les parisiens avec leurs maisons de 200 m2 en plein centre-ville de leur bourgade provinciale d’adoption. Mais ces rythmes de vie ont un prix !

Un jour de neige, cela est encore plus visible.

Tous ces naufragés sont les victimes d’une société qui ne tourne plus très rond, ou d’un manque de courage qui les pousserait à faire différemment.

Les images d‘automobilistes qui vivent de longs trajets quotidiens m’ont fait réfléchir. Vous aussi ?

UN manteau de neige pour maison

Derrière ces problèmes de « riches », j’ai aussi vu la réalité du monde encore une fois me tomber sur le coin du nez. Un peu comme une boule de neige toute glacée que l’on reçoit au moment où l’on ne s’y attend pas et qui vous fait un mal de chien.

Mardi soir, je regagnai petit pas après petit pas la station de métro la plus proche pour rentrer chez moi complètement transpercée par le froid ; quand j’ai vu, dans l’entrebâillement d’une porte, un monticule de couvertures où devait dormir une personne. A 20 centimètres de la neige.

La maison de cette personne ? Le palier d’un immeuble haussmannien qui n’a d’accueillant que son architecture  – quand on a le temps et la vie qui nous permettent de l’apprécier.

La neige n’est pas tendre avec les automobilistes. Mais que dire de ce manteau blanc qui tombe sur les laissés pour compte ! Au lieu de réchauffer, il refroidit encore une atmosphère déjà dure à supporter. Il fait déguerpir ceux dont l’aide au quotidien est précieuse.

Un manteau de froideur et de solitude. Un manteau qui au lieu de protéger, rend encore plus vulnérable.

Ce qui me choque et me peine déjà d’habitude, devient de plus en plus insupportable à voir. La richesse côtoyant la pauvreté et l’inhumanité dans une hypocrisie totale. Les polémiques autour de l’argent et des mauvaises dépenses de l’Etat, des entreprises ou autres, sont une honte quand on pose ne serait-ce que le regard sur nos trottoirs …

Je rejoins l’insurrection de la bonté lancée par l’Abbé Pierre il y a 64 ans. Car si beaucoup de choses ont été faites, l’hypocrisie a bien tendance à s’accentuer.

Vidéo de l’appel de l’Abbé Pierre à l’hiver 1954

Loin de moi l’idée de vouloir casser l’ambiance, mais j’avais envie de parler de ces sujets qui me sont venus en tête au moment de l’arrivée de cette neige.

Voici pour finir quelques petites photos de Paris en blanc, prises avec mon vieil iPhone. La ville est si belle comme cela !

A tout vite ! Oui oui, je reviens très vite sur le blog ! 😉

Cocotte caquète #2 : 2018, prêts, partez !

Vue du Perchoir

Cocotte caquète #2 : 2018, prêts, partez !

Cela fait deux semaines et demi. Oui, deux semaines et demi que je n’ai rien publié ici ! Le temps de passer Noël ainsi que la nouvelle année, partir et enfin revenir.

J’espère que de votre côté vous avez passé de bons moments avec les gens que vous aimez, pu vous mettre au calme quelques jours et êtes finalement en pleine forme pour démarrer 2018 !

De mon côté, j’ai décidé de prendre une pause le temps des vacances scolaires. Au début je me sentais fautive d’oser prendre un peu de repos, de penser à autre chose qu’à mes projets alors que j’ai encore tant à faire et que le temps passe, si vite … A vrai dire, j’étais aussi un peu stressée en cette fin d’année. La raison ? Le financement incertain d’une formation. Et puis, 2018 a pointé le bout de son nez, emmenant avec elle une première surprise : la formation est financée, m’apportant de belles perspectives, dont je vous parlerai bientôt. Dans le « Cocotte caquète #3 » si tout va bien !

Le 31 et après ?

Je vous souhaite en passant une belle et heureuse année 2018 qui vous permette d’apprendre toujours plus, de rêver à des projets, de mieux vous connaître pour vous envoler vers vous et de trouver les sources de bonheur qui vous plairont. Je vous souhaite d’aimer, d’être aimé, de donner, de savoir recevoir, de vous éclater, de rire. Je vous souhaite de vivre !

Et j’ai même envie de dire plus …

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Revenons à nos moutons ! Euh, à notre réveillon ! Ce fameux « 31 » dont tout le monde parle mais que personne n’aime (à écouter les uns et les autres). Eh bien moi, j’ai envie de vous parler de lui.

Chaque année, il y a bien quelques rebelles qui vont se coucher comme un soir normal, mais la plupart s’évertue à fêter en plus ou moins grandes pompes l’arrivée de la nouvelle année. Moi-même je n’aime pas trop cette idée que l’on soit « obligé » de se trouver un dîner, une fête pour ne pas passer pour un loser.

Mais au fond, qu’est-ce que cela veut-il dire ? Pourquoi sommes-nous quand même attachés à cette soirée ? Que nous avons besoin de marquer des « temps » dans nos vies.

Quand nous évoquons la naissance de proches, nous parlons de leur année de naissance. Quand nous parlons des événements qui nous ont marqués, là encore nous utilisons les années. Au fait, c’était quand la coupe du monde de football que la France a gagnée ? Et la canicule ? Quand nous essayons de penser au événements qui ont jalonné nos vies, c’est pareil. Année du bac, année du mariage, année de naissance des enfants et j’en passe.

Bref, commencer une nouvelle année, c’est quand même quelque chose ! On s’envoie des vœux, se souhaitant le meilleur. On espère continuer sur la même lancée ou faire des ajustements, approfondir une chose, atteindre une source de bonheur, concrétiser un projet, avancer sur un chemin escarpé dont on sent qu’il nous libérera …

C’est comme une étape ! Et je crois aux étapes qui permettent d’avancer.

On se recentre, on fait le bilan de l’année écoulée pour vivre à fond celle qui s’annonce. On prend conscience de ce que l’on a accompli pour mieux savoir ce qu’il nous reste à faire, on porte des projets, on se fixe des objectifs, on prévoit des échéances.

Les bonnes résolutions sont là pour accentuer ce mouvement. Ridicules peut-être, mais pas inutiles. Même si on ne les tient que 3 semaines, elles ont dit quelque chose.

Le bilan de Mon année 2017

L’année dernière, la transition me prenait au bec, apportant avec elle la réflexion. Une réflexion sur ce que je voulais vraiment, dans un océan d’intérêts et d’envies. J’ai toujours essayé de vivre en gardant une certaine cohérence dans mes choix. Dur dur quand même de tenir sur la durée, de changer pour atteindre ce que l’on veut vraiment.
Alors j’apprends la patience, me disant que si tout va bien, j’ai un peu de temps devant moi pour regarder en arrière. Je fais de petits et grands choix, qui une fois rejoins par d’autres formeront un ensemble qui devrait ressembler à quelque chose.

Le blog a été un premier pas ! Le périple un deuxième !

Si je devai résumer 2017 je dirais : réflexion, début de transition, choix. Et si je devai dire ce que 2017 m’a apporté, je répondrais : la force de conquérir une liberté !

Et vous, avez-vous fait un bilan de votre année ? Vos joies, vos peines, vos avancées ?

2018, feu !

J’aimerais que 2018 soit pour moi l’année de la concrétisation de ces choix. Je suis en bonne voie car j’ai l’essentiel. Cette liberté (dure à conquérir et souvent remise en question), cette liberté d’y croire, d’essayer.

Ce qui est sûr, c’est qu’il ne faut pas reculer. Le sur-place n’est pas conseillé mais parfois il est bon, les petits pas en forment au final de grands. Attention de ne pas glisser en faisant de grands pas !

A nous de jouer ! Ensemble parfois, pour effectuer notre transition, évoquer les sujets qui nous animent et nous intéressent à travers le blog. Nous rencontrer aussi (je le souhaite !).
Je tiens à ce blog, et j’espère qu’il va grandir. A moi de m’en donner les moyens et surtout de partager avec vous des réflexions sur les sujets qui nous intéressent !

Je vous souhaite à tous une belle année, qui réponde à vos aspirations, qui soit dynamique, qui vous fasse grandir ! Le tout avec le sourire de ceux qui ont la joie d’être là où ils en sont. Coeur.

L’avent à toute vitesse !

Vue du Perchoir

L’avent à toute vitesse !

Ca y est, demain nous réveillonnerons. Noël est là ! Décembre a filé à toute vitesse pour moi, du coup j’ai une petite requête : « Est-ce qu’on peut recommencer, je n’ai pas eu le temps de le voir passer ? » Vous êtes d’accord ?

Comme je le disais dans mon article du début de mois, Noël n’est pas une fête qui signifie la même chose pour chacun.

Vos envois de photos sont donc à l’image de cette période ! Tantôt un joli paysage enneigé, tantôt une jolie crèche, ou un atelier pâtisserie. Bref, je vous laisse regarder tout ça ! Mais avant, mettons-nous dans l’ambiance grâce aux artistes.

Noël côté artistes

Tino Rossi a écrit ou chanté de beaux textes de Noël, tout comme de nombreux artistes ! Cette période est propice à l’écoute de jolies musiques, une tasse de chocolat chaud dans la main, entourés de ceux que l’on aime.

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Cliquez sur l’image pour mieux profiter des paroles de ce poème

Le groupe Coldplay pour monter le son tout en douceur …

… Laissera place à d’autres artistes tout au long de cet article ! C’est les fêtes !

L’avent des lecteurs de Trotte cocotte

Sophie

Elle a profité des premières chutes de neige dès qu’elle a pu ! Impatiente de retrouver les bonnes sensations des descentes ! Une neige formidable, un soleil d’hiver à couper le souffle, un froid sec et agréable …

Que la montagne est belle depuis Crest-Voland ! Et cette piste déserte à descendre d’un trait, comme on engloutit une bonne pâtisserie que l’on attend depuis bien trop longtemps !

Une fois revenus au chalet, admirer les belles couleurs de l’hiver. Et cette neige immaculée.

Sophie, tu nous donnes l’eau à la bouche avec tes jolies photos enneigées ! A quand un petit week-end pour profiter nous aussi ? Janvier, février pour les familles ou même mars. Cette année il a bien neigé, alors à très vite, jolie montagne ! Nous avons hâte de profiter d’une petite session « glisse savoyarde » (les origines, ça ne s’oublie pas !).

Gwenola

Gwenola est quant à elle, toujours perchée dans ses montagnes de Haute-Savoie qui ont elles aussi revêtu leur joli manteau blanc. Mais un manteau blanc pareil, ça ennuie voitures, cars scolaires et … Quand il faut remonter de l’école à pied et en rang d’oignons, rien ne vaut une petite bataille de neige arrivés au sommet !

Merci Gwenola de nous montrer que la montagne est pleine de vie même en dehors des vacances à la neige si attendues ! Hé ho, hé ho ! 

Constance

Nous arrivons maintenant au pied d’une crèche. Noël est, avant tout, une fête religieuse qui est synonyme de joie pour les chrétiens du monde entier. L’arrivée du petit enfant Jésus, est le signe pour eux d’une grande espérance. Alors, chaque foyer construit une crèche pour symboliser cette arrivée.

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Merci pour cette crèche aux inspirations de l’Est Constance ! Le petit Jésus était présent pour la photo, les chrétiens l’attendent.

Marguerite

Marguerite a quant à elle photographié la crèche d’une église parisienne. Une crèche tout en sobriété !

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Si vous souhaitez admirer de jolies crèches, rendez-vous dans les églises où parfois des milliers de santons la composent. A Paris celle de l’église St François-Xavier en est un exemple.

ANA

En Provence, le temps de l’Avent ainsi que la fête de Noël sont des temps forts. Le Sud aime les traditions et les célèbre. La gastronomie est une des manières de s’imprégner de cette période animée.

Merci Ana de nous montrer qu’en Provence, au moment de Noël, il y a une multitude de traditions. Nous connaissons tous les santons, place aux pompes ! Cette pâtisserie a l’air délicieuse, j’espère que vous vous êtes bien régalés entre amis !

L’avent de trotte cocotte

Même si je ne passe pas Noël à Paris et que cela ne m’est jamais arrivé, je souhaitais ouvrir l’avent de Trotte cocotte avec la voix d’un grand chanteur … qui chante Paris à Noël !

Paris est une ville magnifique. Au gré des saisons, la manière d’en profiter évolue. Et quand le temps de l’avent arrive, elle se pare de mille feux pour faire rêver touristes et parisiens.

Le mythique Boulevard Haussmann s’anime de centaines de marionnettes pour des vitrines pleines de charmes. Go !

Vous me pardonnerez la qualité un peu maussade des photos. Mon vieil iPhone a fait ce qu’il a pu avec toutes ces couleurs et lumières ! 

La balade s’est poursuivie dans les environs. Nous voilà maintenant rue des Martyrs, dans le Montmartre si parisien, puis rue Lepic. La marche fut tantôt pentue, tantôt plate. Elle a livré de belles photos, et s’est terminée en chocolat chaud ! Ô Paris, merci !

 

A tous, je souhaite de bons moments en famille, entre amis, avec ceux que vous aimez ! Des rires, des discussions, de la joie de se retrouver, de bons petits plats. 

Chaque année, je suis toujours un peu émue car je croise quand je fais mon petit tour en ville, des têtes connues. Noël c’est le rassemblement des membres d’une même famille qui vivent parfois très loin les uns des autres.

Alors on croise un tel ou une telle que l’on n’a pas vu depuis les années collège ou lycée. Une chouette ambiance propulsée par les illuminations et l’odeur du vin chaud devant les petits chalets du marché de Noël.

A très vite, reposez-vous bien !

Tous à la fête ? Pas vraiment.

Vue du Perchoir

Tous à la fête ? Pas vraiment.

Il est un sujet auquel je pense à chaque mois de décembre.

Un mois qui marque cette attente dont je parlais dans mon article sur l’avent et qui est synonyme de fêtes, de réunions familiales, de joie.

Mais au fond, pendant que beaucoup font la fête, d’autres accusent le coup. Et c’est à toutes ces personnes que je pense en écrivant cet article. Pour que nous profitions de ce que la vie nous permet de vivre, sans pour autant oublier les « pauvres » de notre société ou de plus loin.

Avant de donner la parole à Laure qui s’occupe au quotidien de personnes fragilisées par la vie, mettons en lumière nos « pauvres ».

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Les pauvres des choses matérielles

Si nos vies sont plus confortables matériellement que par le passé, les pauvres de choses matérielles sont toujours là, bien présents. Exclus de la société de consommation, impossible de les rater.
Aux Restos du cœur, soupes populaires, sur les trottoirs de nos rues, dans les centres communaux d’action sociale, sur les quais des métros et dans tous les lieux où ils peuvent se sentir accueillis, ils sont là.

Avec l’arrivée du froid, les médias nous parlent plus de cette misère que nous côtoyons tout le temps, sans même nous en rendre compte.

Il y a les chômeurs, les « petits retraités », puis ceux qui travaillent, mais qui ne s’en sortent pas avec un petit SMIC, ou juste un peu plus.

Tous, ont peu de moyens pour vivre durant toute l’année. Et j’imagine souvent quand je les croise comme cela doit être plus dur encore pendant les fêtes. Ils voient des paquets cadeaux à longueur de journée sans même avoir un toit.

Alors je pense à eux, et j’espère que vous aussi.

J’admire d’ailleurs beaucoup ceux qui sont engagés dans les maraudes, ou les accueils divers et variés. Et puis, ceux qui partagent un « Noël partagé », ou enfin ceux qui profitent de « la soirée du 31 » pour être auprès d’eux.

Les pauvres de présence

Que ce soit en raison du grand âge, de la maladie, d’un divorce, de l’éclatement de familles, du déracinement, de l’abandon, la solitude peut s’immiscer facilement dans les vies.

Peut-on vraiment tous accepter l’isolement de certains membres de notre société ? Je ne le pense pas.

Heureusement, rien n’est irrémédiable. Et il suffit parfois d’un sourire, d’une petite parole ou d’une intention pour faire sortir quelqu’un de son isolement. C’est comme ça que, chacun à sa place, nous pouvons prendre des initiatives pour adoucir la vie des isolés.

La famille Noël qui a adopté 2 petites filles placées dans des pouponnières en raison de l’abandon de leurs parents qui ne se sentaient pas d’élever un petit être handicapés, nous prouve que le manque de présence n’est pas une fatalité :

 

Je remercie ceux qui visitent mon grand-père dans son appartement, ma grand-mère dans sa maison de retraite, et tous ceux que je ne connais pas qui font attention aux « invisibles ».

Je me souviens de ce repas partagé avec des personnes seules un soir de 24 décembre. Ou alors avec cette amie qui, tous les mois était bénévole le temps d’une soirée. Elle m’avait emmenée à un repas où nous étions chargées de faire la vaisselle, et c’était génial. Des rencontres qui marquent le cœur, et qui me donnent envie de m’engager.

Les malades

Une petite pensée enfin pour ceux qui souffrent dans leur âme ou leur corps et qui forcent mon admiration. La vôtre aussi sûrement.

Ils se battent contre un mal qui les envahit, et qui les fragilise. Ce sont des héros de l’ordinaire, que nous pouvons croiser à chaque coin de table.

A tous et à ceux qui les entourent, je voulais leur dire que je pense à eux, surtout en ce moment.

Comme il doit être difficile d’avoir le cœur léger que les fêtes nous inspirent !

Ils aiment la vie ou sont en colère contre elle. Tenez-bon.

Bienvenue dans le grand casse-tête des cadeaux de Noël !

Vue du Perchoir

Bienvenue dans le grand casse-tête des cadeaux de Noël !

Nous connaissions le casse-tête chinois. Bienvenue dans le casse-tête des cadeaux de Noël.

Chaque année, c’est la même chose. A partir de mi-novembre (et je crois que je suis sympa) tout commence : les vitrines se parent de leurs plus beaux effets, les rues s’illuminent dans une joyeuse ambiance, les catalogues passent au rouge, vert sapin et noir. Et nous sommes là au milieu de toute cette agitation, à regarder la nuit tomber à 17h, à se couvrir de pulls pour ne pas finir un mouchoir à la main.
Et pourtant, même si on rêverait de calme, d’un bon bouquin dans une main et d’une tasse de thé dans l’autre, il va bien falloir les trouver ces cadeaux ! Au risque de passer pour une mauvaise progéniture …

Le sens du présent …

Comme toute chose, offrir un cadeau a un sens. Un sens pas toujours très conscient d’ailleurs ! Avec un cadeau, on dit quelque chose, on fait passer un message.

Un message d’amour quand on offre un beau bouquet de pivoines, ou bien de culpabilité. Un message d’indifférence lorsque l’on ne prend pas le temps d’emballer un cadeau ou que l’on n’écrit pas un petit mot gentil avec. Une demande lorsque l’on achète un cadeau qui sous-entend quelque chose. Une envie de faire bouger les lignes en offrant un cadeau que le destinataire n’aurait pas acheté.

Bref, offrir un cadeau n’est pas un acte anodin, et la période de Noël nous le montre bien. On se creuse la tête, on cherche à tout prix quelque chose de personnalisé à offrir.

… au moment de Noël

La période de Noël est particulière. Elle est particulière parce que ce qui doit être un plaisir, une envie, celui d’offrir, fait l’objet de toutes les convoitises. Les marketeurs ont flairé la bonne affaire et redoublent d’énergie pour se rappeler à notre bon souvenir !

Chaque année ils prennent de l’avance, pour créer une « ambiance de fêtes » à rallonge. A grands renforts de publicités, de messages, de mails, ils s’engouffrent dans la brèche. Le but ? Susciter de l’émotion et de l’envie de consommer. Comme si passer son temps à acheter de nouvelles choses allait faire avancer nos vies.

Il a été prouvé que l’acte d’achat procure du plaisir. Mais avec parcimonie pour ne pas tomber devenir esclave.

N’ayons pas peur des mots, nous sommes les victimes d’un matraquage ! Un matraquage qui arrive tôt et qui dure.

D’ailleurs, vous avez peut-être vu la vidéo de Vincent Verzat, le « vlogueur » qui monte. A vous de voir 😉 :

 

Dans le même registre, le « black Friday » a été d’une violence rare cette année. D’un jour, nous sommes passés à une semaine de réductions en tout genre. Et même au-delà avec l’opération « Monday friday ».

Prise écran des mails d’un dimanche matin en période « Black friday »

La mort aux Etats-Unis d’un employé de magasin littéralement piétiné par les furies à qui il venait d’ouvrir les portes est le signe que quelque chose ne tourne plus rond. La consommation à outrance laisse place à des comportements de sauvages.

Donne moi des idées (de cadeau) !

Décembre n’avait pas encore commencé que maman me parlait déjà depuis 2 semaines de ce qui me ferait plaisir. Elle a plein de qualités dont celle d’être organisée. Enfin j’avoue que parfois, j’aimerais bien qu’elle ne le soit pas, et surtout pour les cadeaux. Car moi je suis plutôt du genre à arriver 6 mois après avec un cadeau. [J’en profite pour faire une petite parenthèse. Si vous ne l’avez pas encore lu, vous pouvez lire l’article qui lui est consacré sur le blog]

Encore l’autre matin, j’ai reçu un petit message « Des idées pour Noël … please ». Je devrais être sûrement heureuse que maman pense à cela, soit contente de nous accueillir et se projette dans ces fêtes qui sont l’occasion d’être tous réunis. Cela devient de plus en plus rare à mesure que les années passent. Vous devez connaître ça aussi !

Je sais que j’ai beaucoup de chance d’avoir des parents attentionnés, qui prennent du temps pour nous faire plaisir. Car je sais qu’au fond, plus que les cadeaux en eux-même, maman se réjouit de devoir choisir entre les idées que je vais lui souffler. Elle a envie de me faire plaisir et préfère être prévenante plutôt que de tomber à côté de la plaque en m’offrant quelque chose que j’ai déjà, ou qui ne m’intéresse pas.

Mais moi, je pense plutôt au fait d’être ensemble. Nous habitons loin, nous ne nous voyons plus si souvent que ça, et ma joie est de m’imaginer avec tout le monde.

Alors oui, je vais bien finir par trouver des idées, mais je crois que l’essentiel n’est pas là. Durant mon périple, j’ai vécu avec très peu de choses matérielles, et pourtant j’étais sereine. J’étais riche des discussions et des rencontres, et j’ai bien compris que c’était là l’essence de la vie. Un carburant qui dépasse tous les autres !

Notre société matérialiste pense nous combler par l’avoir. Bien sûr, cela compte. Mais pas au point de négliger le reste … Ce qui nous guette parfois.

Peut-être avez-vous une tout autre opinion, peut-être pensez-vous que ces préoccupations sont ridicules. Peut-être ressentez-vous la même chose. N’hésitez pas à commenter et à réagir avec bienveillance pour que chacun puisse mieux cerner son idée sur la question.

Des bécots !