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Vue du Perchoir

Bienvenue dans le grand casse-tête des cadeaux de Noël !

Nous connaissions le casse-tête chinois. Bienvenue dans le casse-tête des cadeaux de Noël.

Chaque année, c’est la même chose. A partir de mi-novembre (et je crois que je suis sympa) tout commence : les vitrines se parent de leurs plus beaux effets, les rues s’illuminent dans une joyeuse ambiance, les catalogues passent au rouge, vert sapin et noir. Et nous sommes là au milieu de toute cette agitation, à regarder la nuit tomber à 17h, à se couvrir de pulls pour ne pas finir un mouchoir à la main.
Et pourtant, même si on rêverait de calme, d’un bon bouquin dans une main et d’une tasse de thé dans l’autre, il va bien falloir les trouver ces cadeaux ! Au risque de passer pour une mauvaise progéniture …

Le sens du présent …

Comme toute chose, offrir un cadeau a un sens. Un sens pas toujours très conscient d’ailleurs ! Avec un cadeau, on dit quelque chose, on fait passer un message.

Un message d’amour quand on offre un beau bouquet de pivoines, ou bien de culpabilité. Un message d’indifférence lorsque l’on ne prend pas le temps d’emballer un cadeau ou que l’on n’écrit pas un petit mot gentil avec. Une demande lorsque l’on achète un cadeau qui sous-entend quelque chose. Une envie de faire bouger les lignes en offrant un cadeau que le destinataire n’aurait pas acheté.

Bref, offrir un cadeau n’est pas un acte anodin, et la période de Noël nous le montre bien. On se creuse la tête, on cherche à tout prix quelque chose de personnalisé à offrir.

… au moment de Noël

La période de Noël est particulière. Elle est particulière parce que ce qui doit être un plaisir, une envie, celui d’offrir, fait l’objet de toutes les convoitises. Les marketeurs ont flairé la bonne affaire et redoublent d’énergie pour se rappeler à notre bon souvenir !

Chaque année ils prennent de l’avance, pour créer une « ambiance de fêtes » à rallonge. A grands renforts de publicités, de messages, de mails, ils s’engouffrent dans la brèche. Le but ? Susciter de l’émotion et de l’envie de consommer. Comme si passer son temps à acheter de nouvelles choses allait faire avancer nos vies.

Il a été prouvé que l’acte d’achat procure du plaisir. Mais avec parcimonie pour ne pas tomber devenir esclave.

N’ayons pas peur des mots, nous sommes les victimes d’un matraquage ! Un matraquage qui arrive tôt et qui dure.

D’ailleurs, vous avez peut-être vu la vidéo de Vincent Verzat, le « vlogueur » qui monte. A vous de voir 😉 :

 

Dans le même registre, le « black Friday » a été d’une violence rare cette année. D’un jour, nous sommes passés à une semaine de réductions en tout genre. Et même au-delà avec l’opération « Monday friday ».

Prise écran des mails d’un dimanche matin en période « Black friday »

La mort aux Etats-Unis d’un employé de magasin littéralement piétiné par les furies à qui il venait d’ouvrir les portes est le signe que quelque chose ne tourne plus rond. La consommation à outrance laisse place à des comportements de sauvages.

Donne moi des idées (de cadeau) !

Décembre n’avait pas encore commencé que maman me parlait déjà depuis 2 semaines de ce qui me ferait plaisir. Elle a plein de qualités dont celle d’être organisée. Enfin j’avoue que parfois, j’aimerais bien qu’elle ne le soit pas, et surtout pour les cadeaux. Car moi je suis plutôt du genre à arriver 6 mois après avec un cadeau. [J’en profite pour faire une petite parenthèse. Si vous ne l’avez pas encore lu, vous pouvez lire l’article qui lui est consacré sur le blog]

Encore l’autre matin, j’ai reçu un petit message « Des idées pour Noël … please ». Je devrais être sûrement heureuse que maman pense à cela, soit contente de nous accueillir et se projette dans ces fêtes qui sont l’occasion d’être tous réunis. Cela devient de plus en plus rare à mesure que les années passent. Vous devez connaître ça aussi !

Je sais que j’ai beaucoup de chance d’avoir des parents attentionnés, qui prennent du temps pour nous faire plaisir. Car je sais qu’au fond, plus que les cadeaux en eux-même, maman se réjouit de devoir choisir entre les idées que je vais lui souffler. Elle a envie de me faire plaisir et préfère être prévenante plutôt que de tomber à côté de la plaque en m’offrant quelque chose que j’ai déjà, ou qui ne m’intéresse pas.

Mais moi, je pense plutôt au fait d’être ensemble. Nous habitons loin, nous ne nous voyons plus si souvent que ça, et ma joie est de m’imaginer avec tout le monde.

Alors oui, je vais bien finir par trouver des idées, mais je crois que l’essentiel n’est pas là. Durant mon périple, j’ai vécu avec très peu de choses matérielles, et pourtant j’étais sereine. J’étais riche des discussions et des rencontres, et j’ai bien compris que c’était là l’essence de la vie. Un carburant qui dépasse tous les autres !

Notre société matérialiste pense nous combler par l’avoir. Bien sûr, cela compte. Mais pas au point de négliger le reste … Ce qui nous guette parfois.

Peut-être avez-vous une tout autre opinion, peut-être pensez-vous que ces préoccupations sont ridicules. Peut-être ressentez-vous la même chose. N’hésitez pas à commenter et à réagir avec bienveillance pour que chacun puisse mieux cerner son idée sur la question.

Des bécots !

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