ponts-mois-mai-france-trottecocotte

Vue du Perchoir

Les ponts qui font couper !

Normalement les ponts c’est fait pour relier. Un peu comme le pont qui a été construit pour relier le continent à l’Île de Ré.
Il évite aux habitants et aux visiteurs de l’île d’attendre de longs moments les navettes maritimes qui les contraignaient. Ils étaient isolés et ils le sont un peu moins.

Mais là, à la faveur d’un calendrier plutôt bien ficelé cette année, on a plutôt l’impression que les ponts sont là pour faire couper.

Oui, le mois de mai, a une drôle de trombine, avec ses trous de partout !

Avant que la semaine la plus mythique du mois se termine (un phénomène qui ne se reproduirait pas avant 2046 !), revenons sur ce phénomène bien français « du pont », voire du viaduc.

De très grosses coupures qui sont, après tout, les bienvenues ?

Le joli mois de mai

Je ne sais pas vous, mais je fais partie de ces personnes qui regardent chaque année l’arrivée du mois de mai avec des yeux bienveillants.

Et pas seulement parce qu’« en mai, fais ce qu’il te plaît », ou parce que c’est le mois de mon anniversaire. Surtout parce que le rythme de nos vies commence à changer.
Les jours sont de plus en plus longs, la chaleur commence à s’installer, le soleil se met à nous faire rêver de doux couchers de soleil. Et puis, ce mois est percé !

Oui, le mois de mai est un mois à trous. Il y a beaucoup de choses à fêter. Le travail, la fin de la guerre de 45, et des fêtes religieuses importantes pour les chrétiens.

Pour tous, le rythme s’allège le temps de quelques journées chômées. Cela nous permet de reprendre notre souffle après des mois d’hiver harassant, un printemps qui a eu du mal à s’installer et une fin d’année scolaire souvent bien chargée.

La nécessité de couper

Initialement, je n’avais pas prévu de prendre un peu de temps pour moi ce mois-ci, ayant pas mal de pain sur la planche. Pour être sûre de bien tout faire, je n’ai donc organisé aucun week-end entre amis, j’ai remisé au placard toutes les tentations que j’avais devant moi.

travail-ordinateur-stylo-trottecocotte

« Seule ou non, je resterai dans Paris ! Je travaillerai tous les jours pendant que les autres se la couleront douce ici ou ailleurs !

Je porte un projet qui m’amène en ce moment à voyager souvent entre Paris et Lyon notamment, et qui me permet de boire des cafés en terrasse à 15 heures pendant que les autres sont devant un ordinateur depuis 9h du matin ! »

Sauf que, escapade ou pas, je ne m’amuse pas ! Je porte un projet qui me sort d’un bureau certes, mais ma tête ne se repose pas vraiment. Pas souvent d’ailleurs. Vous connaissez ça, vous aussi ?

J’ai donc mesuré à quel point j’étais ridicule de vouloir absolument avancer quand en face, de toute façon, il n’y avait personne. J’ai mis un temps fou pour obtenir des rendez-vous à la Chambre de commerce et d’artisanat pour ne parler que de cette entité.

Je ne veux pas forcément me l’avouer, mais moi aussi je suis fatiguée, moi aussi je vais prendre un peu le temps de vivre.

Parfois, il faut savoir être raisonnable pour retrouver de l’énergie et se remettre à fond dans ses activités …
Vouloir tirer sur la corde est une très mauvaise idée, qui ne fait d’ailleurs pas gagner en productivité, au contraire.

Retrouver de l’énergie !

Au final, si certains tapent sur l’épaule de la France et des français en tentant de les faire passer pour de vrais fainéants, que vaut-il mieux : avoir des gens heureux d’avoir pu vaquer à leurs loisirs quelques jours ou complètement harassés par leur rythme de vie ?

Je suis persuadée qu’à long terme, essayer de préserver un peu les gens est une bonne chose. Nous le voyons bien, le stress et la pression de notre société provoquent beaucoup de dégâts (santé, famille, relations au travail, …).

Et vous, vous lisez Trotte cocotte depuis la plage ou le fin fond d’un jardin ? Ou bien depuis votre bureau ?

Dans tous les cas, n’oubliez pas de couper un peu parfois, grâce à un pont ou pas !

Laisser un Commentaire