Catégorie : En chemin

3 mois de périple !

En chemin Périple

3 mois de périple !

Avec une semaine de retard, je prends mon clavier pour évoquer le 3ème et dernier mois de périple. Retrouvez ici le bilan du 2ème mois de périple !

Dernière ligne droite du périple

Maintenant que j’ai un peu de recul, je dois bien le redire, août a été à l’image du temps dans la partie Sud de la France : plein de douceur.

L’escapade en Corse aussi chouette soit-elle a été plus que fatigante ! Affaires pas lavées, nuits à droite et à gauche, pas d’accès à internet, …

En plus d’un manque de budget flagrant pour espérer me déplacer seule sans prendre trop de risques, je n’arrivais pas à concrétiser les rencontres car entre le retour de vacances et la rentrée, chaque famille est bien occupée. Au fond, je rêvais secrètement de pouvoir « me poser ».

Alors j’ai remis à septembre une bonne partie de mes envies et je me suis laissée porter.

Si vous souhaitez récupérer ce visuel pour le partager, cliquez directement dessus ! 

Pause technique

Une fois que j’avais admis et accepté que oui, bouger depuis deux mois son sac sur le dos peut être quelque chose de fatiguant, j’ai décidé de rentrer tout remettre à plat.

Troquer les hauts à bretelles contre des pulls et les shorts contre des pantalons, récupérer un ordinateur digne de ce nom qui puisse être utilisé plus d’une heure sans avoir besoin d’être rechargé, et qui puisse aussi se connecter à internet rapidement avec un « partage de connexion », …

Et puis me reposer. Commencer à penser à la suite, rédiger …

Finalement, un aller-retour à Paris s’est glissé dans le programme. Un rendez-vous avec deux entrepreneurs pour qui j’aurai peut-être pu travailler. Heureusement que j’étais rentrée car j’ai pu être souple et sereine !

Vive la solitude !

Ce titre peut paraître un peu étonnant pour quelqu’un qui a choisi d’aller à la rencontre durant quelques mois. Une petite explication s’impose ! 😉

Au milieu de tous les bienfaits que cette expérience m’a apportés, j’aimerais souligner une prise de conscience toute bête qui ne l’est au fond pas ! Vous me suivez ?

Il s’agit de l’impératif de savoir être seul pour se retrouver.

Pour vous dresser le tableau, j’avais décidé en partant de ne pas dépenser beaucoup pour mon expérience afin de vivre les choses de manière simple. Je me disais que la rencontre ne se faisait pas forcément entre 9h et 18h. Cela a donc impliqué que je ne dormais pas à l’hôtel mais que j’ai été accueillie. Je remercie d’ailleurs tous ceux qui se reconnaîtront et qui ont mis toute leur disponibilité pour que je me sente bien. Ca a été le cas !

Mais j’avais oublié de penser à un détail. Lorsque vous êtes accueilli chez les gens, vous n’êtes pas chez vous. Vous ne rentrez pas de votre journée en jetant votre sac, en prenant votre douche dans la minute, en vous affalant devant votre ordinateur pour lire un article qui vous intéresse, ou que sais-je.

Vous arrivez, vous proposez votre aide, on vous raconte la journée et vous racontez la vôtre. Ensuite vous dînez et vous passez une soirée avec votre hôte.
Comme vous êtes quelqu’un de bien élevé, vous n’osez pas dîner avant de prendre congé pour faire vos petites affaires.

J’avais sous-estimé à quel point c’est dur de se caler sur le rythme des autres ! Ils vous accueillent et même si vous avez « quartier libre », vous n’êtes pas chez vous et cela change tout !

Carnet de rencontres, t’es où ?

S’il est bien une chose qui m’a mis le moral à zéro pendant quelques jours, c’est bien la perte de mon carnet de rencontres.

J’avais repoussé l’écriture de la majorité des étapes que j’ai faites, m’étant rendue compte que techniquement cela m’était difficile de rencontrer des personnes passionnantes, de vivre chez d’autres personnes passionnantes et en même temps de prendre le temps nécessaire pour rédiger au plus près de la réalité, les rencontres et découvertes vécues.

C’est lors de mon passage à Paris dont je vous parlais tout à l’heure que je me suis rendue compte que je n’avais plus ce si précieux carnet complété jour après jour, rencontre après rencontre …

Et pourtant il en contenait, des belles choses ! De formidables échanges dont je ne vous ai pas parlé ni sur le blog, ni sur les réseaux sociaux Trotte cocotte.

J’étais impatiente de vous parler d’un herboriste auvergnat, de ma rencontre avec Lagda, un jeune du centre-ville de Marseille, des mots si forts prononcés par une malade chronique, du très bel échange avec un chasseur girondin, …

Je garderai donc pour moi ces précieux échanges et essayerai de retourner les voir ! Car plus qu’envie d’évoquer avec vous certains sujets.

3 mois !

3 mois qui ont filé à vitesse grand V. 3 mois qui m’ont appris tant de choses. 3 mois qui m’ont mis sur la route de belles découvertes. Le début !

Je voulais vérifier que l’Homme était toujours bien là et qu’il était capable de belles choses s’il n’enfouissait pas sa nature d’être doté d’une grande intelligence.

L’Homme est là, et il se plaît de plus en plus à être de nouveau lui, passé les chimères. Il pense « Out of the box » et ose ! Il ne m’en fallait pas plus pour être plus que jamais motivée à prendre du mieux que je peux ma part dans la transition. Avec vous je l’espère 😉

Le périple est terminé, à très vite pour de nouvelles perspectives sur Trotte cocotte !

2 mois de périple !

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2 mois de périple !

A l’heure où la grande majorité des écoliers, collégiens, lycéens et étudiants de France reprend aujourd’hui le chemin des classes ou des amphis, Trotte cocotte fêtait hier ses deux mois d’existence et de périple.

Alors, à 2 mois + 1 jour du début de l’aventure, un nouveau petit bilan s’impose -sur le modèle du premier– !

Et vive les vacances !

Août coïncidait avec le deuxième mois de périple. Et qui dit août, dit calme plat partout dans le pays. Cela tombe bien, car nous avions justement décidé avec des amies de partir faire un tour sur l’île de Beauté.

10 jours de road-trip pour parcourir tout le quart Nord-Ouest de l’île. La plus belle, dit-on d’ailleurs … Nous n’avons pas été déçues. Ni par les paysages, ni par le temps, ni par nos haltes. Nous avons senti l’âme corse à travers chants et petits villages, de quoi nous faire aimer l’île.

[Petit condensé d’instants capturés entre mer et montagne du côté d’Ajaccio, Calvi, Bastia et Corte]

J’écrirai bien vite un article pour parler de notre road-trip en Corse !

Jouer les prolongations !

De retour de Corse, aucune rencontre n’avait été préparée formellement ! Fatiguée par ces 10 jours d’aventure, j’ai décidé d’aller à la campagne chez des amis, puis chez d’autres, et d’autres. Au cours de ces deux dernières semaines, j’ai fait des rencontres, beaucoup discuté, pris du temps avec ceux que je ne vois pas assez souvent …

Et au final, c’est grosso modo un mois plus ou moins de vacances qui sont passées à toute vitesse !

Vivre le périple à 100%

Quel bien fou cela fait de déconnecter un peu ! De ne pas avoir les yeux rivés sur un téléphone et des applications. De ne pas se sentir obligée de poster des articles parce qu’il faut partager telle ou telle rencontre. Alors forcément, je n’ai pas posté beaucoup d’articles. Mais le fruit de mes rencontres est consigné bien précieusement dans mon carnet. Pour plus tard …

J’ai au fond décidé de vivre mes journées à 100%, sans penser « blog » !

L’itinérance sans véhicule

En partant en vacances en Corse avec des aventurières, je savais que je n’aurai pas accès à internet, sinon grâce à mon téléphone. Et encore …J’avais en même temps choisi de me laisser libre de faire ce que bon me semblerait en rentrant, à mon rythme et « dans l’Ouest ». Mais ce que j’avais très mal mesuré -mais alors vraiment très mal-, c’est que lorsque l’on veut enchaîner les rencontres, mieux vaut avoir un véhicule.

Bouger partout et surtout en zone rurale, ne pas porter ses affaires toute la journée, avoir un « toit » si jamais aucun autre ne se présente sont à mon sens les critères essentiels pour voyager en tenant des délais. J’en ai manqué !

Alors j’ai squatté, je me suis adaptée, j’ai pris les transports en commun … Pour finir épuisée.

Ajoutez à cela les difficultés d’agenda …

Toutes ces personnes que je n’ai pas pu voir, je ferai en sorte de les rencontrer. Plus tard !

 

 

Septembre, déjà !

Ce mois de septembre commence par une pause d’une semaine dans le périple afin de reprendre le chemin de l’écriture tout en planifiant la suite des rencontres.Je rentrerai à Paris aux alentours de la fin septembre à priori, et le blog continuera ensuite sa vie à travers rubriques.

La perspective est encore loin, rendez-vous le mois prochain ! ✌🏻

1 mois de périple !

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1 mois de périple !

Le 3 juillet, je quittai Paris ! Voilà donc un mois pile poil que je suis partie à la rencontre et à la découverte …

Aujourd’hui dans le Sud de la France, au cœur de la cité Phocéenne, et avant de partir pour l’Île de Beauté, voici quelques petites impressions du temps écoulé. Et Trotte cocotte !

Déjà 1 mois de périple ?

Un peu « cul-cul la praline » de se poser cette question, mais je le dis quand même ! Déjà 1 mois que je suis partie, que j’admire des paysages si différents, vis dans des ambiances qui ne se ressemblent pas, que je m’adapte parfois tant bien que mal au rythme de ceux qui m’accueillent avant de penser à mon périple.

Et au fond, je n’ai pas vu le temps passer car ce que je vis me passionne. J’écoute et j’essaye de saisir des idées, des instants de vie, des personnalités, … Bref, que je suis curieuse tout en essayant de ne pas jouer à la journaliste ! Et le courant passe ! Pourvu que ça dure 🙂

De Paris à Marseille en prenant le temps

J’ai la chance de pouvoir traverser la France à une vitesse qui me permet d’admirer notamment, les paysages.

[Petit condensé d’instants capturés entre Paris et Marseille en zigzagant]

En voyant ces images et en me rappelant où je les ai prises, je sais d’autant plus qu’avant que je n’ai pas besoin d’aller loin pour découvrir et être heureuse. La simplicité est au fond ma plus grande joie ! Un joli sommet à gravir, un pré où paissent de jolis vaches, un champ de blé, une jolie fleur des champs ou des montagnes, … c’est déjà beaucoup.

J’ai envie de vous dire : pourquoi partir à l’autre bout du monde tous les 4 matins ? Admirons ce que nous avons à côté de nous d’abord, non ?

Ne pas se formaliser et tracer sa route

Quand j’ai mûri le projet de partir à la rencontre, afin de découvrir des hommes et des femmes qui ont quelque chose à nous dire, le projet a plu à mes amis ! Plus difficile en revanche à accepter pour mes parents et les personnes plus âgées avec qui j’en ai discuté.
Et forcément, je savais bien en débutant le périple, que je ne rencontrerai pas que des personnes n’ayant pas plus de 35 ans. Je reçois donc quelques avis négatifs, des remarques me faisant comprendre que je perds mon temps.

Soit ! J’entends mais j’ai décidé de tracer mon chemin. Avec cette douce impression de grandir, et l’envie bien présente de continuer le périple !

Lâcher prise

Vous le voyez sûrement (rires!), je n’écris pas autant que je le souhaiterais. Il m’est difficile de vivre les choses et de me « poser » pour vous les raconter au mieux.

J’ai des tas d’idées, d’images en tête, d’articles d’avance, … Alors viendra le jour où je ferai un article pour retracer chaque étape du périple et tout remettre en ordre ! 

Question technique, j’ai troqué mon Mac et mes logiciels pour un petit ordinateur plus léger et moins fragile, au cas où. Tout va plus lentement … Transition, adaptation, lâcher prise vous dis-je ! 😉

Que de grandes leçons, chaque jour, à chaque rencontre, à chaque petite difficulté. Grandir, tout simplement !

Une famille de passionnés à l’Abbaye d’Oigny !

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Une famille de passionnés à l’Abbaye d’Oigny !

Le deuxième week-end de juillet, j’arrivai à l’Abbaye d’Oigny pour y découvrir le projet d’une famille devenue propriétaire récemment.

Située en Bourgogne, à une cinquantaine de kilomètres au Nord de Dijon, cette Abbaye laissée pour compte durant plusieurs décennies commence à retrouver un aspect digne de son rang !

Mais avant de vous parler de mon passage à l’Abbaye à proprement parler, retour sur mon arrivée …

L’arrivée en un temps record !

Partie du Sud de la Côte d’Or, je suis descendue du train à la gare de « Les Laumes – Alésia » avec l’idée de trouver des conducteurs sur le chemin pour arriver à destination …

N’ayant pas fait de stop depuis quelque temps, je n’étais pas complètement rassurée. Un grand merci aux deux aimables conductrices qui m’ont permis d’arriver sur place en un temps record !

Car oui, à peine sortie des Laumes sous un soleil de plomb, je n’avais pas encore tendu le bras ni levé le pouce, qu’une automobiliste m’ayant aperçue en passant est revenue sur ses pas afin de me proposer de m’avancer. Quelle gentillesse ! Les quelques kilomètres passés ensemble m’ont permis de mesurer à quel point la campagne a besoin de jeunesse et de projets ambitieux qui participeront à son réveil.
C’est ensuite Dominique, une presque quinquagénaire avenante et souriante qui m’a conduit jusqu’à l’Abbaye. Emballée par le projet de rénovation, elle s’est promis de suivre les travaux et de revenir !
Si vous me lisez, merci à vous deux pour votre coup de pouce !

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Une vue du ciel sur l’ensemble de l’Abbaye d’Oigny (Crédits : Page Facebook de l’Abbaye)

Arrivée à Oigny, j’ai été accueillie par la famille Korobetski presque au complet. Sylvain avec qui j’avais correspondu pour préparer ma venue, Sigfrid son petit frère ainsi que Serge et Sylviane les parents. Ne manquait que le grand-frère qui suit de près le projet.

L’histoire de l’Abbaye

L’Abbaye d’Oigny a été fondée au début du millénaire précédent au fond d’une petite « vallée » où coule la Seine, au niveau de ce qui est aujourd’hui un petit hameau appelé « Les Granges d’Oigny ».

C’est un vaste bâtiment qui a évolué avec ses occupants, au fil des siècles et des époques.

Depuis le 19ème siècle, ce dernier a subi de nombreuses modifications afin d’être habité par la famille des précédents propriétaires qui en avait fait sa résidence secondaire.
A la fin du 20ème siècle, l’Abbaye a été « découpée » en lots à la suite d’une succession.

La famille que j’ai rencontrée est donc propriétaire d’une partie de l’Abbaye qui comprend une grosse partie du jardin, la majorité de l’aile où se trouvaient les cellules des moines ainsi qu’une partie de l’aile donnant sur le jardin où se promenaient les moines (celui dont je parle au-dessus justement), une grande partie de la forêt attenante, un morceau de la Seine et d’autres terrains alentours.

L’état des lieux

C’est à la fin du mois d’avril dernier que les Korobetski ont pu investir les lieux. Dès le premier week-end sur place, chacun a pris part au défrichage des extérieurs, première étape de la rénovation de l’Abbaye. Les arbres et les herbes ont eu tout le loisir d’envahir les lieux depuis quelques décennies, la tâche était donc immense …

 Quelques endroits du jardin après le défrichage

Un état des lieux de la forêt est en cours afin de couper les arbres menaçants ou ceux qui sont déjà tombés, ce qui permettra de redonner vie à cet écosystème préservé.

Les canalisations amenant l’eau de la source aux points d’eau étaient aussi bouchées par le calcaire, la remise en eau a été fastidieuse. Elle date de quelques jours seulement !

Sylvain et Sigfrid qui restent sur place la majeure partie du temps, ont reçu peu avant ma halte, la visite des monuments historiques et autres professionnels du patrimoine. Un professeur passionné leur a également apporté des éléments sur l’Abbaye.
Ils prévoient de faire venir un architecte des monuments historiques pour éclaircir quelques zones d’ombres issues de la disposition des bâtiments.

Enfin, la famille découvre petit à petit les derniers objets restés à l’intérieur du bâtiment. Ceux-ci sont une marque de l’histoire de ceux qui l’ont précédée à Oigny. Chacun s’y intéresse comme pour mieux s’approprier ce patrimoine.

Des rouleaux de tapisserie non utilisés qui ont traversé les décennies aux malles d’époque ainsi qu’au mobilier entassé. Autant de traces de la vie à Oigny durant le siècle dernier !

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Un exemple de tapisserie d’époque …

Immersion dans un projet familial

Vous l’aurez compris, ces passionnés du patrimoine n’entendent reculer devant aucune difficulté. Ni les arbres tombés sur les pentes escarpées de la forêt, ni la nécessaire adaptation des bâtiments aux conditions de vie de notre temps, n’ont raison de leur volonté. 

Jardin arboré, recoins botaniques, promenades sur le domaine à la découverte des espèces végétales avec passage par le belvédère (construit par les moines) et enfin chambres d’hôtes, les projets mûrissent !

Les bâtiments à restaurer, la fontaine remise en eau, le pont défriché où coule la Seine, la vue sur le jardin depuis une pièce de l’Abbaye …

Pour l’anecdote, ils ont appris grâce à un spécialiste, que de belles et rares espèces de plantes se nichent en forêt ou dans le jardin. Cela promet !

Le week-end de ma venue, j’ai aidé à la reconstruction, à l’ancienne (cela va s’en dire !), d’un mur en pierres qui s’était écroulé. Il a fallu défricher, enlever ronces, lierre et mousse puis reposer pierre après pierre.

Le mur à remonter selon la méthode ancienne …

Pour découvrir et suivre le projet, vous avez plusieurs possibilités : 

[A Oigny, il n’y a pas encore internet ! Sylvain qui s’occupe de la communication essaye donc avec les moyens du bord de partager l’avancée des travaux à l’Abbaye]

Le site

La page Facebook

J’ai été ravie de venir à la rencontre de cette famille de passionnés qui se lance avec beaucoup de volonté et d’entrain dans une vaste période de rénovation et d’aménagement de ce patrimoine à préserver.

La tâche est immense, mais elle est belle ! Et l’unité familiale qui semble régner ne pourra qu’être un atout pour une si difficile entreprise !

Je leur souhaite un bel été de rénovation (pour commencer !) et reviendrai avec plaisir les voir dès que mes pas me porteront de nouveau en Bourgogne.

Mener un périple, une question d’équilibre.

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Mener un périple, une question d’équilibre.

Après quelques jours à voyager allant d’un endroit à l’autre en rencontrant des personnes et d’autres, j’avais envie de vous livrer mes premières impressions. Sans vraiment me rendre compte que cela faisait deux semaines que j’étais partie de Paris … Place au premier « bilan de périple » !

Le départ de Paris le mardi 3 juillet a été précipité par un mois de juin bien occupé. Mais la date du départ était fixée, tant pis pour les détails, « je verrai bien ça en cours de route ». Et justement, je suis depuis quelque jours « en pause » pour prendre le temps d’écrire, de laver mes vêtements, de changer d’ordinateur pour alléger mon sac, de prévoir la suite du parcours plus en détails.

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Voici quelques petits points à l’issue du début de l’aventure :

S’adapter !

Partir en périple c’est avoir une capacité d’adaptation. Quelques jours et déjà les choses avaient évolué au niveau du programme. En période d’été (c’est sûrement pareil les autres moments), tout le monde se relâche un peu. Il fait beau, il fait chaud, les sollicitations ne manquent pas. Dur dur de tenir le rythme et les rendez-vous !
« On devait se voir demain mais un imprévu est passé par là. Pas bien grave, on remet ça à plus tard » ou alors « Je pensais passer dans 3 jours à tel endroit mais une rencontre a bousculé mon programme car j’ai la possibilité de passer voir une nouvelle personne ? On se recontacte ! »

Oublier la rentabilité

Changements de dernière minute, découvertes impromptues ou rencontres : tout un programme –chamboulé- ! Se mettre en mode « aventure » c’est aussi adopter le mode « cool-attitude ». On prévoit  quelque chose puis au final il se passe autre chose. Loin de l’idée de rentabilité, on prend les choses comme elles viennent en se disant qu’on repassera peut-être un jour rencontrer tous les gens dont on nous a parlé en route et que l’on n’a pas pu voir pour x ou y raison.

À contre-courant de la société dans laquelle nous vivons, on perçoit bien que le but ici n’est pas de comptabiliser mais d’avoir vu et vécu. Quel soulagement !

Prendre le temps de rencontrer et d’échanger

Pour vous donner un exemple concret, je devais aller rencontrer le fondateur d’une marque de vêtements produits de manière responsable.  Mais Clément dont je vous parlerai plus tard avait un rendez-vous avant qui s’est prolongé. J’ai pris le parti de flâner à la place, me disant que je repasserai à Lyon plus tard pour le rencontrer (ce qui au passage n’était pas prévu. Cf point 1). C’est sur une petite place lyonnaise que j’ai finalement fait la connaissance d’un vieux monsieur, Hacène. Nous avons échangé longuement sur la ville de Lyon et notre société. J’étais tout simplement « disponible » …

Grandir des échanges

Sur un marché de producteurs locaux en montagne, j’ai rencontré Amélie, une jeune maraîchère des environs. Je discutais avec un jeune saisonnier venu en vélo acheter son pain et ses légumes quand elle s’est immiscée dans notre conversation. Nous parlions aventure, elle nous a raconté les siennes. Le lendemain soir elle m’appelait pour que j’aille visiter une de ses parcelles de maraîchage.

Chaque petite rencontre, aussi passagère soit-elle fait grandir. Car chacun se sent libre de parler de ce qu’il pense sur tel ou tel sujet, et qu’il raconte un peu de sa vie !

Admirer son environnement

Je n’ai pour l’instant parcouru que peu de chemin en kilomètres mais déjà tant de paysages. De la Bourgogne au Beaujolais des pierres dorées, à Lyon. Puis la vallée du Mont-Blanc et ses hauteurs, en redescendant à Chambéry puis au lac d’Aiguebelette.

Que de paysages différents, de diversité ! Une vraie richesse !

ne mettre dans son sac que le nécessaire

Et plus le temps passe, plus j’ai envie de me délester. Je suis partie avec quelques t-shirts à manches courtes, d’autres à manches longues, des pantalons et shorts, un ordinateur, une batterie externe, une trousse de toilette, une lampe de poche, des cahiers, un livre, des stylos, un sac de couchage, une veste … Ai-je vraiment besoin de tout cela ? (rires)

– – – –

 

Avec peu de choses et en peu de temps, la transition prend forme. Pas de montre, une bonne dose d’optimisme, une liberté dans l’action et le début d’un dialogue avec soi … Les bienfaits du périple !  ✌🏻

 

À la découverte d’une communauté Emmaüs de campagne.

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À la découverte d’une communauté Emmaüs de campagne.

Bientôt une semaine que le périple Trotte cocotte a commencé et déjà de belles découvertes et surprises « au compteur de l’aventure » !

L’occasion pour moi de vous parler de ma rencontre avec les membres d’une communauté rurale Emmaüs située en Bourgogne.

Une communauté de campagne !

Cette communauté a pour moi une place toute particulière car elle ne m’était pas totalement inconnue. Et je vais vous dire pourquoi j’ai souhaité aller à la rencontre de cette communauté dès le début du périple. Il s’avère que la maison de famille dans laquelle j’ai plaisir à aller dès que je le peux –et où j’ai tenu à débuter l’aventure-, se situe à quelques kilomètres de cette communauté.

C’est dans une vieille grange aménagée au fil du temps que se tiennent 3 fois par semaine les ventes.

En bons curieux et amoureux des vieux objets, le rendez-vous Emmaüs du mercredi ou du samedi a toujours fait partie de nos petites habitudes de vacances. Arrivée sur place, chacun allait à sa « case » préférée. Outils, vaisselle, fripes, jeux pour enfants, mobilier, librairie … les objets ne manquaient pas !

Nous ramenions nos tickets à papa qui nous demandait ce que nous voulions acheter. Un coup de vieux livres de Lafontaine ou Racine, l’autre des tasses, des jeux ou enfin des bijoux !

Les compagnons

Ce qui me frappait en tant que gamine à l’époque, c’était l’âge des compagnons. Je les trouvais d’un âge et leurs « gueules cassées » me faisait, je l’avoue, parfois un peu peur.

Mais ils étaient gentils quand j’arrivais toute intimidée avec mes 3 romans et qu’ils fixaient les prix.

Je sentais une vraie humanité en eux …

S’EQUIPER chez Emmaüs, une démarche triplement engagée

Je suis maintenant adulte et je fais le choix de continuer à acheter tout un tas d’objets chez Emmaüs malgré les moqueries de certaines personnes. « C’est dégueu », « c’est foutu », … et j’en passe !

-Quand nous allons chez Emmaüs, nous achetons des objets qui ont été récupérés, triés, parfois réparés par des personnes qui, suite à un accident de la vie, ont atterri dans une communauté. Cette dernière en plus de leur donner le gîte et le couvert, leur permet de travailler.
Elles retrouvent ainsi un rythme de vie indispensable à l’équilibre de tout humain.

-Nous participons au recyclage. Nous le savons tous, notre rapport aux objets est devenu en l’espace de quelques décennies très étonnant. On achète, on garde un temps réduit, puis on jette alors même que l’objet est encore utilisable.
Du durable, nous sommes passés au tout jetable (Un article sur le sujet ne serait d’ailleurs pas de trop !).
Aller chez Emmaüs c’est donner une seconde vie à un objet qui n’est pas cassé et qui peut donc encore être très utile. Ca tombe bien car les ressources de la terre ne sont pas inépuisables !

-Et puis, après avoir donné du travail à des gens, évité les déchets et donné par là-même une seconde vie aux objets, c’est notre porte-monnaie qui nous remercie.
Car oui, s’équiper chez Emmaüs permet de faire des économies !

Ma visite aux compagnes et compagnons d’emmaus

Pleine d’entrain, j’ai passé un coup de fil à la communauté la semaine précédant mon arrivée en Bourgogne. J’ai expliqué à un compagnon très aimable que je serais ravie de prendre un peu de temps pour venir à leur rencontre afin de mieux les connaître.

J’ai choisi d’aller à la rencontre, je suis donc sensible aux projets associatifs qui portent sur l’humain !

Le responsable de la communauté étant en formation, j’ai donc rappelé le mercredi suivant. Quelques explications sur mon projet plus tard, il me propose de venir au moins 2 semaines sur place. Je lui explique que je n’en ai pas le temps aujourd’hui, mais demain, qui sait … !

Il a un petit temps à me consacrer à la fin de la vente de l’après-midi, je me réjouis de ma venue !

La communauté, mercredi 5 juillet, 16h15.
Me voici arrivée sur place accueillie par J., qui seconde un compagnon à la caisse. Nous commençons à discuter puis nous dirigeons dans son bureau situé à côté pour nous asseoir. Dans le bureau se trouve T., l’assistante sociale.

Après m’avoir parlé du mode de fonctionnement de la communauté et des compagnons, nous parlons ensuite des projets en cours (la grange principale où se déroulent les ventes est en rénovation depuis la fin de l’hiver).

Chaque compagne ou compagnon est accueilli sans condition à partir du moment où il sollicite la communauté. Certains partent sans rien dire puis reviennent.

En fonction de leurs compétences et de leurs souhaits, ils sont accompagnés dans leur démarche de réinsertion. Mais avant tout cela, ils bénéficient d’un cadre sécurisant et rythmé. Par le travail qu’ils effectuent, ils mettent à profit ce qu’ils savent déjà et peuvent acquérir de nouveaux savoirs-faire.

J. doit s’absenter pour s’occuper des ruches avec un vieux Monsieur passionné d’apiculture qui vient le former. T. en profite pour clôturer la vente car il est 17H passé.
De mon côté, je me rends dans la pièce commune de la communauté où les compagnons dégustent les crêpes cuisinées par C. Les discussions vont bon train sur la vente de l’après-midi et la conversation s’engage.
K et C. en particulier s’interrogent sur ma présence, je leur parle donc de mon périple et de ma joie de pouvoir les rencontrer. Ils sont étonnés et commencent à me raconter leur quotidien ici.

Je sens aussi les frictions qui existent entre certains.
Pas facile de vivre en communauté quand on approche de la retraite me diront Toto et B qui sont « tombés amoureux au premier regard » il y a 10 ans le jour où Toto est arrivé. À voir leurs regards, j’ai senti qu’ils étaient heureux malgré les difficultés.

La dîner approche, le cuistot en chef de file m’invite à leur table. Touchée par un tel accueil et une telle générosité, j’accepte avec grand plaisir. Je rencontre alors d’autres compagnons qui logent sur place mais travaillent ailleurs. Certains me racontent leur vie d’avant, leur quotidien et leurs espoirs.

J’ai passé un excellent moment à leurs côtés et regrette de n’avoir pu rester plus longtemps. Des personnes écorchées par la vie qui sont accueillies et aidées avec bienveillance pour rebondir ! Je sens que se jouent chez Emmaüs, des projets qui font avancer notre société dans le bon sens.

Je souhaite à chaque personne rencontrée de trouver au sein de la communauté le ressort et les perspectives qui lui permettront d’envisager un futur plus radieux. Merci pour votre accueil, votre générosité et ces paroles échangées. Elles m’ont confirmé que même dans les situations difficiles, rien n’est perdu. La lumière est dans chaque passage de la vie, à condition de bien vouloir la laisser entrer !
Une belle leçon d’humanité que je vous souhaite de vivre !

Partir pour se mettre en chemin

En chemin Périple

Partir pour se mettre en chemin

Me voilà partie depuis quelques jours de Paris. L’occasion pour moi de vous parler du périple « Trotte cocotte » que je viens de débuter. Vous l’aurez compris, c’est surtout cette rubrique que je vais alimenter sur ce blog durant quelques semaines pour publier dans les autres de manière plus assidue à mon retour !

Pourquoi partir ?

Partir, pour le dire simplement, est une sorte d’appel ! Comme une petite musique qui vous chante au creux de l’oreille d’oser l’aventure, sans vraiment en dire plus.

Une exigence

Une petite musique au creux de l’oreille, ça ne peut pas se louper ! Il faut alors se poser des questions. « Pourquoi partir ? Comment ? Quand ? Combien de temps ? ».

Lorsque l’on accepte de répondre à une envie d’escapade qui donne des fourmis dans les jambes et des étoiles dans les yeux, c’est une exigence ! Se mettre en mouvement m’a demandé un effort. (D’autant plus lorsque l’on sollicite des personnes afin de les rencontrer !).
Il faut réfléchir à la manière dont on va vivre les choses, puis sortir de ses habitudes tout autant que de sa zone de confort. Enfin il faut laisser des amis que l’on aime retrouver pour plusieurs mois et accepter de se dépouiller pour ne garder que le nécessaire (ou un peu plus ! Je compte sur les lectrices pour acquiescer 🙂 !), etc.

J’ai pour ma part également pris la mesure de l’étonnement suscité auprès des personnes à qui j’ai pu parler de cette envie, de ce projet de sillonner la France tout en essayant d’en rencontrer des habitants ou des acteurs de la vie entrepreneuriale, politique, associative. Si la majorité a été étonnée, elle a aussi su montrer un vif intérêt tout en reconnaissant qu’elle n’oserait pas forcément se lancer.

À l’ère du « tout assurance » et du « tout prévoyance », l’imprévu a perdu de sa superbe. Partir à l’aventure, c’est accepter l’imprévu !

L’appréhension

Tout être humain a en lui le désir de se sentir en sécurité. Un toit, des lieux, des personnes connues.

Il est donc nécessaire d’user d’une belle confiance pour partir sac à dos vissé sur les épaules sans cauchemarder des éventuelles futures nuits à la belle, perdue au milieu d’une forêt ; quand le reste du temps on use ses souliers sur le bitume.
Tous les aventuriers des temps modernes que vous connaissez pourront vous en parler ! (Je n’en suis pour ma part en ce moment qu’au début du périple, et je m’attends à avoir des surprises !)

Partir en France

Partir en France car c’est mon pays et que j’ai envie de mieux le connaître pour mieux l’habiter et y agir.

Le but du périple

Découvrir la France plus en profondeur, en prenant le temps du voyage et de la rencontre. Traverser la France en TGV ou à vitesse grand V, nous savons tous le faire. Passer la semaine dans un camping ou une chambre d’hôtel aussi.

Pourtant, à l’heure où notre vie de tous les jours est envahie par les moyens de communication technologiques qui nous éloignent physiquement (paradoxalement) les uns des autres, la rencontre me semble vitale. La perte de ces liens, un des maux de notre société.

Qui peut dire qu’il n’a pas grandi grâce aux paroles, à l’écoute, aux échanges qu’il a pu avoir avec ceux qu’il a pu rencontrer ?

Au bout, l’aventure !

Le jeu en vaut la chandelle. Quelques réticences et sacrifices pour en apprendre sur les autres, sur son pays, sur ceux qui l’habitent, et sur soi.

Je ne sais pas encore parfaitement où je vais aller et qui je vais voir, mais je suis partie, et j’ai donc posé les premiers pas vers un grand bol d’air …

Place au périple !