En chemin Périple

Mener un périple, une question d’équilibre.

Après quelques jours à voyager allant d’un endroit à l’autre en rencontrant des personnes et d’autres, j’avais envie de vous livrer mes premières impressions. Sans vraiment me rendre compte que cela faisait deux semaines que j’étais partie de Paris … Place au premier « bilan de périple » !

Le départ de Paris le mardi 3 juillet a été précipité par un mois de juin bien occupé. Mais la date du départ était fixée, tant pis pour les détails, « je verrai bien ça en cours de route ». Et justement, je suis depuis quelque jours « en pause » pour prendre le temps d’écrire, de laver mes vêtements, de changer d’ordinateur pour alléger mon sac, de prévoir la suite du parcours plus en détails.

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Voici quelques petits points à l’issue du début de l’aventure :

S’adapter !

Partir en périple c’est avoir une capacité d’adaptation. Quelques jours et déjà les choses avaient évolué au niveau du programme. En période d’été (c’est sûrement pareil les autres moments), tout le monde se relâche un peu. Il fait beau, il fait chaud, les sollicitations ne manquent pas. Dur dur de tenir le rythme et les rendez-vous !
« On devait se voir demain mais un imprévu est passé par là. Pas bien grave, on remet ça à plus tard » ou alors « Je pensais passer dans 3 jours à tel endroit mais une rencontre a bousculé mon programme car j’ai la possibilité de passer voir une nouvelle personne ? On se recontacte ! »

Oublier la rentabilité

Changements de dernière minute, découvertes impromptues ou rencontres : tout un programme –chamboulé- ! Se mettre en mode « aventure » c’est aussi adopter le mode « cool-attitude ». On prévoit  quelque chose puis au final il se passe autre chose. Loin de l’idée de rentabilité, on prend les choses comme elles viennent en se disant qu’on repassera peut-être un jour rencontrer tous les gens dont on nous a parlé en route et que l’on n’a pas pu voir pour x ou y raison.

À contre-courant de la société dans laquelle nous vivons, on perçoit bien que le but ici n’est pas de comptabiliser mais d’avoir vu et vécu. Quel soulagement !

Prendre le temps de rencontrer et d’échanger

Pour vous donner un exemple concret, je devais aller rencontrer le fondateur d’une marque de vêtements produits de manière responsable.  Mais Clément dont je vous parlerai plus tard avait un rendez-vous avant qui s’est prolongé. J’ai pris le parti de flâner à la place, me disant que je repasserai à Lyon plus tard pour le rencontrer (ce qui au passage n’était pas prévu. Cf point 1). C’est sur une petite place lyonnaise que j’ai finalement fait la connaissance d’un vieux monsieur, Hacène. Nous avons échangé longuement sur la ville de Lyon et notre société. J’étais tout simplement « disponible » …

Grandir des échanges

Sur un marché de producteurs locaux en montagne, j’ai rencontré Amélie, une jeune maraîchère des environs. Je discutais avec un jeune saisonnier venu en vélo acheter son pain et ses légumes quand elle s’est immiscée dans notre conversation. Nous parlions aventure, elle nous a raconté les siennes. Le lendemain soir elle m’appelait pour que j’aille visiter une de ses parcelles de maraîchage.

Chaque petite rencontre, aussi passagère soit-elle fait grandir. Car chacun se sent libre de parler de ce qu’il pense sur tel ou tel sujet, et qu’il raconte un peu de sa vie !

Admirer son environnement

Je n’ai pour l’instant parcouru que peu de chemin en kilomètres mais déjà tant de paysages. De la Bourgogne au Beaujolais des pierres dorées, à Lyon. Puis la vallée du Mont-Blanc et ses hauteurs, en redescendant à Chambéry puis au lac d’Aiguebelette.

Que de paysages différents, de diversité ! Une vraie richesse !

ne mettre dans son sac que le nécessaire

Et plus le temps passe, plus j’ai envie de me délester. Je suis partie avec quelques t-shirts à manches courtes, d’autres à manches longues, des pantalons et shorts, un ordinateur, une batterie externe, une trousse de toilette, une lampe de poche, des cahiers, un livre, des stylos, un sac de couchage, une veste … Ai-je vraiment besoin de tout cela ? (rires)

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Avec peu de choses et en peu de temps, la transition prend forme. Pas de montre, une bonne dose d’optimisme, une liberté dans l’action et le début d’un dialogue avec soi … Les bienfaits du périple !  ✌🏻

 

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