passion-brocante-trottecocotte

Vie de Style

Passion brocante !

Les vieilleries en tout genre, on aime ça et on ne s’en lasse pas !

Une vieille porte en bois à découper pour en faire un nouvel objet, un livre du 18ème siècle pour mieux s’imprégner de la mentalité de l’époque, un CD pour chanter à tue-tête dans toute la maison, des coupelles en porcelaine pour recevoir, un pull presque neuf pour être au chaud durant l’hiver. Tout y passe !

Un virus familial pour ma part qui nous fait parcourir tous ensemble les allées des brocantes, les rayons des Emmaüs du coin et depuis quelques années, ou bien les annonces du bon coin, les yeux affûtés !

Passion des vieux objets, envie de restaurer ou nécessité financière, chacun a ses raisons. Mais ce qui est sûr c’est que nous partageons tous les même constat : ce qui ne sert plus aux uns, peut ravir les autres.

La passion des objets

Je ne sais pas vous, mais dès toute gamine, j’ai été heureuse de dénicher des objets. Je repérai l’objet de ma convoitise sur un étal, je courrais vers papa ou maman, leur demandais une pièce, et je revenais avec un jouet, un vieux porte-clés ou un livre.
Souvent accusée de « mauvais goût », je n’ai jamais eu la prétention d’être une experte. Je suis mes envies et c’est bien tout ce qui compte ! Vous ne pensez pas ?

Nous arpentions les brocantes durant le printemps et l’été. Et nous en avons fait des affaires –ou tout du moins nous en avons l’impression- ! En misant sur le futur, grâce au passé, je sais que des soupières attendent un appartement digne de ce nom, ainsi que des affiches pour une chambre de bébé, des jolies poignées en céramique pour une vieille commode ou de la vaisselle pour recevoir à dîner.

L’envie de toucher les matières, de sentir les vieilles odeurs, d’imaginer la personne qui a précieusement conservé l’objet pour finir par le revendre ou le donner.

Un vieille « chose », c’est une histoire de transmission. L’histoire de générations qui se succèdent et qui ne vivent ni dans la même société ni avec le même mode de vie. A l’heure où le jetable envahit littéralement nos quotidiens, difficile parfois de croire que nous prenons en main un objet que certains ont aussi pris en main 3 siècles plus tôt. Cela fait partie des choses qui me touchent !

Préserver les ressources

En façonnant des objets durables, les anciens ont préservé les ressources durant de nombreux siècles. Et puis la Révolution industrielle, les guerres et leurs innovations débouchant sur les Trente glorieuses ont profondément transformé la consommation de tout un chacun. Enfin surtout dans les pays dits « du Nord ».

La consommation s’est transformée car elle s’est basée plus sur l’envie que sur l’utilité. Or quand on consomme pour « se faire plaisir » presque exclusivement, on change souvent d’objets et on achète du jetable car cela coûte moins cher que d’acheter de la qualité.

Nous le voyons, ce modèle de consommation a considérablement changé la planète qui … n’en peut plus de nous !

Qui ne s’est pas lassé un jour de sa déco ou de ses vêtements ?

Est-ce pour autant que si les goûts peuvent changer, les objets sont foutus ? Non ! Ils peuvent plaire et surtout servir à d’autres. Direction la broc’ ?

L’envie de faire des économies

« Les petites rivières font les grands fleuves ». Il n’y a pas de petites économies et quand le plaisir de la chine s’allie à la satisfaction de faire quelques économies, l’opération est plus que gagnante.

Je me souviens là encore de maman négociant certains prix de manière toute douce, par une petite question. « Et vous me feriez un prix ? Si je vous en prends 2 par exemple ! ».

Plus qu’une réelle envie de ne pas sortir ses pièces, quand on chine, on négocie.

En petite fille toute gênée, je me disais qu’elle ne manquait pas d’air. Ce n’était déjà pas si cher, et il fallait encore négocier. Mais au fond, ça marchait, alors pourquoi arrêter ?

Négocier, parlementer, tenter des coups, c’est oser ! Une histoire de débrouillardise, d’argumentaire, de confiance en soi … Un bel apprentissage de la vie en somme !

Je pense enfin aux personnes que je croise parfois à Emmaüs par exemple et qui ont pour le coup vraiment un grand besoin de cette initiative pour s’habiller et améliorer leur quotidien autant que possible.

Pour elles, la chine est une nécessité. Se meubler, se vêtir, trouver des objets de décoration ou de la lecture.

Quoi qu’il en soit, les allées des rues ou des champs envahies de marchands d’un jour ou de toujours ne désemplissent pas ! Les français vouent une véritable passion qui d’année en année ne se dément pas !

Le week-end arrive, belle chine à tous !

Laisser un Commentaire