Auteur : Camille

Mots depuis le noctilien.

Vue du Perchoir

Mots depuis le noctilien.

[Publié initialement sur la page facebook du blog @trottecocotte]

-Le lundi matin, c’est souvent dur d’y aller, de recommencer la course de la semaine. En ce lundi matin, j’avais envie de vous partager un texte que j’ai écrit hier, dans un noctilien parisien, à une heure avancée de la nuit. Comme une envie de décrire une réalité choquante qui m’a frappée aux yeux encore plus que les autres fois.

Parce que nos lundis matins sont plein de promesses, plus que les dimanches de nuit dans un noctilien …-

Il est 3h51 ce dimanche 7 avril au matin. Je suis partie il y a presque 3/4 d’heure de chez mes amis et j’aurais pu prendre un « Kapten » (le nouveau nom de l’application Chauffeur Privé ») mais je ne l’ai pas fait.

Je ne suis pas souvent à Paris ces derniers temps et pourtant j’aime cette ville malgré tous ses défauts. Je l’aime aussi de nuit. Elle est si belle avec ses monuments bien éclairés, ses passants qui chantent en sortie de soirée et ses rues presque désertes où c’est un bonheur de circuler. J’ai hâte qu’il fasse meilleur pour que je prenne un vélib sans craindre de réanimer mon rhume à chaque virée.

Mais si j’aime cette ville elle me fait aussi souffrir car elle me montre un visage lourd et anormal.

Alors je sors mon téléphone, ouvre une note et j’écris ces lignes.

Chaussures bleues, pantalon de velours marron, parka violette et charriot bleu ciel avec une poche ouverte d’où je vois dépasser une banane, voilà une dame âgée.
Les mains accrochées à l’accoudoir, elle se retient de basculer à chaque virage pris brusquement par le chauffeur. À moitié endormie, elle semble habituée à la conduite sportive de ces derniers la nuit.

Un monsieur derrière elle a pris une place et a empilé 2 sacs de courses remplis d’affaires personnelles ainsi qu’un sac à dos qui lui sert d’oreiller. Sa capuche baissée, il tente de dormir. Il lève pourtant le nez vers moi même s’il a l’air ailleurs; comme pour vérifier qu’il est en sécurité.

A côté de moi assis sur une place double, un homme imposant à la parka kaki sale circule avec un sac de voyage et une petite valise. Il se retourne un peu perdu pour me demander si nous arrivons bientôt à Montparnasse.
Je lui dis que ce n’est pas encore là et que s’il veut je le préviendrai car je descends aussi à cet arrêt.
Il accepte !

Partout dans le bus des gens dorment tête contre la vitre ou les dossiers du bus. J’en compte 8, la moitié du bus environ.

Je ne déteste pas prendre ces bus sales et qui sentent mauvais car j’y vois une partie de la France que l’on oublie préférant parler de « ceux qui comptent » alors qu’ils sont pourtant assez grands et ont assez d’influence pour se faire remarquer seuls.
Comme un shot de réalité qui me rappelle que si tout n’est pas facile pour moi (vie d’entrepreneur artisan en devenir), je n’ai vraiment pas à me plaindre.

Ce qui me fait le plus mal ce soir c’est cette vieille dame qui doit bien avoir 75 ans, qui a le corps et les chaussures typiques d’une personne âgée et qui ne semble pas trop négligée. Je repère quelque racines, elle a dû se faire une couleur 1 ou 2 mois auparavant.
Sa peau a l’air toute douce mais ses traits sont tirés.

Que s’est-il passé pour qu’elle soit là, dormant dans un noctilien à la course folle dans Paris ?
Je ne sais pas qu elle a été sa vie mais sa vie a l’air banale. Une petite mamie qui pourrait tout à fait être la mienne.

Quand on arrive vers Montparnasse elle prend sa béquille violette en main et se redresse. Je vois son visage en entier. Elle referme sa parka et tapote la capuche du monsieur derrière elle. Lui demande si elle peut aller « à un point d’eau » à l’arrêt. Presque arrivés elle lui dit « j’irai plus tard il y en a un prêt à partir ».

Montparnasse est le terminus du bus, le chauffeur se lève et crie dans tout le bus comme une routine incessante : « Terminus, messieurs dames on se réveille et on descend. ».

Ils se lèvent et commencent à transvaser leurs bagages difficilement, avant de monter dans le même bus qui va partir en sens inverse.

Ce soir j’ai pris ce bus au Rond Point des Champs Elysées, après en avoir pris un autre du côté de l’Etoile. J’en ai vu passer des voitures qui coûtent des milliers d’euros, et j’ai aussi vu ceux qui n’ont rien.
Je n’apprends pas qu’il y a de la misère aujourd’hui, ma ligne de métro est l’une des plus fréquentées par ceux qui font la manche. Mais je n’avais encore jamais vu un bus aussi rempli de personnes dans le besoin et surtout âgées. Elles étaient plus nombreuses que les passagers comme moi. Et là, ça devient très compliqué …

À part leur adresser un beau sourire et un dialogue s’ils le souhaitent, je ne peux rien faire toute seule. Je ne suis moi-même pas si stable que cela car j’ai choisi d’entreprendre, mais j’ai la vie devant moi et tout le loisir d’évoluer !
Je ne peux pas leur offrir de l’argent ou du matériel car je n’ai pas grand chose.
Mais ce que je vois à mon niveau de jeune femme c’est l’hypocrisie de ce monde et de cette ville de Paris qui par beaucoup d’aspects met en exergue l’argent, la richesse et le confort matériel.
Je ne sais pas vous mais je trouve cela de plus en plus insupportable de supporter l’ambivalence.

Je ressens cela comme une violence. Cette violence qui devient ordinaire m’a fait mal et je me dis qu’il y a tant de choses qui sont loupées. De la richesse, de l’argent, il y en a. Mais le système est rayé, car de plus en plus souvent je vois des personnes âgées notamment dormir dans les bus.

Pas malades, juste pauvres et seules.

Pâquerettes en huile !

Beauté & Santé

Pâquerettes en huile !

Quand on les voit pointer le bout de leur nez dans le jardin, aux côtés des primevères et crocus, c’est un signal irréfutable que la belle saison n’est plus très loin.

Comme chaque année, je remets mes yeux d’enfant et je les prends en photo comme pour bien me souvenir que « c’est bon, le plus dur est passé ! ».

Je ne sais pas vous, mais je ne suis pas une fille du Nord, même si j’aimerais beaucoup découvrir la Suède et le Danemark notamment alors forcément, je vis l’arrivée du printemps comme une « délivrance ».

Cette année, j’ai trouvé en fouinant un peu sur le réseau d’une entité que je suis (et dont j’aimerais bénéficier d’une formation un jour émoticone yeux cœur), une recette avec ces jolies pâquerettes de nos jardins.

Toute simple et pleine de promesses, c’est un petit pas de plus vers la connaissance de ces plantes qui nous entourent et qui peuvent nous apporter beaucoup dans nos vies quotidiennes. Allez, c’est parti pour la recette du macérât de pâquerettes de l’Ecole lyonnaise de plantes médicinales et des savoirs naturels … illustrée par Trotte cocotte, ravie de revenir par ici pour un article santé-beauté DIY pas bien court ! Allez, on y va ?

Les bienfaits de cette préparation

Pour nous mettre l’eau à la bouche, voici les effets que cette préparation à la pâquerette aurait sur nos corps.

Ce macérât aurait des propriétés raffermissantes pour le ventre, les bras, les cuisses. Galbant pour le cou, le buste, le décolleté en redonnant de la fermeté à la peau !
Il est également reconnu pour ses propriétés réparatrices car il favorise la circulation sanguine. En cas d’oedème ou de tissus enflammés et abîmés, il peut être un précieux allié !
Enfin, comme toute huile, elle est nourrissante et notre peau ne nous en voudra jamais de lui donner de quoi rayonner !

… Je sais que parmi celles qui me suivent, plusieurs sont enceintes actuellement. Nous avons peut-être la solution pour une période post-grossesse adoucie J

Les ingrédients

-une petite corbeille

-de l’huile d’olive bio (à vous de définir la quantité dont vous allez avoir besoin en fonction de la quantité de macérât que je vous souhaitez)

-un ou des pots pour préparer la macérât (pendant 21 jours au minimum) Pour ma part, j’ai pris des pots en verre Bonne maman pour ne pas la nommer, que l’on utilise pour les confitures

-des bouts de tissu qui serviront à recouvrir le(s) pot(s) pendant toute la durée de préparation du mélange

-des élastiques pour tenir le tissu autour du pot. Pour ma part, j’ai découpé de la ficelle en chanvre que j’avais à portée de main !

-un récipient à verre foncé qui pourra accueillir l’huile prête à être utilisée

-un filtre pour filtrer la préparation

-une étiquette pour dater la préparation

1ère partie : La cueillette

Que vous ayez ou non à jardin à vous, les pâquerettes font partie de ces  fleurs que l’on trouve partout au printemps !

L’idée est qu’elles ne soient pas trop abîmées pour que vous puissiez les cueillir.

Il est conseillé de les cueillir par temps sec si l’on veut effectuer la préparation tout de suite ou de les laisser sécher une journée si elles sont trop humides.

2ème partie : La préparation du macérât

Après avoir cueilli des pâquerettes qui sont donc encore fraîches et qui ne doivent pas être pour autant humides*, placez-les dans le bocal que vous avez choisi pour la macération.

Versez ensuite l’huile d’olive bio jusqu’à ce que toutes vos pâquerettes soient recouvertes ou même un peu plus selon la quantité de macérât que vous souhaitez obtenir.

C’est le moment de placer le petit bout de tissu sur votre pot de façon à ce que le mélange puisse respirer durant la macération. N’oubliez pas l’élastique autour du pot pour que le tissu ne s’envole pas ! *Si vos pâquerettes sont encore humides, n’hésitez pas à les laisser sécher une journée.

3ème partie : Le temps d’infusion

J’en suis pour ma part exactement là, et j’ai hâte de passer à l’étape suivante !

Il est à priori nécessaire de faire reposer son macérât durant 21 jours au moins (cela peut aller jusqu’à 40 jours selon la recette de l’Ecole lyonnaise de plantes médicinales et des savoirs naturels !); au chaud, au soleil ou derrière une vitre.

Mais attention, les UV ne sont pas bons pour le mélange, vous pouvez donc prévoir un sac en papier kraft pour le protéger de ces rayons !

Régulièrement, vous pouvez venir remuer le mélange.

Lorsque le macérât est préparé l’hiver avec des pâquerettes séchées, il faut le placer près d’une source de chaleur. Ou pour aller plus vite, faire chauffer à feu très doux le bocal pendant 2 heures au bain-marie.

4ème partie : la mise en bouteille

C’est l’heure de de filtrer la macération pour la préparer à l’embouteillage.

Il n’est pas nécessaire d’ajouter des conservateurs car l’huile d’olive est stable. Quelques gouttes d’huile essentielle de citron ou de lavande vrai (lavandula angustifolia) avec un dosage de 1à 5% donc 1 goutte pour 100 ml de préparation.

N’oubliez pas d’étiqueter votre pot pour préciser sa date de fabrication.

5ème partie : L’utilisation et la conservation

Vous pouvez utiliser votre précieux macérât un an dans un endroit plutôt frais !

C’est parti pour de bons moments de massage pour vous passer cette huile !

On s’en dit des nouvelles dans quelque temps ? 🙃

Quel statut pour mon entreprise ?

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Quel statut pour mon entreprise ?

Choisir le statut qui va encadrer son projet d’entreprise est primordial. Je ne suis pas juriste (quoi que !) ni comptable, d’autres seront bien mieux placés pour parler.

Mais une chose est sûre, ce choix est un choix très personnel, qui dépend de votre situation personnelle (marié ou pas, conditions financières, appuis, charges prévisibles pour l’activité, …).

Juste avant de vous mettre des liens vers des sites qui débroussaillent pas mal les choses, je grossirais bien le trait pour avancer la réflexion. Il y a globalement deux sortes de projets, ceux qui sont des entreprises individuelles et ceux qui entraînent la création d’une société.

La création d’une entreprise individuelle

Créer une entreprise individuelle s’adresse aux personnes qui entreprennent seules. Il n’y a pas de création d’une « personne morale » qui pourrait venir compléter une personne physique. Seul le créateur de l’entreprise individuelle est « responsable » de cette dernière, c’est-à-dire de toutes les décisions qui engagent l’entreprise … Jusqu’à ses dettes si un jour il y en a (sauf à choisir un statut à responsabilité limitée).

L’impôt sera donc logiquement un impôt sur le revenu.

Les formalités ici sont réduites au minimum. Aucune rédaction de statuts n’est à prévoir !

La création d’une société

Dans le cas de la création d’une société, il y a création d’une « personne morale » qui a donc une vie juridique au-delà de celles de la ou des personnes qui travaillent au succès de la société.
Les formalités et les options sont dans le cas de la création d’une société, bien plus complexes car les choix sont aussi plus variés. Faire son choix nécessite l’aide d’un professionnel comme un expert-comptable, amené à faire des calculs pour orienter vers le choix le plus judicieux après avoir pris connaissance du projet, de la situation personnelle du ou des porteurs de projet, etc.
Dès lors que l’entreprise est monté à plusieurs, un statut juridique de société est obligatoire. De plus, dès le moment où il y a apport important, là encore la société est vivement conseillée.
Les formalités administratives, juridiques et comptables sont plus intenses dans le cadre de la création d’une société. Des statuts juridiques sont à rédiger obligatoirement.

Des liens pour se renseigner

Si vous ne maîtriser pas bien ces questions juridiques fondamentales, je ne peux que vous conseiller de vous faire aiguiller par des professionnels. Avocat ou comptable sont les mieux placés, mais si votre budget est limité, de nombreuses associations et même les CFE organisent des accompagnements pour orienter au mieux les porteurs de projet.

Je ne peux que vous conseiller de vous rendre tout d’abord sur le site de l’Agence France Entrepreneur (AFE) qui a établi des articles très accessibles sur le sujet : https://www.afecreation.fr/pid223/7-choisir-statut-juridique.html

N’hésitez pas à vous renseigner sur les différents statuts sur la colonne de gauche de la page que vous venez d’ouvrir !

Je vous conseille aussi d’aller faire un tour sur le site de L’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Economique) qui propose des petites vidéos sympathiques sur l’entrepreneuriat et permet de débroussailler avec humour ce sujet : https://www.adieconnect.fr/fiches-pratiques/presentation

Si vous vous apprêtez à être un professionnel du commerce, les CCI Chambres de commerce et d’industrie ont aussi des sites internet bien faits, tout comme les Chambres de Métiers et de l’Artisanat pour les artisans. Je sais que la CMA de Paris dispose de questionnaires type « Quizz » pour débroussailler par exemple https://www.cma-paris.fr/

N’hésitez pas à prendre contact avec les organismes de votre lieu d’habitation qui sauront vous conseiller et qui offrent de nombreuses réunions d’informations ! On traîne souvent des pieds pour y aller mais c’est souvent du temps de gagné car les gens sont à votre écoute et prêts à vous donner des tuyaux.

Puis rencontrer des compagnons de création est aussi une belle opportunité !

De nombreuses associations d’aide aux créateurs d’entreprise existent. Je pourrai vous en faire un article si vous le souhaitez !

Quoi mon nom ? Qu’est-ce qu’il a mon nom d’entreprise ?

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Quoi mon nom ? Qu’est-ce qu’il a mon nom d’entreprise ?

La première impression qu’auront les gens de votre structure avant même d’avoir vu votre offre de service et/ou de produit(s), c’est votre nom d’entreprise. Trouver un nom est donc un vrai défi !

Il doit évoquer quelque chose qui parle ou interpelle votre cible et qui ressemble à l’image que vous souhaitez véhiculer.

Cette réflexion est à mener assez vite dans votre parcours d’entrepreneur car toutes les formalités administratives que vous aurez à faire devront le mentionner. Sauf si vous êtes en entreprise individuelle et que vous ne souhaitez pas le mentionner … Ce qui à mon sens est dommage.

Si le choix d’un nom est subjectif, comme le choix de votre prénom par vos parents a été une affaire de goût, il est des données sur lesquelles tout le monde s’accorde pour dire « ça va » ou « ça ne va pas ».

Alors, comment faire ?

La valeur du nom

Pour commencer, revenons d’abord sur la valeur du nom qui est primordiale et dont le choix ne doit pas être bâclé.
Le nom est comme notre prénom, il fait partie de notre identité. Il va interpeller, retenir l’attention, susciter la curiosité ou être incompris.

Au-delà des évolutions du projet, il est amené à perdurer (un changement de nom est à aborder avec prudence) car il va s’inscrire dans les esprits.
Le nom est une composante importante de la notoriété d’une entreprise, c’est celui que l’on glisse dans les oreilles des gens avec qui l’on échange.

Il est donc une grosse partie de l’identité d’un projet, celui qui va nous permettre de dire quelque chose directement aux gens, faire passer un message ou non, et leur raconter une histoire.

Les qualités d’un « bon nom »

Il doit être percutant, facilement mémorisable, traduire votre(vos) service(s) ou produit(s), pourquoi pas vos valeurs … Bref, le vrai casse-tête.

C’est l’occasion de bonnes tempêtes de cerveau mais le jeu en vaut la chandelle car vous allez le prononcer des centaines de fois et vos clients l’entendre autant.

Voici quelques petits conseils pour trouver un nom qui ressemble et qui sert votre projet :

– trouvez des mots clés autour de votre projet

– percutants, courts, efficaces

– qui soient le reflet de votre offre et pourquoi pas de vos valeurs

– pensez durabilité

– pensez évocation

– pensez localisation ou pas

Pour vous parler de manière concrète, j’ai bâti mon propre projet autour de valeurs fortes en termes de savoir-faire et de sélection des matières sur lesquelles je travaille.
Mon concept et ma manière d’envisager les choses sont authentiques et je voulais absolument refléter le côté artisanat.
J’ai toujours su que mon nom contiendrait donc le mot « atelier ». En revanche, le reste a évolué, et d’ailleurs je vais y revenir ensuite pour vous éviter de perdre du temps comme cela a été mon cas …

Ne pas oublier la toile

Internet est devenu un lieu incontournable aujourd’hui pour les entreprises aussi. Ces dernières ont dû changer radicalement leurs habitudes en communication pour atteindre leurs prospects ou clients là où ils sont.

Quand on crée son entreprise et que l’on pense à sa communication, il faut aujourd’hui sélectionner des réseaux sur lesquels être présent. Il faut aussi penser à un futur site qui est parfois indispensable et très travaillé ou qui ne sera qu’une page unique de présentation.

Comme pour l’adresse de nos logements, les sites internet ont leurs propres adresses que l’on appelle « nom de domaine ».
Chaque nom de domaine ne peut appartenir qu’à une seule personne, c’est pourquoi il faut très rapidement après avoir travaillé sur un nom potentiel pour son activité, regarder si celui-ci est disponible. S’il n’est pas disponible, ça veut peut-être dire que quelqu’un utilise déjà ce nom pour son entreprise ce qui pourrait être problématique si jamais vous souhaitez déclarer votre nom à l’INPI (Institut National de la Propriété Intellectuelle), car le nom est peut-être déjà déposé.
L’autre hypothèse est celle de l’achat par une entreprise spécialisée (si si, certaines entreprises ont pour mission d’acheter des noms de domaine stratégiques ou non et de les revendre à un prix considérable à ceux qui en auraient besoin pour leur entreprise).

Pour la petite histoire, j’ai essayé de contacter une entreprise néerlandaise qui détenait le nom de domaine que je lorgnais. Prix de vente : 400 euros. Contre 8 euros environ chez mon hébergeur (à renouveler chaque année) …

Pour vérifier si le nom de domaine que vous lorgnez est disponible, vous pouvez aller regarder sur le site d’OVH, un super hébergeur : https://www.ovh.com/fr/domaines/

Les vérifications de disponibilité sont aussi à faire sur les réseaux sociaux que vous envisagez de rejoindre !

Penser logo et graphisme

Si vous pensez avoir besoin d’un logo dès le début de votre activité, le choix de votre nom sera travaillé en même temps que l’identité visuelle.
Si vous comptez faire ce travail plus tard, pensez-y tout de même en choisissant votre nom. Notamment en ce qui concerne sa longueur plus ou moins facile à intégrer à un logo.

Un nom écrit en entier accolé à un dessin, une typographie seule, seulement les initiales de votre nom …

Mon expérience personnelle pour trouver un nom

Lorsque j’ai créé ce qui est aujourd’hui L’atelier de SORG, je ne me suis pas suffisamment penchée sur toutes ces questions et notamment pas assez vérifié la disponibilité du nom d’entreprise que j’envisageais auparavant de déposer à l’INPI. Comme c’est moi qui ai dessiné mon logo, j’avais déjà dessiné plusieurs logos et m’étais amusée à jouer avec les initiales du nom que j’avais choisi.
Pour le premier nom envisagé, les noms de domaine n’étaient en fait pas disponibles en .com et .fr comme je le souhaitais.
J’ai donc retravaillé un peu mon logo pour aller sur un deuxième nom, et là mon avocate m’a conseillé d’en changer car ses recherches montraient de possibles conflits futurs avec une autre marque.

J’ai donc tout recommencé, recherche de nom et dessin du logo pour aller sur quelque chose de totalement différent. Le nom n’était pas déposé à l’INPI et les noms de domaines étaient disponibles.

Je n’étais pas pressée pour monter le projet et surtout c’est moi qui travaillais sur tous ces points … Si j’avais fait appel à des prestataires, la facture aurait été salée pour … rien.

Prudence donc ! Les choses sont à faire dans le bon sens …

5 idées reçues sur internet et la création d’entreprise en 2018

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5 idées reçues sur internet et la création d’entreprise en 2018

Internet est incontournable dans nos vies, de plus en plus. Petit à petit depuis grosso modo une vingtaine d’années, les entreprises ainsi que les administrations transforment leurs services et leurs méthodes de travail afin d’être accessibles depuis la toile.

Sans faire un pas (même pas jusqu’à la boîte aux lettres) et sans sortir sa belle plume de son étui (le clavier c’est plus rapide), il est désormais possible de faire des demandes aux administrations notamment, de télécharger des documents ou même de renvoyer les pièces relatives à son dossier.

« Internet, c’est formidable, on a accès à tout en quelques clics » disent nos mamies chamboulées par leurs premiers pas sur la toile. Mais nous, qui vivons avec un ordinateur à proximité ou qui passons le plus clair de nos journées devant, avons peut-être une autre vision des choses.

Et si tout n’était pas si facile, même avec internet ! 5 idées reçues sur ce formidable outil, qui ne rend pas toujours service à nos entreprises.

« Avec internet, c’est formidable on a accès à tout »

Oui. Sauf que, l’on a accès à tout et n’importe quoi, et surtout n’importe quoi.

Sur internet, tout le monde y va de son petit conseil. C’est génial car ça donne du recul, venant de plusieurs personnes différentes dont on n’aurait peut-être jamais entendu l’expérience si on n’avait pas été surfé sur le net.

Mais le revers de la médaille, c’est que l’on a accès à n’importe quoi. Pourquoi ?

Parce que, quoi qu’on en dise, monter sa boîte, même une micro-entreprise nécessite des connaissances que l’on n’a pas forcément tous à la base. Selon nos parcours, nous nagerons plus ou moins dans la semoule mais nous nagerons quand même un peu.
De plus, les lois fiscales mais pas que, évoluent tellement et tellement vite, qu’il n’est pas toujours possible de tomber sur les nouvelles fraîches.

Et puis, les comptes que nous avons en ligne ne nous permettent pas toujours de comprendre les courriers reçus, les décisions prises …

Les sites qui ne sont pas mis à jour

J’ai été frappée plusieurs fois de voir des sites internets qui n’étaient pas mis à jour. Un exemple m’a frappée car j’étais alors un peu perdue et j’essayais de me raccrocher à un organisme pour essayer de mieux maîtriser certains aspects de mon projet. Je cherchais à faire un transfert d’activité de Paris à la Savoie et souhaitais m’inscrire au répertoire des métiers de la Chambre de métiers. J’espérais aussi secrètement que la CMA de la Savoie proposait des accompagnements pour les jeunes créateurs comme j’avais vu cela à Paris.
Chouette, une formation ! J’appelle au numéro indiqué pour prendre des renseignements et une dame pas très bien lunée me répond « Comment avez-vous connu cette formation ? Elle n’existe plus ! ». J’aurais presque eu envie de m’excuser d’avoir vu cette formation sur le site de la Chambre de métiers mais j’ai préféré la remercier sobrement de ces informations, tout en lui souhaitant une belle journée.

Aussi fou que cela puisse paraître, cet exemple n’est pas un cas isolé. Rageant !

Les informations contradictoires

 Quand vous cherchez une information, dites-vous que le mieux est d’essayer de vous faire confirmer l’info par plusieurs acteurs.

Le centre des impôts qui ne sait pas me répondre puis quand je rappelle qui me dit « non ce n’est pas nous qui traitons cela ! », la dame de la CMA au bout du téléphone qui va demander à ses collègues l’information en me disant qu’elle pense comme moi que ma demande est à adresser au centre des impôts. Et puis la SSI (Sécurité Sociale des Indépendants) qui me dit que la demande est à leur adresser.

Alors, qui a tort, qui a raison ?  Vérifiez si vous pouvez !

Tout s’accélère, l’administration ne suit plus

Avec internet, envoyer un « papelard » est facile. Alors on envoie, on répond aux mails, on cherche encore, on scanne à nouveau, on renvoie. Et surtout on se dit « Chouette, dans une semaine c’est bon, c’est traité ! ».

Mais en fait, ceux qui traitent les papiers au sein des administrations ou des organismes auxquels nous sommes rattachés ne sont pas plus nombreux.
Certes, l’informatique leur permet de recevoir plus facilement une information qui par ailleurs est dématérialisée. Mais ça s’arrête là.

Le temps de traitement n’est pas toujours allégé par l’informatique, car un humain reste un humain.

Internet ça tue les relations humaines

J’entends souvent parler de la solitude de l’entrepreneur. Et pour cause, si l’on passe notre vie à envoyer des mails, à nous connecter sur des plateformes, à certifier que nous ne sommes pas des robots, à attendre des réponses souvent à côté de la plaque, à renvoyer un mail pour essayer de comprendre … Une bonne conversation de 5 minutes aurait parfois réglé l’affaire bien plus vite. A condition bien sûr de tomber sur autre chose qu’une porte de prison, mais bien une personne serviable et gentille, qui souhaite aider gentiment une nana enjouée à l’autre bout du téléphone.

Courage, on arrive à bout de ces tracas !

Se muscler avant d’entamer la bataille de l’administratif

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Se muscler avant d’entamer la bataille de l’administratif

Je l’ai beaucoup entendu, cette phrase prononcée par les français qui se lancent « l’administration, le cauchemar ». Et bien, je peux vous dire que tant qu’on n’a pas testé, on n’en sait rien ! Retour sur : « la bataille de l’administratif » quand on est entrepreneur !

Je n’en étais encore qu’au bégaiement de mon projet entrepreneurial que l’administratif me pompait déjà de l’énergie et beaucoup de temps.

En fait, se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, c’est redevenir la petite fille ou le petit garçon que nous avons été qui attend de ses parents de se faire guider, tout en ayant sacrément envie parfois de faire ce qu’il veut et quand il veut, quitte à désobéir.
Et pour tout ce qui concerne l’administratif, on est souvent contents d’être guidés … Mais en fait, dans la vraie vie de l’entrepreneuriat, ce n’est pas comme ça que ça se passe …

Ambiance

Si j’ai envie de créer ma petite entreprise, comme beaucoup (à en croire ce que j’entends dans la bouche des bébés entrepreneurs ou entrepreneur avec qui je discute), c’est pour imaginer, prendre plaisir à préparer des créations, à me servir de mes compétences et talents ! Bref, faire des trucs sympas tout en ayant une dose de trucs moins sympas à faire, comme pour tout.

Mais en fait, les trucs sympas, ce sera pour après. Oui, après. A la toute fin quoi. Au moment où je serai épuisée d’avoir tant bataillé pour tout, je pourrai me faire enfin plaisir !

Quelle ronchon celle-là pensez-vous peut-être déjà ! Vous avez sûrement (un peu) raison. Mais plongeons-nous un peu plus dans le sujet et musclons-nous (mentalement) avant d’entamer la bataille de l’administratif.

Les batailles à livrer

Avant de rentrer au sur le champ de bataille, l’idéal est de connaître son adversaire … Un vocabulaire volontairement guerrier car c’est souvent comme cela que les gens concernés en parlent. Et l’idée c’est que vous en sortiez indemnes, plutôt qu’estropiés ou carrément HS.

  • La première bataille à livrer va se faire avec votre CFE (Centre de formalités des entreprises) qui sera selon votre activité l’URSSAF, la CCI (Chambre de commerce et d’industrie), la CMA (Chambre de Métiers et de l’Artisanat), le greffe du tribunal de commerce ou la chambre d’agriculture. (Il existe aussi la Chambre nationale de la batellerie artisanale pour les entreprises artisanales de transport fluvial ! – Si un lecteur en est, qu’il me fasse signe !!)
    Selon votre rattachement, vous aurez plus ou moins d’obligations. Si vous êtes artisan, vous devrez effectuer le SPI (Stage de Préparation à l’Installation). Courage pour avoir une place rapidement … Anticipez ! Nous reviendrons sur le SPI dans un article bientôt.
  • Vous devrez en parallèle choisir le statut adapté à votre future activité. Là encore, aurez-vous besoin de rédiger et déposer des statuts ?
  • Et puis, une fois votre entreprise officiellement créée, ce sera à votre tour d’y passer.
    Votre nouvelle sécurité sociale vous contactera ou inversement, vous devrez effectuer vos déclarations de revenus plus ou moins souvent selon votre statut mais renseignez-vous. En micro-entreprise, il est possible de déclarer son chiffre d’affaires tous les trimestres ou tous les mois par exemple. L’idée est de payer les cotisations obligatoires à ce moment là … veillez donc à provisionner.
  • Si vous souhaitez demander l’ACCRE (L’aide au chômeur créant ou reprenant une entreprise), faites-le dans le mois de votre enregistrement au CFE.
  • Vous pourrez aussi probablement déposer votre nom et votre logo à l’INPI. Le dépôt est censé avoir été simplifié mais de l’aveux de mon avocate, les choses se sont corsées … Gare aux erreurs !
  • Et puis il vous faudra ouvrir un compte. Même en micro-entreprise, un compte dédié à son activité est obligatoire. Compte dédié ne veut pas dire compte professionnel mais les banques surfent sur le flou juridique de la loi pour « vendre » des comptes professionnels à des personnes pour qui un compte « personnel » pourrait largement suffire, surtout au début de leur activité.
  • Enfin, le clou du spectacle pour le Pôle emploi qui ne vous facilitera pas la tâche si vous décidez de créer une entreprise pendant que vous êtes indemnisé.

Relevez les manches, sortez les muscles, ça va chauffer !

Avant que vous ne commenciez, autant que vous vous prépariez dès maintenant à ce qu’il devrait vous arriver.

Vous allez tout d’abord vous battre pour trouver des informations. Enfin ça, c’était avant que je me dise que j’allais essayer par mes articles de livrer mon expérience et le fruit de mes recherches à vous, mes lecteurs !
Par réflexe vous allez aller sur différents sites, différents blogs pour essayer de savoir. Souvent vous allez trouver des informations contradictoires.
N’hésitez pas à vous battre pour trouver un numéro de téléphone et essayer d’avoir quelqu’un.

Le leitmotiv ? Appeler, appeler, appeler. Combien de fois ai-je appelé Pôle emploi au 3949 ? Ca vaut le coup !

Ensuite vous allez vous battre pour être accompagné, avoir des conseils de personnes qui ont des connaissances que vous n’avez pas encore. En période de création, le budget est souvent limité alors n’hésitez pas à fouiller dans les sites de vos CFE, à contacter des associations qui pourraient vous aider (pour les entrepreneurs, pour les femmes entrepreneurs, pour les micro-entrepreneurs, de votre région, département ou ville …).
J’ai pu constater que beaucoup d’acteurs étaient sur le coup pour accompagner. Je vous parlerai de l’ADIE qui m’a aidée si vous le souhaitez.

Il faut aussi mettre sa paire de lunettes pour mieux voir. La curiosité, si l’on dit parfois qu’elle est un vilain défaut sera l’un de vos meilleurs atouts.
Ajoutez à cela le fait d’avoir la bouche et les oreilles grandes ouvertes pour rencontrer, écouter, raconter, partager.
Faites confiance à votre intuition, n’hésitez pas à poser des questions, à remettre en question, à comparer, à faire jouer la concurrence.

Bref, dans les petits coups de mou, je me dis souvent que le chemin de la liberté et de la création sont longs mais qu’ils me permettent de grandir intérieurement beaucoup, de rêver tout en ayant réellement les pieds sur terre dans la boue.

Je vous souhaite vous aussi de persévérer !

Rédiger ! Rédiger son projet !

Entreprendre

Rédiger ! Rédiger son projet !

Choisissez la manière qui vous conviendra le plus, mais rédigez ! Sur l’ordinateur, sur des feuilles, sur un carnet qui vous suivra partout … A chacun sa technique, mais surtout n’oubliez pas de poser des mots.

Structurer ses pensées et son projet

Je repense souvent à ce professeur d’allemand qui a miné une partie de mes heures de langue au collège avec son esprit fermé et ses radotages que toute la classe a supporté. Mais s’il est une expression qu’il avait l’habitude de nous sortir à chaque fois que nous butions des mots lors de nos prises de parole, c’est « ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément ».

Justement, pour bien concevoir les choses, il est utile de les marquer par écrit, de les retravailler (vous me voyez venir avec la notion de pitch ?) pour être ensuite capable de les exprimer clairement à vos interlocuteurs.

Et puis, pour tous ceux qui n’ont encore pas les idées claires ou qui ont 10 idées à la minute, c’est aussi un moyen de se décharger de toutes ces pensées pour avancer, les mettre dans des cases où elles iraient bien … Communication, graphisme, administratif, compta … Il y en a pour tous les goûts !

Avoir une base pour construire

Si je conseille vraiment d’écrire, c’est parce que garder les traces de sa réflexion peuvent aider en cas de doute ou d’appréciation sur un sujet précis.
C’est de ce document que tout va partir, tout va se construire.

Et puis, voir son évolution sur quelques mois est aussi primordial car il permet de se donner un coup de fouet quand il y en a besoin. De se redonner des objectifs si les choses piétinent.

C’est une fondation, et comme pour toutes les fondations solides, le qui, le quoi, le pourquoi et le comment sont des questions auxquelles il faut répondre !

La rédaction de mon projet, pour inspiration …

Pour rentrer dans le détail de ce document que je trouve fondateur, j’ai choisi de partir de ma propre expérience, afin de vous donner quelques éléments qui je l’espère vous simplifieront le travail sur votre propre projet.
Ce projet très détaillé n’est donc pas à mettre dans toutes les mains, mais plutôt à garder pour vous ou pour vos très proches. Pour vos autres interlocuteurs, vous pouvez concocter un autre document. Petit bonus à la fin de cet article !

Mon projet étant un projet artisanal de vente de produits et de prestations, il est donc à modifier et à adapter à vos projets.

Voici les parties que contient le document fondateur de mon projet :

-Moi, mon idée, mon projet : parler du porteur de projet, de son parcours, les réflexions menées et les objectifs qui en ont découlé, l’envie d’incarner des valeurs, m’angle choisi pour le projet, les activités de l’atelier, les matières travaillées, le positionnement marketing

-Ensuite, dérouler ses valeurs essentielles, l’objectif immédiat du projet (dans mon cas l’idée a été de créer une marque)

-J’ai ensuite parlé de l’identité visuelle de la marque

-Le site web (des détails sur sa conception)

-Le marketing

-Ensuite j’ai déroulé les différents champs de mon activité avec mes inspirations, les produits envisagés,

– Les fournisseurs

-Chiffrage et besoins en matos

-Les concurrents

-Le pitch du projet

-Communiqué de presse ou présentation du projet

Comme vous avez pu le voir, ce document a été pour moi un document fourre-tout détaillé au maximum de mes idées et de mes recherches au tout début de la création du projet.
J’ai bien sûr depuis revu toutes les rubriques plus en détail mais au moins dès le départ, j’ai fait un gros travail de structuration de mes idées.

Bonus : le document « recap’ »

A côté de ce document fondateur dont je viens de vous parler, j’ai aussi pris le temps de faire un document « recap » que j’ai pu envoyer à des personnes sollicitées pour m’aider sur tel ou tel point. C’est grâce à ce document que j’ai réussi à ouvrir des portes parfois fermées, rencontré des personnes diverses qui ont pu me donner des conseils ou m’aider concrètement.
Le but était à la fois de me présenter, mon parcours, puis mon projet. Le tout expliqué de manière claire et dynamique, car on n’attire pas de l’aide en faisant pitié !
Même quand on va chercher de l’aide un peu en désespoir de cause parfois (ce qui demande de l’humilité et peut parfois faire peur), on doit être enthousiaste !

Entreprendre : par où commencer ?

Entreprendre

Entreprendre : par où commencer ?

Bon ça y est, je lance mon projet. J’en parle autour de moi avec des retombées plus ou moins agréables (lien article tu es devenue cinglée).

La page est blanche qui ne demande qu’à être griffonnée, tout est possible mais rien n’est fait. Toutes les idées se mélangent, la liste des choses à faire se remplit à vue d’œil à chaque « tempête de cerveau » (ou brainstorming) et la paralysie peut guetter.

Je pars ici encore, comme pour tous les articles de ce blog et à fortiori de cette rubrique, de ce que je connais, de ce que j’ai vécu. Je parle donc plus particulièrement à ceux qui ont le plus besoin de soutien, ceux qui entreprennent seuls.

Tout est à faire, que faire ?

Se détendre

Garder son calme et son énergie pour mener la course de fond qu’est l’entrepreneuriat sont indispensables.
A chaque moment de doute, se poser la question du « pourquoi » est la priorité.
C’est la ou les réponse(s) à cette interrogation qui seront vos moteurs. Car au fond, il n’y a pas de fumée sans feu. Alors, retrouvez ce feu !

Prendre le temps de réfléchir

Et puis vient le temps de la réflexion sur tous les sujets. Car un projet entrepreneurial englobe tout, la vie professionnelle comme la vie personnelle. Et des sacrifices, il va sûrement falloir en faire un peu plus qu’ailleurs. Au début tout du moins.
Comment faire ? Quoi faire ? Dans quel ordre ?
C’est justement là que les choses sérieuses commencent.

Débroussailler les idées …

Il faut débroussailler, débroussailler encore, pour mettre en place un plan d’action.
Des actions à réaliser sur de petites échéances pour commencer ; pour mélanger le « réfléchir » avec « l’agir ».
Selon vos préférences, il faut écrire sur des notes, sur des documents word ou sur des feuilles en papier. Faire des parties, des sous-parties. Ou alors noter tout en vrac et ranger après.

Pour ma part, j’ai commencé à rédiger un document de base de mon projet.

Qui suis-je ? Quel est mon projet ? Le nom de celui-ci ? Sa forme juridique ? Quelles valeurs je vais mettre dans ce dernier ? Quels seront mes produits ou mes prestations ? Mes fournisseurs ? Mon marketing, ma communication ?
J’ai en parallèle pris des feuilles blanches pour travailler sur chaque produit ou prestation, en notant toutes mes idées. Et en commençant à noter tout un tas d’informations au hasard qui me venaient en tête.
J’ai ensuite sur une feuille fait un plan d’action à 1 semaine, 2 semaines, 3 semaines, 1 mois etc.
Petit à petit, j’ai donc construit mon projet en revenant ajouter des informations dès que possible.

Ma to-do liste s’est complétée aussi et j’ai commencé par agir.

Quoi qu’il en soit, écrire permet de poser pour laisser reposer, et pour avancer, donc. Si vous n’en avez pas l’habitude, essayez, vous verrez que la méthode porte ses fruits ! Et fait avancer !

… Et ne pas se limiter

Surtout, l’idée est de noter tout ce qui nous passe par la tête. Sans limitation, au contraire, laisser libre court à l’imagination … C’est en rêvant haut que l’on atteint les sommets !

Souvent, quand on commence une telle aventure on est focalisé sur la tâche immense qu’il reste à faire. Ce qui peut faire peur.
Mais au contraire, mieux vaut tout noter, pour voir petit à petit les choses de manière plus réalistes. Un projet n’est pas tout beau directement, il est le fruit d’essais, d’échecs, de compétences, d’expérience.

Je garde précieusement mes premières pages griffonnées anarchiquement ou mes documents informatiques où les infos se recoupent et se mélangent !

Parfois je les ouvre et je mesure le chemin parcouru !

Faire un point sur soi

Tout cela permet aussi de faire un point sur soi.
Quelle est ma situation professionnelle ? A court terme, à plus long terme comment je vois cela ?
Quelles sont mes compétences pour monter mon projet ? Où sont mes failles ? Ai-je besoin d’aide ? De quel type de personnes ? Ai-je déjà des contacts ou non ?
Quelles sont mes forces ? Mes faiblesses ? Comment puis-je les mettre en valeur ou les combler ?

Agir

En fonction des éléments rassemblés suite aux différentes étapes évoquées tout au long de l’article, vous avez des éléments pour agir.
Faites au plus pressé, au plus facile aussi et entrer dans le dur petit à petit.
Parlez avec d’autres qui vous ont précédés dès que vous le pouvez, glanez des conseils, des avis.
Et puis, pensez administratif rapidement, car tout n’est pas si simple et prend du temps.

Le côté financier est aussi une vaste question mais à mon avis, elle vient après les étapes décrites plus haut. Rêvez pour l’instant ! Rêvez !

 

Tu es devenue cinglé(e) ?

Entreprendre

Tu es devenue cinglé(e) ?

Ça y est, les gros verrous ont sauté (Si vous souhaitez découvrir les miens, c’est ici !). La décision est prise, je me lance pour de vrai dans la construction de mon projet. J’ai la boule au ventre et en même temps je suis heureuse.

J’ai quand même passé en début de mois 3 entretiens pour un poste en CDD dans une grande maison d’édition. Une façon pour moi de satisfaire mes parents qui souhaitent que je travaille comme tout le(ur) monde dans une boîte ? Sûrement ! Mais aussi une manière de me prouver que si je veux un poste je peux l’avoir, et que mon projet est un vrai choix, résultant d’une vraie vision et pas une situation par défaut.

Enfin, vous me direz, monter une boîte quand on n’est pas trop sûr de le vouloir, ça ne dure qu’un mois ! Une vraie course de fond, ça ne se prend pas à la légère !

Revenons à nos moutons ! J’ai donc vu mon éventuel N+1, mon éventuel N+2 et enfin une RH du groupe. Comme ils cherchaient le mouton à 5 pattes pour un temps déterminé, en le payant très mal, j’ai refusé. Je vous en parlais dans un article #ConfessionsIntimes ici même d’ailleurs.

Tout le monde m’a prise pour une cinglée, mais moi au fond j’étais libérée. Une « chômeuse » qui refuse un poste ????

Ou juste une fille qui a envie de croire en ses capacités, et qui va se bouger pour faire devenir son projet réalité. Alors, j’ai annoncé à tous ceux que je croisais que « je me lançais ». Mon égo était regonflé de ces entretiens intéressants qui avaient su mettre en valeur mon parcours atypique.

Et là, j’ai rencontré plusieurs espèces de personnes !

Les « emballés »

Ce type de personne est celui qui fait un bien fou ! C’est eux qu’il faudra aller solliciter pour une écoute bienveillante au moment des doutes, mais aussi des grandes joies. Pour se réjouir ensemble !

Ils y croient, ils sont à fond, c’est génial !

Les « heureux pour toi »

Il y a ceux qui ne s’imagineraient jamais à notre place mais qui ont envie de comprendre et qui nous font confiance. Sans être complètement emballés, ils savent se réjouir de la joie de nous lancer que nous essayons de leur communiquer.

Les « interrogatifs »

Ces derniers essayent de comprendre mais ils ont plein de questions. Au fond, ils doutent du projet. Par leurs questions, nous pouvons les remercier car ils nous mettent à l’épreuve. Gare au pitch pas préparé, leur sentence pourrait nous faire du mal.

Ils penchent plutôt pour le non, sans vouloir non plus nous accabler. Peut-être que la suite du projet les fera changer d’avis ?

Les « j’ai peur pour toi »

Cette catégorie de personne est celle qui à priori fait le plus de mal pour la confiance en soi. On les sent à côté de la plaque, enfin, à côté de notre plaque. Plutôt fermés bien souvent, sans réelle volonté de comprendre ce qui se passe en nous pour que nous nous lancions.
Il faut se parer d’un beau bouclier pour ne pas prendre en pleine face leurs remarques qui nous feraient bien trop de mal émotionnellement.

Il est judicieux à mon avis de ne pas trop fréquenter ce genre de personnes en phase de lancement de l’activité. Leurs paroles ne font pas avancer les choses, contrairement aux interrogatifs, et fait même naître une culpabilisation inutile.

 

Je remercie pour ma part chacun des types de personne que j’ai rencontrées, car la plupart m’ont permis d’avancer. D’aller plus loin ou de me muscler !

Ce que j’aimerais vous dire, c’est de ne pas vous arrêter devant les réactions qui vous font mal. Certains ne vous comprendront jamais car ils n’ont pas la volonté ou tout simplement que leur schémas de pensée ou de vie est si éloigné du vôtre qu’ils n’arrivent pas à se mettre à votre place pour vous comprendre. Ils pourraient au moins se réjouir pour vous et vous faire confiance, mais ça c’est encore une autre histoire.

 Alors, nourrissez-vous des remarques, des discussions de ceux qui vous veulent du bien et qui vous aiment réellement. Vous ne pensez pas ?

 

Leur soutien sera un précieux allié et leurs oreilles de douces compagnes !

Les verrous sautent, la petite musique devient chanson !

Entreprendre

Les verrous sautent, la petite musique devient chanson !

En janvier dernier, j’ai eu la chance d’effectuer une formation professionnelle qui a été pour belle moi une belle passerelle entre une envie de longtemps que j’avais déjà commencé à débroussailler quelques mois auparavant (juste avant d’ouvrir ce blog) et le projet qui prend forme depuis.

Enfin, je vous dis cela mais me lancer réellement n’est pas venu en un jour. Petite analyse des blocages qu’il a fallu surmonter pour me lancer !

Quoi faire ?

Si je sais depuis l’adolescence que j’aimerais être libre dans mon travail, j’étais partie sur le domaine juridique. Mais pendant mes études, j’ai souvent rêvassé à autre chose. Une activité manuelle qui me permettrait aussi de faire travailler mes méninges.

Le temps passant, les difficultés à savoir « quoi faire », m’ont fait entrer dans une phase d’introspection. Grâce à certains amis qui m’ont ouvert les yeux chacun à leur manière, j’ai fait un peu plus connaissance avec moi. J’ai accepté les remarques parfois douces, parfois dures. Et, à grands renforts de bouquins, j’ai essayé de répondre aux questions : « Qui suis-je ? », « Quels sont mes intérêts ? », « Quels sont mes besoins ? », « De quelle manière ai-je envie de vivre maintenant et plus tard dans l’idéal ? », « Quelles sont mes compétences ? ».

En attendant, je continuais les expériences en stage ou de travail. J’ai entrepris de me former sur des sujets que j’avais envie de découvrir et puis j’ai pris confiance en moi, en ma capacité à poser des choix et à faire pivoter ma vie.

J’ai ouvert ce blog, je suis partie rencontrer des gens et voir du paysage et puis en rentrant j’ai fait le point. J’ai su que j’aimerais essayer de combiner plusieurs activités répondant chacune à une aspiration profonde à laquelle je souhaite m’attacher dans ma vie professionnelle.

Le chemin s’est dessiné au fur et à mesure. Patience !

La peur de sortir du rang

Mais au fond, si je me prenai à rêver, demeuraient des freins. Derrière la peur de sortir du rang, la peur de ne pas être pareil. Mais pareil que qui en fait ? Parce que nous sommes tous différents.
Nous sommes le fruit de notre éducation, imprégnés par les trajectoires et l’ambiance familiales. Nous devons implicitement en tant qu’enfant, rendre fiers nos parents et leur rendre la monnaie de tout ce qu’ils ont fait pour nous depuis notre naissance.

La pression est plus ou moins forte selon les familles, elle est différente. « Réussir » à occuper un poste à responsabilité pour satisfaire des parents qui se sont privés ? Suivre les traces d’un membre de la famille ? Reprendre une entreprise familiale ?

J’ai mis pour ma part du temps à me dire que le sens de ma vie m’appartenait, avant même d’appartenir à ma famille. Certes, nos choix à tous engagent nos proches et même au-delà, car nous vivons au sein d’une société. Sans toutefois rentrer en rébellion avec les uns et les autres, j’ai eu la force de me convaincre que je devais tenter mon aventure entrepreneuriale le jour où j’ai eu la force d’expliquer pourquoi j’allais le faire maintenant et arrêter de repousser.

Le manque de soutien familial

J’ai l’idée, je me sens capable d’y aller, mais je sais qu’il me manque un truc. Il me manque du soutien. Je sais que ce projet est le mien, mais je sais aussi qu’il va me demander beaucoup d’investissement personnel et va donc me mettre à l’épreuve.

Ça fait beaucoup à porter toute seule, et je sais que j’aurai besoin d’eux.

Mais voilà, nos choix et nos envies ne sont pas toujours partagés par notre famille, surtout par elle d’ailleurs. Parce que le lien familial est puissant, aussi puissante sont les réactions de sa famille à un choix. Que la réaction soit positive ou négative.

Personnellement, j’ai commencé à travailler concrètement sur mon projet mi-février en contactant des fournisseurs, en allant à des réunions d’associations d’aide à l’entrepreneuriat, en rédigeant la genèse de mon projet, …

Ce n’est que lorsque mes parents m’ont dit qu’ils me soutiendraient début mars, que je me suis sentie libérée d’un poids et que le déblocage a opéré.

Depuis un certain temps déjà j’attendais sans trop me l’avouer, le soutien que je n’avais pas.

L’incompréhension de certains amis

Et puis il y a les amis. Ces compagnons des grandes joies et des grosses galères. Ceux avec qui nous passons des bons moments d’aventure, de belles parties de rires, des week-ends ou des vacances.

Ceux qui posent un regard d’ami sur nous quand nous leur demandons, ceux qui écoutent nos petits secrets et qui percent les mystères de notre personnalité à force de paroles échangées et de moments passés ensemble.

Parfois, l’ami peut faire mal. Il n’arrive pas à se mettre à notre place et à comprendre ce qui motive ce grand saut dans l’entrepreneuriat. « Mais tu plaisantes là du coup ? », « Et nos vacances, ta vie, ton avenir ? » … Comme si nos choix engageaient leur vie ?

Comme si nos choix les mettaient en face de leur propre vie, de leurs propres choix ?

Il y a des comportements qui laissent songeur et des paroles qui vont trop loin. Comme beaucoup de choses, l’amitié ça passe, et ça repasse.

Ca fait mal, mais parfois prendre ses distances est la meilleure des décisions.

Mon quotidien ?

On l’entend de la bouche des autres, puis on le vit. Et là ça change tout. Le quotidien d’un entrepreneur est souvent bien rempli.
Certains prennent beaucoup de risques financiers notamment mais sont rémunérés. D’autres ont moins besoin d’investir mais le démarrage de l’activité est long et peu rentable.

Quoi qu’il en soit, pour tous, c’est un saut avec une prise de risque au bout des pieds. C’est un quotidien parfois chargé, des horaires étendus, une vie sociale qui en prend un coup, des insécurités financières.

Allez donc louer un appartement quand vous vous lancez ! Demandez un prêt pour investir dans les travaux de votre maison !

La liberté a un prix, parfois dur à gérer ! Ce n’est pas à sous-estimer.

Et mes cotisations retraite !

Le statut de l’entrepreneur est aussi spécial. Un problème ? Il ne touchera pas le chômage. Sa retraite ? Il devra y penser toute sa vie car son régime de retraite ne sera pas forcément très favorable.

Être entrepreneur, c’est avoir une vie différente, une vie qui nécessite peut-être d’être encore plus responsable. Une vie parfois dure financièrement car la faillite peut déborder sur le patrimoine personnel.

Alors, il faut parier, il faut relativiser, il faut tenter et remettre à plusieurs certaines contraintes pour oser !

Il y aurait encore tant d’autres blocages à surmonter. Chacun a les siens, mais ce qui est sûr, c’est que l’aventure est belle et qu’il faut oser ! Faire tomber les murs les uns après les autres sans lâcher, même en vacillant, et dans la mesure du raisonnable.

A chacun de bien se connaître pour évaluer ce qu’il est prêt à supporter ou non.