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Entreprendre

La petite musique …

Dans le creux de l’oreille, elle me titillait depuis un petit bout de temps, revenant de temps à autre, faire jouer sa mélodie. Je veux parler de la petite musique qui commence tout doucement à se faire entendre, de temps à autre, et dont le son monte à tel point que l’on est obligé de l’écouter. Car un jour, j’ai décidé de me lancer !

Cela vous dit quelque chose ? Ce petit truc qui chatouille les oreilles et qui remonte doucement vers la conscience …

Au cours des études, stages, expériences professionnelles, réussites ou des échecs, désintérêts puissants ou intérêts envahissants, on sent, on ressent, on affine.

Comme le sentiment d’être tantôt à sa place, tantôt comme un cheveu sur la soupe. Comme le sentiment que la voie est celle de la création de sa propre activité.

L’esprit interpellé

J’ai très vite ressenti pour ma part une sorte de grosse admiration pour ces gens qui sont à leur compte. Que tous leurs choix engagent (parfois beaucoup) et qui n’ont pas de filet de sécurité. Qui mettent parfois leur vie personnelle de côté un certain temps, capables de vivre des situations très inconfortables, pour aller au bout de leur idée, de leur projet.

Il y a quelque chose du courage et de la ténacité qui m’ont toujours interpellée !

Ils sont créatifs et créent de la valeur en repoussant les montagnes, ils n’ont pas d’yeux que pour eux et essayent bien souvent de servir, au-delà de leurs propres intérêts, les autres.

Car être entrepreneur, c’est surtout être en lien. Avec ses associés si l’on en a, avec ses fournisseurs, avec ses clients, avec son comptable, etc.

Être libre de défendre la veuve et l’orphelin, c’est cela que j’avais envie de faire. Sans placer cette idée comme une ambition ultime, mon stage de 3ème (attention !) ayant validé cette option comme possible, j’ai « fait du droit ». Avec en ligne de mire, même floue, de devenir avocate.

Tout au long de mon parcours, je me suis arrangée pour faire des choix qui me donneraient la liberté de choisir pour qui travailler, avec qui et surtout pour quoi. Enfin, c’est ce que je pensais un peu naïvement parfois. Car la réalité au sein des cabinets d’avocat est tout autre, vous vous en doutez bien.
Mon échec à l’examen d’entrée à l’école des avocats m’a fait prendre conscience qu’être avocate n’était pas la seule voie pour m’épanouir. Quoi faire ? Où aller ? J’ai donc mis mes lunettes et, petit à petit, ma vision s’est précisée.

C’est surtout de ces lunettes qui clarifient la vue dont j’aimerais vous parler, car je pense que cela pourra vous donner des billes si toutefois votre sac est un peu vide, ce qui est loin d’être rare.

Mettre ses lunettes pour suivre son chemin

Je suis persuadée depuis longtemps que lorsque nous ne sommes pas à notre place, beaucoup d’éléments ou d’événements nous le font savoir. Encore faut-il s’attarder un peu sur nos difficultés et nos errances et de chausser nos lunettes pour mettre en lumière tout ce petit bazar.

Dans le domaine professionnel qui est un monde compliqué pour beaucoup (je ne vous l’apprends pas) où projets à enjeux, rapidité, stress, tensions, luttes d’égos étouffées et tâches plus ou moins faciles se côtoient, il est parfois difficile de prendre le recul nécessaire pour faire le point avec soi.

Combien d’amis nous parlent de leurs difficultés à trouver un travail, combien se sentent instables du fait de contrats déterminés qui s’enchainent, combien sont épuisés par des rythmes hachés, combien n’aiment pas vraiment ce qu’ils font mais ils ont un train de vie à assurer, une position sociale à préserver coûte que coûte. Combien ne pensent tout simplement avoir comme seul horizon ce qu’ils vivent à l’instant.
S’ajoutent à cela, des passions, des grosses envies, des capacités sous-estimées et le temps qui passe, faisant croire pour acquise telle ou telle situation de vie.

Au-delà de l’aspect financier qui en pousse beaucoup à ne pas écouter la petite musique qui s’écoule au creux de l’oreille (et on les comprend bien), la peur du changement les saisit. Quand ce n’est pas la peur du regard ou la honte de prendre un virage sur une route toute droite.

Je suis assez frappée personnellement par cette ambiance que je ressens un peu partout quand je parle aux gens. Le travail, même si beaucoup invoquent les 35H comme pour dire qu’il n’occupe pas une grande place dans nos vies, occupe en réalité une belle place dans la vie de beaucoup. Et je me dis que si nous n’avons pas tous l’envie d’entreprendre, nous pouvons quand même tous nous questionner sur nos situations et nos réelles aspirations plutôt que de laisser couler parce que « je suis en CDI, que veux-tu que je fasse ? ». Pour arriver où ? Pour vivre quoi au final ?

Si ces phrases résonnent en vous, je vous laisse y repenser … Faire le point avec tout cela et revenir très bientôt par ici car nous allons poursuivre ces questionnements.

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