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En chemin Périple

Partir pour se mettre en chemin

Me voilà partie depuis quelques jours de Paris. L’occasion pour moi de vous parler du périple « Trotte cocotte » que je viens de débuter. Vous l’aurez compris, c’est surtout cette rubrique que je vais alimenter sur ce blog durant quelques semaines pour publier dans les autres de manière plus assidue à mon retour !

Pourquoi partir ?

Partir, pour le dire simplement, est une sorte d’appel ! Comme une petite musique qui vous chante au creux de l’oreille d’oser l’aventure, sans vraiment en dire plus.

Une exigence

Une petite musique au creux de l’oreille, ça ne peut pas se louper ! Il faut alors se poser des questions. « Pourquoi partir ? Comment ? Quand ? Combien de temps ? ».

Lorsque l’on accepte de répondre à une envie d’escapade qui donne des fourmis dans les jambes et des étoiles dans les yeux, c’est une exigence ! Se mettre en mouvement m’a demandé un effort. (D’autant plus lorsque l’on sollicite des personnes afin de les rencontrer !).
Il faut réfléchir à la manière dont on va vivre les choses, puis sortir de ses habitudes tout autant que de sa zone de confort. Enfin il faut laisser des amis que l’on aime retrouver pour plusieurs mois et accepter de se dépouiller pour ne garder que le nécessaire (ou un peu plus ! Je compte sur les lectrices pour acquiescer 🙂 !), etc.

J’ai pour ma part également pris la mesure de l’étonnement suscité auprès des personnes à qui j’ai pu parler de cette envie, de ce projet de sillonner la France tout en essayant d’en rencontrer des habitants ou des acteurs de la vie entrepreneuriale, politique, associative. Si la majorité a été étonnée, elle a aussi su montrer un vif intérêt tout en reconnaissant qu’elle n’oserait pas forcément se lancer.

À l’ère du « tout assurance » et du « tout prévoyance », l’imprévu a perdu de sa superbe. Partir à l’aventure, c’est accepter l’imprévu !

L’appréhension

Tout être humain a en lui le désir de se sentir en sécurité. Un toit, des lieux, des personnes connues.

Il est donc nécessaire d’user d’une belle confiance pour partir sac à dos vissé sur les épaules sans cauchemarder des éventuelles futures nuits à la belle, perdue au milieu d’une forêt ; quand le reste du temps on use ses souliers sur le bitume.
Tous les aventuriers des temps modernes que vous connaissez pourront vous en parler ! (Je n’en suis pour ma part en ce moment qu’au début du périple, et je m’attends à avoir des surprises !)

Partir en France

Partir en France car c’est mon pays et que j’ai envie de mieux le connaître pour mieux l’habiter et y agir.

Le but du périple

Découvrir la France plus en profondeur, en prenant le temps du voyage et de la rencontre. Traverser la France en TGV ou à vitesse grand V, nous savons tous le faire. Passer la semaine dans un camping ou une chambre d’hôtel aussi.

Pourtant, à l’heure où notre vie de tous les jours est envahie par les moyens de communication technologiques qui nous éloignent physiquement (paradoxalement) les uns des autres, la rencontre me semble vitale. La perte de ces liens, un des maux de notre société.

Qui peut dire qu’il n’a pas grandi grâce aux paroles, à l’écoute, aux échanges qu’il a pu avoir avec ceux qu’il a pu rencontrer ?

Au bout, l’aventure !

Le jeu en vaut la chandelle. Quelques réticences et sacrifices pour en apprendre sur les autres, sur son pays, sur ceux qui l’habitent, et sur soi.

Je ne sais pas encore parfaitement où je vais aller et qui je vais voir, mais je suis partie, et j’ai donc posé les premiers pas vers un grand bol d’air …

Place au périple !

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Commentaires (1)

  1. Un très bon début de prose, un lâcher prise, une confiance à la Vie, une nature si généreuse et riante! Forcément ça va faire des ravages !!! Hâte de lire l’article sur l l’abbaye !