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Vue du Perchoir

Tous à la fête ? Pas vraiment.

Il est un sujet auquel je pense à chaque mois de décembre.

Un mois qui marque cette attente dont je parlais dans mon article sur l’avent et qui est synonyme de fêtes, de réunions familiales, de joie.

Mais au fond, pendant que beaucoup font la fête, d’autres accusent le coup. Et c’est à toutes ces personnes que je pense en écrivant cet article. Pour que nous profitions de ce que la vie nous permet de vivre, sans pour autant oublier les « pauvres » de notre société ou de plus loin.

Avant de donner la parole à Laure qui s’occupe au quotidien de personnes fragilisées par la vie, mettons en lumière nos « pauvres ».

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Les pauvres des choses matérielles

Si nos vies sont plus confortables matériellement que par le passé, les pauvres de choses matérielles sont toujours là, bien présents. Exclus de la société de consommation, impossible de les rater.
Aux Restos du cœur, soupes populaires, sur les trottoirs de nos rues, dans les centres communaux d’action sociale, sur les quais des métros et dans tous les lieux où ils peuvent se sentir accueillis, ils sont là.

Avec l’arrivée du froid, les médias nous parlent plus de cette misère que nous côtoyons tout le temps, sans même nous en rendre compte.

Il y a les chômeurs, les « petits retraités », puis ceux qui travaillent, mais qui ne s’en sortent pas avec un petit SMIC, ou juste un peu plus.

Tous, ont peu de moyens pour vivre durant toute l’année. Et j’imagine souvent quand je les croise comme cela doit être plus dur encore pendant les fêtes. Ils voient des paquets cadeaux à longueur de journée sans même avoir un toit.

Alors je pense à eux, et j’espère que vous aussi.

J’admire d’ailleurs beaucoup ceux qui sont engagés dans les maraudes, ou les accueils divers et variés. Et puis, ceux qui partagent un « Noël partagé », ou enfin ceux qui profitent de « la soirée du 31 » pour être auprès d’eux.

Les pauvres de présence

Que ce soit en raison du grand âge, de la maladie, d’un divorce, de l’éclatement de familles, du déracinement, de l’abandon, la solitude peut s’immiscer facilement dans les vies.

Peut-on vraiment tous accepter l’isolement de certains membres de notre société ? Je ne le pense pas.

Heureusement, rien n’est irrémédiable. Et il suffit parfois d’un sourire, d’une petite parole ou d’une intention pour faire sortir quelqu’un de son isolement. C’est comme ça que, chacun à sa place, nous pouvons prendre des initiatives pour adoucir la vie des isolés.

La famille Noël qui a adopté 2 petites filles placées dans des pouponnières en raison de l’abandon de leurs parents qui ne se sentaient pas d’élever un petit être handicapés, nous prouve que le manque de présence n’est pas une fatalité :

 

Je remercie ceux qui visitent mon grand-père dans son appartement, ma grand-mère dans sa maison de retraite, et tous ceux que je ne connais pas qui font attention aux « invisibles ».

Je me souviens de ce repas partagé avec des personnes seules un soir de 24 décembre. Ou alors avec cette amie qui, tous les mois était bénévole le temps d’une soirée. Elle m’avait emmenée à un repas où nous étions chargées de faire la vaisselle, et c’était génial. Des rencontres qui marquent le cœur, et qui me donnent envie de m’engager.

Les malades

Une petite pensée enfin pour ceux qui souffrent dans leur âme ou leur corps et qui forcent mon admiration. La vôtre aussi sûrement.

Ils se battent contre un mal qui les envahit, et qui les fragilise. Ce sont des héros de l’ordinaire, que nous pouvons croiser à chaque coin de table.

A tous et à ceux qui les entourent, je voulais leur dire que je pense à eux, surtout en ce moment.

Comme il doit être difficile d’avoir le cœur léger que les fêtes nous inspirent !

Ils aiment la vie ou sont en colère contre elle. Tenez-bon.

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